EU PROTECTS > Notre santé > À cœur joie : le rôle de l’UE dans le développement de traitements de pointe pour les maladies cardiaques

« Pour la première fois, mon cœur bat normalement. L’opération m’a ouvert de nouveaux horizons. »

Pieter Kappelhof

Âgé de 54 ans, Pieter est né avec un problème cardiaque qui provoquait une fuite dans l’une de ses valves. Monter les escaliers, courir jusqu’à l’arrêt de bus ou même fournir un effort minimal s’avérait pour lui épuisant. Quelques années en arrière, la pose d’une nouvelle valve cardiaque aurait nécessité par la suite d’autres interventions ou la prise de médicaments à vie. Cependant, de nouvelles recherches innovantes, financées par l’UE, ont permis aux médecins de remplacer la valve cardiaque défectueuse de Pieter. Il peut désormais mener une vie saine et active.

Découvrez l’histoire de Pieter et les personnes qui travaillent sur de nouvelles techniques pour fournir aux patients dans toute l’UE des traitements médicaux plus sûrs et plus efficaces.

À cœur joie : le rôle de l’UE dans le développement de traitements de pointe pour les maladies cardiaques

Pour la plupart d’entre nous, avoir un cœur en bonne santé semble normal. Mais c’est un luxe pour les nombreuses personnes qui souffrent de maladies cardiaques. Au cours des six dernières années, deux essais cliniques financés par l’UE ont permis de mettre au point une valve cardiaque humaine plus durable qui a déjà amélioré la vie de nombreux patients en Europe.

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Prof Axel Haverich

Faculté de médecine de Hanovre

Allemagne

« Cela fait plusieurs dizaines d’années que je fais moi-même des recherches sur les greffes de valves cardiaques, mais mon équipe a testé une nouvelle technique avec le soutien de l’UE. Nous avons commencé à retirer des cellules de valves cardiaques d’origine humaine. Nous espérions que le risque de rejet de ces valves "décellularisées" par le système immunitaire humain serait moindre. »

« C’est en testant une nouvelle technique de transplantation de valves cardiaques que nous avons fait une découverte importante. »

 - Prof. Axel Haverich

Dr Ramadan Jashari

Banque européenne d’homogreffes

Belgique

« Nous préparons, évaluons, stockons et distribuons des valves cardiaques humaines dans les hôpitaux de Belgique et d’autres pays européens. Nous travaillons en étroite collaboration avec les équipes médicales qui, grâce au financement de l’UE, étudient une nouvelle technique de greffes à partir de valves cardiaques prélevées sur des donneurs. Avant d’être envoyées à ces équipes, les valves sont préparées par des banques de tissus comme la nôtre, puis traitées par des laboratoires spécialisés comme Corlife à l’aide de nouvelles techniques. »

« Nous évaluons les valves cardiaques d’origine humaine utilisées dans le cadre des projets financés par l’UE. »

 - Dr Ramadan Jashari

Nicolin Heister

Corlife lab

Allemagne

« Nous recevons des cœurs fournis par des banques de tissus comme la Banque européenne d’homogreffe. Nous retirons ensuite les cellules des valves à greffer. Ce processus doit commencer dans les 100 heures suivant l’arrêt des battements du cœur. »

« Dans le cadre du programme de recherche financé par l’UE, des cliniques médicales sélectionnées utilisent nos valves traitées pour tester cette nouvelle technique de transplantation de valve cardiaque. »

« Quand nous recevons une valve cardiaque pour une greffe, nous avons très peu de temps pour lancer le processus de décellularisation. »

 - Nicolin Heister

Dr Marta Sitges

Clinique hospitalière de Barcelone

Espagne

« Ma clinique en Espagne participe à une étude paneuropéenne sur les valves cardiaques aux côtés d’autres cardiologues des Pays-Bas, d’Allemagne, de Belgique, du Royaume-Uni et d’Italie. La plupart des patients réagissent très positivement. »

« Avec la nouvelle valve, ils peuvent éviter les complications habituelles associées aux valves traditionnelles. »

 

« Je suis les patients qui participent aux essais cliniques pour voir si la valve fonctionne bien après l’intervention. »

 - Dr Marta Sitges

Pieter Kappelhof

Pays-Bas

« Je suis né avec une fuite dans ma valve aortique. Sans greffe de valve cardiaque, je risquais une rupture d’anévrisme. C’est comme si votre cœur se brisait et vous n’avez plus que quelques minutes à vivre. »

« J’ai reçu la nouvelle valve le 19 octobre 2017. Et malgré quelques complications par la suite, je peux maintenant courir, faire du vélo et jouer au football avec mes deux garçons. »

« Depuis l’opération, je ne me sens plus limité par mon cœur. »

 - Pieter Kappelhof

 

Le saviez-vous ?

65 000

Nombre de remplacements de valves cardiaques effectués chaque année en Europe pour traiter une valvulopathie aortique acquise ou congénitale.

Une valve cardiaque « sans cellules »

Des valves décellularisées ont été mises au point dans le cadre de l’étude clinique européenne pour l’application des valves cardiaques régénératives (ESPOIR). Elles ont été testées dans le cadre du projet ARISE pour le remplacement des valves aortiques, financé par l’UE. Elles devraient réduire le risque de rejet du greffon et pourraient fonctionner pendant toute la vie du patient.

2 projets financés par l’UE, 1 découverte transfrontalière

et ARISE réunissent des chercheurs, des cardiologues et des chirurgiens issus de 7 pays (Allemagne, Belgique, Italie, Moldavie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse).

260

Nombre de patients ayant reçu la nouvelle valve (décellularisée) dans le cadre des essais cliniques depuis 2012. Une fois les essais cliniques terminés, la nouvelle valve cardiaque sera disponible dans toute l’UE. Cette disponibilité dépendra de la décision de chaque pays et de la réglementation nationale.

99 %

Pourcentage de patients greffés avec la nouvelle valve cardiaque qui n’ont pas besoin d’une chirurgie de remplacement. Leur état de santé fera l’objet d’un suivi rigoureux au cours des dix prochaines années.

7,7 milliards d’euros

Montant du financement de l’UE pour la recherche et l’innovation consacré aux projets de la rubrique « Santé, changement démographique et bien-être » pour la période 2014-2020. En plus des greffes de valves cardiaques, ces fonds financent

, un programme de vieillissement actif assisté (AAL) et d’autres initiatives.

QUI SONT LES AUTRES HÉROS QUI PROTÈGENT NOTRE SANTÉ ?

Certains d’entre eux viennent peut-être de votre pays.

Il existe un réseau de héros ordinaires, mis en contact par l’UE, qui travaillent ensemble et contribuent à nous protéger de toutes sortes de dangers comme les risques sanitaires, les produits dangereux ou les effets du changement climatique. Qu’ils soient médecins, experts financiers, gardes-frontières ou spécialistes de l’environnement, découvrez comment l’UE soutient ces héros ordinaires dans votre pays.