EU PROTECTS > Notre sécurité > Piratage: comment l’Union européenne protège nos ordinateurs contre les cybercriminels

«Tout à coup, je ne pouvais plus accéder à mes documents, mes images ou ma musique. L’accès à tous mes fichiers informatiques était bloqué!»

Sebastian Nicolau

Que feriez-vous si vos fichiers informatiques disparaissaient d’un seul coup? Lorsque des cybercriminels se sont attaqués à l’ordinateur de Sebastian, ils lui ont posé un ultimatum: payer 1 200 $ ou renoncer à ses photos, ses documents de travail et ses courriels. Les criminels utilisent des logiciels dangereux appelés «rançongiciels» pour prendre en otage les fichiers informatiques contre de l’argent. Heureusement, Sebastian s’est adressé directement à la police et des cyberexperts l’ont aidé à résoudre le problème et il n'a pas dû payer la rançon. 
 
]L’Union européenne montre la voie à suivre pour protéger des personnes telles que Sebastian contre ce nouveau type d’activité criminelle. Europol aide la police nationale à échanger des informations cruciales sur les cybercrimes transfrontaliers. Parallèlement, un site web financé par l’UE aide les victimes à récupérer leurs fichiers informatiques sans verser un centime.

Piratage: comment l’Union européenne protège nos ordinateurs contre les cybercriminels

Messages non sollicités, téléchargements de logiciels indésirables, virus: les cybercriminels n’ont pas besoin d’être au même endroit que leurs victimes pour leur nuire. Découvrez comment l’agence de l’UE a aidé la police roumaine et néerlandaise à démanteler un réseau de cybercriminels. Avec son site web anti-rançongiciel, l’Union européenne lance un avertissement fort aux criminels qui tentent de pirater nos ordinateurs contre de l’argent.

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Sebastian Nicolau

Victime de rançongiciel

Roumanie

«Je naviguais sur internet sur mon ordinateur portable lorsqu’une fenêtre contextuelle s’est ouverte me demandant de mettre mon logiciel à jour. Dix minutes plus tard, je ne pouvais plus accéder à mes courriels ni à mes fichiers. Un message sur mon écran me demandait 1 200 $ en échange d’un code pour débloquer mes fichiers.»

«J’ai commencé à paniquer et je me suis dit que j’allais payer la rançon. Mais je ne voulais pas abandonner. J’ai apporté mon ordinateur portable à la police de Bucarest. Leur unité de lutte contre la cybercriminalité a confirmé que mon ordinateur était infecté par un rançongiciel. La police m’a aidé à déchiffrer le code du rançongiciel et à récupérer 99 % de mes fichiers.»

«Les victimes de rançongiciels doivent savoir qu’elles peuvent obtenir immédiatement de l’aide.»

 - Sebastian Nicolau

Catalin Zetu

Unité centrale de la cybercriminalité, police nationale

Roumanie

«Nous avons aidé Sebastian à récupérer ses fichiers informatiques. Notre porte est ouverte à tous ceux dont l’ordinateur est infecté par un rançongiciel pour leur éviter de devoir payer ces criminels.»

«Notre objectif est de livrer ces criminels à la justice. De 2016 à 2017, j’ai participé à une grande enquête sur les rançongiciels. Nous avons localisé les criminels en Roumanie, mais nous avions besoin de renseignements sur les victimes vivant aux Pays-Bas et dans d’autres pays d’Europe. Europol nous a aidés à contacter nos collègues néerlandais, à recueillir des preuves et finalement, à arrêter les cybercriminels.»

«La plupart des cybercrimes ne se limitent pas à un seul pays. Sans le soutien d’Europol, nous ne pourrions pas résoudre ces affaires aussi rapidement.»

 - Catalin Zetu

Catalin-Bogdan Badiu

Roumain, Centre européen de lutte contre la cybercriminalité, Europol

Pays-Bas

«Mon équipe soutient les enquêtes cybercriminelles menées par les services de répression dans l’UE et au-delà. À partir de 2016, nous avons aidé la police roumaine et néerlandaise à enquêter sur une série d’attaques par rançongiciel. Le rançongiciel a été développé en Roumanie et a servi à infecter des ordinateurs aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens. Au fil de l’enquête, j’ai veillé à ce que la police roumaine et néerlandaise dispose de toutes les informations disponibles sur ce logiciel et sur le groupe criminel impliqué. Nous nous sommes même rendus sur place en Roumanie au moment des arrestations.»

«Les citoyens ne sont pas seuls dans la lutte contre les cyberattaques. Les forces de police de toute l’Europe travaillent sans relâche pour livrer ces criminels à la justice».

 - Catalin-Bogdan Badiu

Petra Haandrikman

Unité de lutte contre la criminalité de haute technologie, police nationale

Pays-Bas

«Notre enquête aux Pays-Bas nous a permis de localiser les criminels en Roumanie. Grâce au rôle d’intermédiaire d’Europol, nous avons pu épauler nos collègues roumains au moment des arrestations en 2017.»

«Peu de temps après, nous avons décidé de créer une base de données internationale avec des codes de rançongiciels. Plusieurs victimes de rançongiciels étaient parvenues à débloquer leur ordinateur grâce à ces codes et ont proposé de nous les communiquer. Grâce à Europol, les équipes de lutte contre la cybercriminalité d'autres pays de l’UE nous ont prêté main-forte. Des sociétés spécialisées en sécurité informatique nous ont aidés à créer le site internet.»

«Les rançongiciels, c’est comme le virus de la grippe. Alors, pourquoi ne pas utiliser les codes comme vaccin?»

 - Petra Haandrikman

Francisco Luís

Portugais, Centre européen de lutte contre la cybercriminalité, Europol

Pays-Bas

«Nous avons créé une plateforme anti-rançongiciel, «No More Ransom», en collaboration avec la police néerlandaise et des sociétés spécialisées en sécurité informatique. La police roumaine a été parmi les premiers partenaires à rejoindre la plateforme en ligne. Elle nous a transmis les codes de décryptage, que nous avons utilisés pour venir en aide aux victimes de rançongiciels.»

«Nous voulions offrir un accès gratuit à ces codes sur le site web. À ce jour, notre projet a permis de débloquer plus de 79 000 ordinateurs infectés par des rançongiciels.»

«Nous collaborons avec les services de répression et des sociétés privées pour mener la vie dure aux cybercriminels.»

 - Francisco Luís

Le saviez-vous?

Rançongiciel

Logiciel qui provoque le chiffrement de fichiers et d'autres documents se trouvant sur un ordinateur, un téléphone portable ou un autre appareil. Pour que le propriétaire puisse accéder à ses données, les criminels exigent le paiement d'une rançon en échange d’une clé de déchiffrement. Les criminels inventent constamment de nouvelles formes de rançongiciels, mais il ne faut jamais payer la rançon mais demander l’aide des autorités.

Opération Bakovia

Enquête commune menée par la police roumaine et néerlandaise en 2017, avec le soutien des experts en cybercriminalité d’Europol. Un groupe de ressortissants roumains était soupçonné d’envoyer un rançongiciel (obtenu sur le dark web) à plus de 170 victimes en Europe.

50 000

Nombre total de victimes de rançongiciels entre janvier et février 2018. Le nombre total de victimes pour l’année entière s’élevait à au moins 600 000 dans le monde.

No More Ransom

Le site web No more Ransom a été lancé en 2016, à l'initiative de la police néerlandaise, du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol, de McAfee et de 129 partenaires dans le monde. Son objectif est de fournir aux victimes des clés de déchiffrement et des conseils sur la prévention contre les rançongiciels, et de les informer sur les moyens de signaler ce type d’infraction.

22 millions d’euros

Montant des sommes dont les criminels ont été privés depuis 2016, grâce aux outils de déchiffrement de No More Ransom.

79 000

Nombre de victimes de rançongiciels dans le monde ayant réussi à débloquer leurs fichiers grâce à No More Ransom.

QUI SONT LES AUTRES ACTEURS LOCAUX QUI COMBATTENT LA CRIMINALITÉ?

Certains viennent peut-être de votre pays.

L’Union européenne réunit au sein d'un réseau des personnes qui collaborent pour nous protéger contre des dangers tels que le trafic de drogue, la radicalisation, les cyberattaques et autres. Enquêteurs de police ou pilotes, experts en affaires commerciales ou médecins: découvrez comment l’Union européenne soutient celles et ceux qui s'engagent localement dans votre pays.