The Erasmus+ Virtual Exchange project 2018-2020 is now finished. Please stay tuned to the European Youth Portal for further developments!

Tareq

Tareq // Syrie

Tareq vient de décrocher son diplôme de bachelier en dentisterie à l’Université Tichrine de Lattaquié (Syrie) : « C’est une ville côtière qui a connu la guerre pendant un temps, mais aujourd’hui, la situation est relativement calme et stable », explique-t-il.

« Nos 10 années de crise ont isolé la Syrie et les Syriens du monde extérieur, même en ligne. Les Syriens font l’objet d’une discrimination massive, et lorsque nous étions plus jeunes, nous n’avons donc pas pu nous connecter ni faire entendre nos voix. 

Il est plus que jamais difficile d’obtenir un visa pour étudier à l’étranger. C’est pour cette raison que j’ai tellement apprécié les activités Erasmus+ Virtual Exchange. J’ai appris des choses en regardant des vidéos tournées par de grands professeurs, ce qui a boosté mon rêve d’étudier à l’étranger. J’ai rencontré des étrangers prêts à écouter et à discuter sans préjugés de sujets divers. J’ai également eu la possibilité de m’exprimer et de montrer qu’il ne faut pas stéréotyper les Syriens en raison de la situation que connaît actuellement leur pays ».

Tareq a rejoint le projet Erasmus+ Virtual Exchange avant d’obtenir son diplôme. « Même si mon domaine d’étude paraît sans rapport avec le projet, j’ai commencé à m'intéresser à de nombreux autres sujets, au point qu’il se pourrait qu’à l’avenir, je change de métier. Entre autres, je m’intéresse à l’immigration, à la paix et à d’autres sujets à caractère social. » 

Tareq adore apprendre. Pour lui, Erasmus+ Virtual Exchange a constitué une opportunité unique qui l’a fait « beaucoup réfléchir ».

« Je passe beaucoup de temps à lire et à rechercher des informations. J’ai toujours pensé qu’on ne cesse jamais d’apprendre.

Les plateformes d’enseignement telles que Coursera ou EdX sont destinées à l’apprentissage scientifique et il n’y a pratiquement pas d’interaction avec les enseignants ou les autres étudiants. Pour moi, c’est assez ennuyeux, parce que je dois regarder des tas de vidéos et travailler tout seul, avec un minimum de communication et de soutien. Au fur et à mesure, mon enthousiasme diminue, au point que je laisse tomber. 

Une autre différence importante entre les cours en ligne et Virtual Exchange, c’est que dans le cas des formations en ligne les travaux personnels liés aux cours exigent évidemment de mémoriser et de comprendre l’information, mais on ne nous demande presque jamais ce que nous pensons du contenu des cours. 

Avec Erasmus+ Virtual Exchange, l’expérience est totalement différente. L’objectif de Virtual Exchange est de nous faire creuser certains sujets en profondeur puis en discuter ensemble avec le soutien des facilitateurs. Les travaux personnels nous font réfléchir au sujet ou découvrir les avis ou les opinions des autres. 

Mais pour moi il était difficile d’être présent chaque semaine à une heure fixe. C’était aussi le cas de nombreux autres Syriens que je connais. Cela fait longtemps que le délestage fait partie du quotidien des Syriens. Sans compter les problèmes d’internet tels que la lenteur ou la limitation de la largeur de bande.