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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Déclaration du Président Juncker à la conférence de presse conjointe avec Andrej Plenković, Premier ministre de la Croatie

Zagreb, le 7 juin 2019

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Mr Prime Minister, dear Andrej,

The last time I was in Croatia was back in 2004. I cannot remember why it took so long before I came back. I wanted to start this visit in Dubrovnik, which is one of the most beautiful cities – not only of Europe, but of the world. You can be proud of that city and you can be proud that this city has become colourful, not black and white – colourful. The most colourful city in this part of the world.

J'étais très heureux de pouvoir m'entretenir avec mon ami Andrej hier soir à Dubrovnik et aujourd'hui à Zagreb. Je suis impressionné par le parcours impressionnant, à vrai dire, de la Croatie depuis l'adhésion à l'Union européenne. Le produit intérieur brut par habitant a augmenté de 2 points de pourcentage par année et le PIB global – l'économie globale a progressé de 15% en Croatie ce qui prouve à l'évidence que les Croates sont un peuple travailleur et que le pays est dirigé d'une façon exemplaire. Ce qui pour nous a eu pour conséquence que d'ici 2020, nous aurons accordé au titre des fonds structurels européens 11,34 milliards d'euros à la Croatie qui pourront être investis pour améliorer la vie de tous les Croates.

Je regrette déjà de devoir quitter la Présidence de la Commission – enfin, je ne le regrette pas – mais, je le regrette pour une raison : c'est que je ne serai plus là lorsqu'aura lieu la première présidence croate au premier semestre de l'année prochaine. La Commission qui viendra et celle qui est là feront tout pour faire en sorte que la première présidence croate devienne un véritable succès.

Il y a des choses à faire ensemble. Le Plan Juncker va générer des investissements supplémentaires à hauteur de 1 milliard d'euros, dont bénéficieront notamment 2 000 petites et moyennes entreprises. Je sais que la Croatie a un sérieux problème démographique. Et je crois que les fonds européens généralement quelconques, mais précis et spécifiés, doivent être mobilisés pour assister ces pays dans la renaissance démographique. Je crois que les différents programmes que développent l'Union européenne et la Commission européenne doivent être davantage dédiés aux problèmes démographiques. Nous ne l'avons jamais fait, mais je crois que dans le cas de la Croatie, nous devons le faire. Tout comme il faudra que nous assistions mieux le gouvernement croate dans ses efforts de reconstruction, de réanimation, de réconciliation à Vukovar. Nous allons reprendre ce dossier pour voir dans quelle mesure nous pouvons être utiles. Nous aiderons la Croatie – sur un plan technique, si la Croatie le souhaite, lorsqu'il s'agit de rejoindre, pour la Croatie, le mécanisme du taux de change européen, le MCE II.

Je crois que la Croatie est bien préparée pour pouvoir adhérer au mécanisme MCE II. La dette publique ne cesse de diminuer – je suis très impressionné en tant qu'ancien ministre des Finances de voir la rapidité avec laquelle le niveau de la dette publique s'est corrigé vers le bas. C'est tout à fait remarquable. Je ne peux que féliciter le ministre des Finances. J'aime toujours féliciter les ministres des Finances, parce que lorsque je n'étais pas Premier ministre mais ministre des Finances, tout le monde qui venait au Luxembourg félicitait le Premier ministre, mais jamais le ministre des Finances. Ce qui a fait que j'ai décidé de cumuler les deux fonctions – Premier ministre et ministre des Finances – c'est d'ailleurs une recommandation que je te fais.

Parce que – enfin vous règlerez le problème entre vous – les Premier ministres et les ministres des Finances perdent un temps énorme à se battre, à discuter. Tous les Premier ministres me disaient : je dois voir mon ministre des Finances, il n'est pas sérieux. Tous les ministres des Finances que je connaissais disaient : je dois voir le Premier ministre qui ne m'écoute jamais. Alors je discutais moi-même et j'ai toujours remporté le débat. Et donc il faudra faire de même.

Donc le mécanisme MCE II, ce sera pour bientôt. La Commission n'a pas à opiner sur cette question, c'est la Banque centrale européenne d'abord. Mais nous avons tout le même a whispering  possibility – et nous le ferons.

J'applaudis des deux mains l'effort de la Croatie pour ce qui est du MCE II, tout comme je voudrais que sous notre mandat, nous proposions au Conseil des ministres l'adhésion de la Croatie ŕ l'espace Schengen. On a perdu trop du temps, il faudra le faire. Et je voudrais que le Conseil des ministres y réagisse convenablement.

Il n'y a pas de différence de vues entre le Premier ministre et moi-même pour ce qui est de la région des Balkans occidentaux. Je crois qu'il faut répéter, répéter et répéter que les pays de la région doivent garder une perspective européenne. Si nous privons les pays de la région de la perspective européenne, nous risquons de revoir ce que nous avons déjà vécu dans cette région.

Donc, Mesdames et Messieurs, j'aime votre Premier ministre et ses idées parce que ce sont aussi les miennes.

SPEECH/19/2931


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