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Julien voulait quitter sa zone de confort, c’est chose faite !

Il a quitté Paris pour les Pays-Bas dans le cadre du Service volontaire européen (SVE), et il va bien ! Julien partage son regard sur la ville de Rotterdam et ses coups de cœur.

Salut ! Je m’appelle Julien Rwemalika, j’ai 21 ans et je viens de Paris. Je faisais des études de commerce quand je suis parti à Rotterdam pour effectuer mon Service volontaire européen (SVE). J’ai donc mis en suspens mon année universitaire pour gagner de l’expérience dans un pays étranger. Je n’ai pas pris d’année de césure, j’ai simplement reporté mon admission au master.

J’ai choisi de partir à l’étranger parce que je voulais sortir de ma zone de confort et tester mon adaptabilité dans un autre environnement. J’étais déjà venu plusieurs fois aux Pays-Bas et j’avais aimé chacun de mes séjours… Les gens sont sympas et au-delà de ça, je me sentais tout simplement bien. J’aime Rotterdam pour son architecture que je trouve moderne et sa population que je trouve très franche et directe. Les valeurs de la famille ou de tolérance que partagent les Néerlandais sont assez proches des miennes et cela m’a motivé à apprendre leur langue. L’apprentissage du néerlandais est certes difficile mais plus facile pour moi car j’ai quelques notions d’allemand et d’anglais qui m’aident à franchir les premières barrières linguistiques. Rotterdam est une ville multiculturelle et je trouvais intéressant de cohabiter avec différentes cultures. De plus, c’est une ville assez dynamique sur le plan de l’entreprenariat, ce qui pourrait m’inspirer un jour.

Pour partir en SVE, je n’ai pas entrepris de démarches particulières si ce n’est de postuler auprès de trouver mon organisme d’envoi, le CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse) et de postuler auprès de mon organisme d’accueil, Lava Legato. Etant assez débrouillard, je n’avais pas d’angoisse particulière. Par contre, 1 mois avant mon départ je regardais la météo des Pays-Bas tous les jours !

Arrivé à Rotterdam, ma structure d’accueil s’est chargée de nous placer dans différentes associations locales situées dans le sud de la ville. La plupart d’entre elles interviennent auprès de communautés défavorisées mais aussi auprès d’enfants ou de personnes en situation de handicap. J’apprécie ma vie ici car chaque jour est différent et je m’adresse à un public différent. Plus concrètement, au quotidien je garde des enfants dans une école primaire, j’assiste une responsable de galerie d’art, j’anime un club sportif et un club d’enfants, et le jeudi je travaille auprès de personnes handicapées.

Je n’avais jamais entendu parler du SVE auparavant. Initialement je souhaitais surtout partir à l’étranger. J’ai fait de longues recherches sur Internet et postulé à différents projets au Mexique ou à Dublin. Finalement Lava Legato m’a sélectionné et je trouvais le projet humainement, financièrement et professionnellement parfait. Je voulais changer du milieu de l’entreprise que j’avais l’habitude de côtoyer.

Personnellement je n’ai pas eu de difficulté à m’intégrer. Cela dit, il faut du temps pour créer de vraies relations avec les Néerlandais. Ils sont généralement proches de leur famille et privilégient davantage des relations de qualité.

En ce qui concerne le logement, il a été fourni par mon association d’accueil. Je le partage avec 3 autres personnes : 2 Françaises et 1 Espagnol. Je trouve que chacun a plus ou moins trouvé sa place et s’y sent confortable. On entretient de bonnes relations et on arrive à vivre ensemble sans trop de difficultés. Personnellement, ça me fait du bien. Pour être honnête, ça me surprend car j’aurais préféré en premier lieu avoir mon propre appartement. Mais je trouve qu’au-delà d’être colocs, les personnes avec lesquelles je vis sont des soutiens sur lesquelles je peux vraiment compter. J’ai d’ailleurs beaucoup progressé en cuisine ! J’essaye de m’impliquer le plus possible dans la vie ménagère et participe aux différentes tâches pour entretenir la maison.

Il y a certainement des différences culturelles avec les Néerlandais, mais rien qui m’ait rebuté. Je suis d’un tempérament curieux et j’aime découvrir d’autres choses alors je ne me pénalise par pour ce qui est différent de moi. Au contraire, je n’ai pas le choix que d’essayer de m’adapter. En plus je trouve qu’ils sont plutôt accueillants, surtout quand tu fais l’effort de t’intéresser à leur culture et à leur langue. Si je me suis aussi bien intégré c’est sans doute parce que j’ai beaucoup observé comment fonctionnaient les gens. Pendant les premiers mois, j’essayais de percevoir les différences de culture et ce qui est bien/mal vu de faire. Finalement j’ai toujours essayé de m’intégrer dans le respect de l’autre. Cela demande de la patience et de ne pas se jeter tête baissée sur ce que l’on pense ou croit savoir.

Aujourd’hui, mon coup de cœur serait évidemment l’Euromast, une tour du quartier Scheepvaart qui donne une vue à 360 degrés sur tout Rotterdam. Il faut aussi traverser l’Erasmus bridge, le pont qui relie la rive nord et la rive sud de Rotterdam, une dizaine de fois pour en apprécier sa beauté. Le week-end, j’aime m’imprégner de l’énergie de la Witte de Withstraat, une rue remplie de cafés, de restaurants et de petits magasins…. avant de finir au Bird, une boîte de nuit qui est devenu mon QG !

Mes amis et ma famille me manque un peu mais je me suis mis des objectifs. Ce serait dommage je perdre pied et ne profite pas au maximum de l’expérience que j’ai à vivre !

Publié: Mer., 07/03/2018 - 12:06


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