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SPEECH/01/204

Discours de Romano Prodi

Président de la Commission Européenne

« La nouvelle Europe dans le partenariat transatlantique »

Institut universitaire européen

Florence, 9 mai 2001

Mesdames et Messieurs,

Il y a exactement cinquante et un ans aujourd'hui, Robert Schuman faisait une déclaration célèbre qui a profondément modifié le paysage politique de notre continent.

Il a proposé un processus nouveau , essentiellement pragmatique, pour unir les peuples de l'Europe et garantir la paix. Un processus progressif qui a commencé par une mise en commun de deux ressources économiques clés - le charbon et l'acier.

C'est ainsi qu'est née ce qui est aujourd'hui l'Union européenne. Ce n'est ni une simple zone de libre échange, ni une organisation intergouvernementale, ni un "super État" centralisé. C'est une forme radicalement nouvelle et parfaitement unique d'Union, au sein de laquelle des États souverains mettent en commun leur souveraineté pour faire prévaloir leurs intérêts collectifs.

Depuis le début, les États-Unis sont notre plus proche allié. Ils ont joué un rôle important dans l'unification européenne, grâce aux liens qui nous unissent au plan tant de la politique de sécurité que de l'économie.

C'est aussi au rôle prépondérant joué par les États-Unis après la seconde guerre mondiale que nous devons le système de gouvernance dans sa forme mondiale et multilatérale que nous connaissons aujourd'hui. Ils étaient la force motrice qui a permis à la communauté internationale de créer les Nations unies, les institutions de Bretton Woods et le système de commerce mondial.

L'Union européenne est fermement convaincue que le multilatéralisme est la clé de la paix durable et de la stabilité dans le monde. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger et renforcer nos institutions multilatérales de gouvernance mondiale.

L'avenir de nos relations transatlantiques est intimement lié à la politique mondiale. Notre capacité de régler les problèmes mondiaux dépendra essentiellement de l'entente entre les États-Unis et l'Union européenne.

Il est par conséquent indispensable que nous développions notre compréhension mutuelle et que nous encouragions l'établissement de liens transatlantiques plus étroits. C'est pourquoi je me félicite tout particulièrement que l'Institut universitaire européen ait été autorisé à créer une Chaire de relations transatlantiques.

Je vous souhaite beaucoup de succès dans vos travaux de recherche et dans votre enseignement. La Commission dans son ensemble et moi-même sommes très intéressés par votre travail et serons toujours prêts à vous apporter notre soutien et à engager le dialogue avec vous.

Cette année marque le vingt-cinquième anniversaire de l'Institut universitaire européen. À cette occasion, la Commission a l'intention de tenir ici, à l'Institut, le 7 novembre, la réunion hebdomadaire du Collège. Nous voulons ainsi souligner et approfondir les relations de travail que nous avons instituées ces dernières années.

Mesdames et Messieurs,

La compréhension transatlantique est d'autant plus importante maintenant que l'Union européenne se transforme en une "Nouvelle Europe".

Le processus d'élargissement va créer une Communauté à vingt, vingt-cinq États membres ou plus, au cours des dix prochaines années.

Nous tournons une page de notre histoire.

Nous abandonnons pour toujours nos vieilles divisions et les guerres qu'elles ont entraînées.

Nous créons une Europe pacifique dans laquelle les peuples de ce continent pourront vivre en toute sécurité.

Une Europe libre, démocratique où les droits de l'homme sont respectés et où prévaut la règle de droit.

Nous réunissons notre famille européenne de nations.

La construction de cette "nouvelle Europe" est un défi formidable. Nous avons réalisé des fondements sur lesquels nous pouvons désormais construire.

Mais nous devons nous renouveler et nous réinventer, exactement comme le faisait Robert Schuman par sa déclaration il y a 51 ans.

L'Union élargie ne peut pas être gérée comme nous avons mené l'Europe jusqu'à présent. Nos institutions et nos procédures sont prévues pour une Communauté de six États membres. Elles fonctionnent difficilement dans une Union à quinze. Sans réforme, elles ne fonctionneront plus dans une Union élargie.

À Nice, nous sommes convenus de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Nous avons également décidé d'ouvrir un large débat public sur l'avenir de l'Union européenne qui aboutira à un nouveau traité en 2004.

Ce débat doit poser des questions importantes : la question des "compétences"; celle du statut de la Charte des droits fondamentaux; la simplification des traités et le rôle des parlements nationaux au sein de l'UE.

Mais le débat doit aller encore plus loin.

Il est temps de nous poser la question fondamentale de savoir quel type d'Union nous souhaitons.

Quel est le but ultime de notre projet européen?

Ce n'est que lorsque nous aurons défini ce but que nous pourrons discuter de la meilleure façon de l'atteindre.

Jusqu'à présent, nous n'avons jamais été réellement confrontés à cette question. L'expression "une union sans cesse plus étroite" est inscrite dans notre traité, mais nous n'avons jamais pris le temps de nous demander ce qu'elle signifiait - ou ce que nous entendions par là. Nous avons été trop pris par la gestion quotidienne de la construction européenne.

Cette approche a très bien fonctionné jusqu'à présent.

Elle a apporté la paix à des pays qui se faisaient autrefois la guerre.

Elle a donné à ses citoyens un niveau de prospérité sans précédent.

Elle a produit un marché unique et très récemment une monnaie unique.

Elle a créé une Communauté européenne stable qui est passée de six à quinze membres.

Mais nous avons atteint un point où la progression vers un but indéterminé ne suffit plus. Il est temps que nous nous posions la question décisive de savoir ce que vise l'Union.

Nous devons faire de la nouvelle Europe ce que les pères fondateurs souhaitaient à l'origine qu'elle fût: une vraie Communauté européenne.

Une Communauté de nations et de peuples différents, possédant

  • le sens d'une même identité,

  • une même vision et des objectifs communs, et

  • la volonté d'atteindre ensemble des objectifs fixés.

C'est ce que je crois que nous devons aux générations futures.

C'est ce que devrait être notre "Nouvelle Europe".

Une "Nouvelle Europe" qui parle d'une seule voix et qui mène une action efficace et commune sur la scène mondiale.

Au cours des dernières décennies, nous sommes parvenus à doter l'Union d'une politiques étrangère européenne plus cohérente.

Tel a surtout été le cas dans le secteur économique. En matière commerciale, l'UE parle d'une seule voix depuis des années. Il en va de même pour la politique de la concurrence. Dans le domaine du développement, l'Union européenne est le plus grand donateur du monde, bien loin devant les États-Unis.

Enfin, avec l'euro, nous avons désormais une monnaie commune qui est exactement au même niveau que le dollar américain. C'est ce qu'a prouvé une fois de plus la décision prise récemment par l'Argentine de lier sa monnaie et ses réserves pour moitié avec le dollar américain et pour moitié avec l'euro.

Dans le domaine politique, l'Union européenne a tiré la leçon des guerres des Balkans. Dans un très court laps de temps, les États membres sont convenus de créer la politique européenne en matière de sécurité et de défense (PESD) et de créer, d'ici 2003, une force de réaction rapide de 60 000 soldats pour des interventions de crise.

La création d'une force de réaction rapide a exigé et continue d'exiger un effort important de toutes les parties impliquées.

Le premier effort a été fait dans le domaine diplomatique; il a commencé par la déclaration de Saint-Malo faite par la France et le Royaume-Uni qui a ouvert d'intenses négociations entre les quinze États membres. Les structures politiques institutionnelles de la PESD sont désormais créées.

Le second effort est encore à faire: grâce à ce qu'il est convenu d'appeler "l'objectif principal", nous instituons les capacités militaires nécessaires pour permettre à la PESD de fonctionner dans la pratique. Cela constitue un défi important pour nos forces armées, notamment en matière de financement et de réorganisation.

Enfin, il est temps désormais de mettre en œuvre notre coopération avec l'OTAN. La PESD doit être étroitement liée à l'OTAN pour éviter tout chevauchement et pour maintenir la forte cohésion de notre partenariat transatlantique.

La PESD accroîtra substantiellement notre capacité à affronter des situations de crise, comme l'ont toujours demandé les États-Unis.

La PESD devrait renforcer, et non pas affaiblir, nos relations transatlantiques car elle fera de l'Union un partenaire plus efficace et plus fiable.

Mais malgré tous ces progrès, la politique étrangère de l'Union européenne reste trop fragmentée. Nous sommes encore loin d'avoir le numéro de téléphone unique que demandait à l'époque M. Kissinger.

En 2004, j'aimerais voir l'UE fusionner tous ses instruments de politique extérieure dans une structure unique. Cette structure devrait être intégrée à la Commission, avec ses règles et ses procédures spéciales adaptées aux besoins de la sécurité et de la défense.

Concrètement cela signifierait intégrer le poste de haut représentant de l'UE pour la politique extérieure et de sécurité commune dans la Commission. Une telle mesure ne sera pas possible sans qu'un très large consensus se dégage, ce qui n'arrivera pas du jour au lendemain. On souhaiterait que les choses évoluent plus rapidement, mais c'est le prix à payer pour la démocratie.

Toutefois, le rôle du haut représentant doit être renforcé et être beaucoup plus important dans l'élaboration de politiques cohérentes orientées vers l'obtention de résultats.

L'UE doit parler d'une seule voix, non seulement dans le domaine de la politique extérieure et de sécurité commune mais aussi dans celui de la politique économique. La création de l'euro a été un grand pas vers l'intégration dans le domaine monétaire. Mais nous n'avons pas encore une représentation extérieure adaptée pour notre monnaie commune.

Imaginez par exemple que les États membres de l'UEM aient une représentation unique au FMI; techniquement c'est eux qui disposeraient de la quote-part la plus importante. Nous devons examiner comment avancer vers cet objectif.

Je souhaiterais qu'en 2004 l'intégration de nos politiques extérieures accomplisse un grand pas en avant. Nous devons surmonter la division entre les piliers et nous doter d'institutions aux compétences claires.

Nous devrions faire de la "nouvelle Europe" un acteur mondial à part entière dans les affaires internationales, à côté des États-Unis.

La "nouvelle Europe" devrait devenir un partenaire efficace et être l'égale des États-Unis dans la conduite des affaires du monde.

En même temps, il est impératif que les États-Unis ne reviennent pas sur leurs engagements internationaux.

Permettez-moi de rappeler certains des défis que notre partenariat transatlantique devra relever dans les prochaines années.

Premièrement, la coopération transatlantique sera essentielle pour lancer la nouvelle série de négociations commerciales lors de la réunion ministérielle de l'OMC, à Qatar, l'automne prochain.

Nous devons éviter de refaire les fautes qui ont conduit à l'échec de Seattle. Il nous faut un accord transatlantique de base sur la manière de lancer les négociations.

Les nouvelles négociations devraient déboucher à la fois sur une plus grande libération des marchés et sur une meilleure définition des règles. Nous devrions ouvrir ces négociations sur un "paquet" global qui laisse une marge de manœuvre suffisante à tous les intéressés.

Une attention particulière doit être accordée aux pays en voie de développement et à leur meilleure intégration dans le système commercial mondial. Avec son initiative "Tout sauf les armes" l'UE met déjà en oeuvre une première proposition concrète qui améliorera l'accès au marché pour les pays en voie de développement.

Nous devons aussi trouver les moyens de permettre aux pays en voie de développement de s'adapter plus efficacement aux règles commerciales et d'en bénéficier davantage.

L'UE poursuivra activement la libéralisation commerciale avec les pays en voie de développement, tant sur le plan bilatéral que sur le plan multilatéral.

Après le succès de notre accord de libre-échange avec le Mexique, nous étudions maintenant les conditions et le calendrier d'accords analogues avec le Mercosur et les pays méditerranéens. Nous devons aussi réaliser des progrès dans l'intégration commerciale régionale avec l'Europe de l'est, notamment la Russie et l'Ukraine.

Les projets de libre-échange régionaux sont importants, mais ils ne doivent pas se substituer aux progrès multilatéraux réalisés à l'OMC. L'OMC doit rester le principal instrument de régulation et de libéralisation du commerce mondial. Nous devons éviter de fragmenter l'économie mondiale, ce qui marginaliserait les pays en voie de développement.

Dans les relations UE-États-Unis, les litiges commerciaux transatlantiques sont souvent exagérés et attirent l'attention des médias bien plus que leur importance économique le justifierait. Seulement 1 à 2 % des flux commerciaux et des flux d'investissement font l'objet de tels litiges. Je suis heureux que nous ayons déjà réussi à résoudre certains problèmes, comme celui des bananes.

La politique en matière climatique est un domaine clé dans lequel l'UE a effectivement joué un rôle de chef de file et assumé une responsabilité mondiale.

Nous, les riches pays industrialisés, avons l'obligation morale et politique de montrer la voie vers une économie moins dévoreuse de ressources et suivant des schémas de consommation et de production plus soutenables.

L'Union européenne considère que le changement climatique est aujourd'hui une question centrale de la politique internationale. Nous avons une responsabilité à l'égard des générations futures. Il est incontestable que les milieux scientifiques sont convaincants et des problèmes mondiaux appellent une réponse mondiale.

Les États-Unis comptent pour la plus grosse part (25 %) des émissions totales de dioxyde de carbone; ils ont donc la responsabilité morale d'agir pour réduire ces émissions.

Nous n'accepterons pas les tentatives américaines pour saper le protocole de Kyoto, qui est l'aboutissement de plus de dix ans de négociations internationales.

Je suis heureux que le président Bush ait commencé à revoir sa position. J'espère beaucoup qu'il s'engagera d'une façon constructive sur ce problème qui revêt une importance primordiale pour l'avenir de la planète.

L'Union européenne a relevé ce défi et est prête à réaliser de profonds changements structurels dans son économie pour intégrer la durabilité dans toutes ses politiques.

Ce sera le thème principal du prochain Conseil européen de Göteborg. L'objectif de l'UE à Göteborg est de se mettre d'accord sur une stratégie de développement durable pour laquelle la Commission élaborera des propositions concrètes.

La manière de faire face aux nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité sont un domaine particulièrement sensible de la future coopération transatlantique. Ces menaces vont de la criminalité internationale organisée au trafic de drogue, en passant par le blanchiment d'argent sale, les cybercrimes et la non-prolifération nucléaire.

Les idées américaines concernant la mise en place d'un bouclier antimissiles nécessitent une analyse approfondie et la définition d'un consensus. Les nouveaux systèmes de défense antimissiles ont des conséquences de grande ampleur pour la stabilité stratégique, le Traité sur les missiles antibalistiques, la doctrine de défense ainsi que les questions de faisabilité technique et financière. Je me félicite donc grandement de l'offre récente du président Bush d'ouvrir d'étroites consultations sur ces questions.

Enfin, il serait très souhaitable de trouver une approche de base commune aux politiques macroéconomiques, notamment aux aspects structurels tels que l'architecture financière mondiale et les moyens de prévenir et de gérer les crises financières.

Compte tenu du ralentissement de l'économie américaine et des problèmes structurels durables que connaît le Japon, il est particulièrement important de dégager un consensus transatlantique à cet égard. Aucun acteur économique important ne peut ignorer sa responsabilité dans ce domaine très sensible.

Mesdames et Messieurs,

Le nouvel agenda transatlantique de 1995 a fait passer les relations UE-États-Unis de la consultation à l'action conjointe. Ce fut un pas en avant considérable, étant donné qu'il a intégré la dimension de politique extérieure et de sécurité de l'UE dans le dialogue avec les États-Unis et qu'il a officialisé les rencontres au sommet.

Depuis lors, la coopération UE-États-Unis s'est élargie considérablement et couvre désormais un grand nombre de domaines.

De nombreux succès ont été enregistrés. Le principal ces dernières années a certainement été la coordination efficace de nos politiques et de nos actions dans l'ouest des Balkans; elle est indispensable pour rétablir la paix et la stabilité dans cette région.

Depuis quelques années une contribution importante à l'élargissement et à l'approfondissement fructueux des relations transatlantiques résulte des efforts accomplis par les entreprises et la société civile, notamment par le biais des dialogues transatlantiques entre entreprises, organisations environnementales, associations de consommateurs et organisations syndicales.

Au niveau parlementaire, le dialogue transatlantique entre les législateurs a contribué à renforcer les liens entre le Parlement européen et le Congrès des États-Unis.

Nous devrions approfondir ces dialogues pour faire en sorte que le législateur et la société civile soient beaucoup plus impliqués dans la constitution d'un partenariat transatlantique solide ayant une bonne assise.

La mondialisation renforce les liens transatlantiques. Songez seulement aux nombreuses fusions euro-américaines et aux alliances stratégiques conclues ces dernières années, par exemple entre Fiat et General Motors ou la Deutsche Bank et Banker's Trust. Même BP, l'entreprise qui finance la présidence transatlantique, s'est lancée dans une entreprise commune américano-européenne en fusionnant avec Amoco.

En ce qui concerne plus précisément les entreprises, on peut dire que l'UE est dans la bonne voie. Néanmoins, nous devons reconnaître que le tableau n'est pas aussi rose dans d'autres domaines. Dans de nombreux domaines, il existe encore des différences considérables entre les résultats de l'UE et ceux des États-Unis.

Prenons par exemple la haute technologie et la recherche. Tout en admirant le succès du projet génome, j'ai la tristesse de devoir constater que la contribution de l'Europe n'a été que marginale.

Prenez l'exemple de l'éducation. Les universités et les centres de recherche européens doivent relever un défi de proportions historiques en s'efforçant de concurrencer leurs homologues américains. Je compte sur votre institution pour nous aider à combler les retards qui subsistent à la fois dans l'éducation et dans la recherche.

Compte tenu de l'ampleur et de la complexité des relations UE-États-Unis, la Commission a engagé récemment un processus de réflexion sur la manière de renforcer le cadre des relations transatlantiques.

Notre objectif est de faire porter les futurs sommets UE-États-Unis sur les très grands problèmes stratégiques que nous devons aborder ensemble. Nous avons fait des propositions concrètes pour améliorer les procédures existantes et pour que, dans toute la mesure du possible, la future coopération transatlantique débouche sur des actions et qu'elle produise des résultats.

La relation transatlantique a atteint une grande maturité. Cela devrait nous permettre de régler nos différends comme en famille - ouvertement et sur la base d'une confiance et d'une compréhension mutuelles.

Une coopération transatlantique efficace est indispensable pour progresser dans de nombreux domaines de la politique mondiale. Nous devrions essayer de régler nos différends de façon bilatérale, au lieu d'en encombrer les enceintes multilatérales et de les paralyser.

Les États-Unis et l'Europe partagent non seulement les mêmes valeurs mais ils ont aussi les mêmes intérêts stratégiques fondamentaux. Or, dans le monde interdépendant d'aujourd'hui nous ne pouvons défendre ces intérêts qu'ensemble. Compte tenu de leur importance nos différends ne sont que secondaires et ils devraient être traités avec maturité et efficacité.

Je souhaite vivement établir des rapports de travail étroits avec le gouvernement Bush.

En attendant, la Commission s'efforcera résolument, avec les États membres, de construire la "nouvelle Europe" que nous sommes résolus à créer.

L'Europe sera un acteur plus puissant ayant une plus grande confiance en lui-même, pas seulement comme partenaire régional mais aussi dans la conduite des affaires du monde.

La Commission entend contribuer pleinement à la réalisation de ce projet.

Je vous remercie.


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