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Socialprotection.org Webinar - Linking humanitarian cash and social protection – ECHO’s vision and practical examples from Somalia and Jordan

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Linking humanitarian cash and social protection – ECHO’s vision and practical examples from Somalia and Jordan

The benefits of social protection and humanitarian actors working together in different ways across the “nexus” are well-recognised. In order to address the wide range of needs (in the last year, often pandemic-related), and particularly those of a socio-economic nature, the use of cash has been the response of choice for governments expanding their social protection systems as well as for humanitarian actors in a range of sectors.

This webinar, which will be structured as a panel discussion, provides the opportunity to hear from one of the world’s leading humanitarian donors – the Directorate-General for European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (DG ECHO) – and partners in relation to implementing its vision for linking humanitarian cash and social protection in two different contexts. The expert speakers will provide insights into two different mechanisms that are being adopted in order to forge these linkages.

Isabelle Pelly (DG ECHO) will provide a brief overview of DG ECHO’s policy framework (which includes the EU Humanitarian Aid Communication Nexus commitments; the SPaN initiative; and key elements of the soon-to-be-published DG ECHO cash thematic policy on linking humanitarian cash and social protection). Then Quentin Le Gallo (DG ECHO) and Alessandro Bini from the Somali Cash Consortium will shed light on ongoing approaches to developing and strengthening Shock-Responsive Social Protection (SRSP) systems in Somalia. Massimo La Rosa (DG ECHO), Manuel Rodriguez Pumarol (UNICEF), and Meredith Byrne (ILO) will discuss linking humanitarian cash transfers to social protection (including SRSP) and employment for national and forcibly displaced populations in Jordan.

 

Speakers:

Isabelle Pelly – DG ECHO – Global Thematic Expert on Cash and Basic Needs

Quentin Le Gallo – DG ECHO - Technical Assistant for Somalia

Alessandro Bini - Director - The Somalia Cash Consortium

Massimo La Rosa – DG ECHO - Global Thematic Adviser Migration, Forced Displacement & Social Protection

Manuel Rodriguez Pumarol – UNICEF Jordan - Chief of Social Protection and Policy

Meredith Byrne, Regional Programme Technical Officer  – ILO Jordan

 

Facilitator: Lois Austin – GB Sub-Group KML Consultant

Moderator: Nupur Kukrety - UNICEF - Policy Specialist

 

This webinar is part of the Linking Social Protection with humanitarian cash webinar series, of the Grand Bargain Cash Sub Group on linking social protection and humanitarian cash transfers co-led by UNICEFIFRC, and FCDO

               

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Anaclet Kabamba

les défis de l'aide humanitaires en Afrique

L'aide humanitaire de l'Union Européenne dans les pays africains (d'où j'ai l'expérience) est importante durant une période d'urgence où les interventions rencontrent les besoins imminents des populations, notamment durant la crise jusqu'à deux ans après l'effervescence de la crise. Dépassée cette période, l'impact et voire la pertinence de l'intervention devient moins important car les politiques s'invitent pour passer à la phase post-conflit comme étape de liaison avant d'entamer la phase de développement.

On oublie souvent beaucoup d'aspects de départ qui à mon avis sont très importants et qui auraient dû être pris en charge par l'aide humanitaire. Le plus souvent l'aide humanitaire se limite à intervenir dans les secteurs vitaux et de manière minimaliste.

- Dans le secteur de l'Eau et Assainissement : ils se limitent à l’aménagement des sources d'eau, la distribution des désinfectants d'eau et l'implantation des citernes dans quelques milieux ; et bien évidemment la sensibilisation à l'hygiène.

-- Dans le Secteur de sécurité alimentaire : ils se limitent à la distribution des semences, et des vivres aux sinistrés

-- Dans le secteur de la Santé : ils se limitent aux soins primaires ; et à éradiquer la malnutrition.

Il sied de reconnaitre que les programmes de Nutrition des enfants donnent souvent un grand succès dans les interventions humanitaires financées par l'UE en Afrique.

Par ailleurs, le grand défi est que l'attention portée sur les habitants du village d''accueil, (ceux là qui n'ont pas été affectés par les conflits) est très négligeable alors que la durabilité et l'impact à observer sur toutes ces interventions dépendent d'eux. Ils partagent tout ensemble ( champs, terres, maisons, culture, coutume, infrastructure de base, église, y compris leurs problèmes, etc;) , sauf l'aide qu'ils reçoivent des humanitaires. ECHO ne prévoit pas des moyens financiers suffisants pour la population d'accueil de ses bénéficiaires. Les bénéficiaires indirects ne sont pas souvent pris en compte alors que normalement, ils sont tous rangés dans le rang de la pauvreté extrême malgré que les uns soient en urgence que les autres. L"Union Européenne soutient indéniablement l'approche participative ; mais curieusement le mécanisme qu'elle utilise dans l'identification des projets qu'elle finance devrait être revisité afin qu'elle prenne compte des réalités d'avant et d'après projets. Pour ce qui est du domaine humanitaire, il serait mieux que les enquêtes de faisabilité avant projet soient validés par les bénéficiaires à la base au lieu de se limiter à rencontrer les gouvernants d'un pays ou d'une province pour décider d'une aide qui concerne l'existence des villageois. Malheureusement, ce constat est aussi valide pour les interventions effectuées dans le cadre du FED où dès la première année de la fin d'un projet, l’État n'arrive pas à conserver les acquis du projet pour sa pérennisation. Ici aussi c'est parce qu'on se limite de rencontrer les décideurs, administratifs, ingénieurs etc, pour un projet dont l'utilisateur et bénéficiaire de base est un villageois qui a accueilli les résultats du projet comme de la manne qui tombe du ciel.

J'estime que l'Union Européenne devrait élargir sa politique de proximité avec les bénéficiaires de manière beaucoup plus concrète. Les audits de la cour de compte européenne aussi se limitent à rencontrer la classe de décideurs ou leurs collaborateurs que de rencontrer ce bénéficiaire là (paysan ) qui ne parle pas français qui donnerait la bonne version de satisfaction sur le projet financé. Il y a un grand écart entre la signature de l'aide humanitaire ou au développement et le jugement que les bénéficiaires finaux en portent. L'approche "proximité" est un élément à revoir substantiellement pour espérer récolter la satisfaction de bénéficiaires.

 

Anaclet Kabamba

les défis de l'aide humanitaires en Afrique

L'aide humanitaire de l'Union Européenne dans les pays africains (d'où j'ai l'expérience) est importante durant une période d'urgence où les interventions rencontrent les besoins imminents des populations, notamment durant la crise jusqu'à deux ans après l'effervescence de la crise. Dépassée cette période, l'impact et voire la pertinence de l'intervention devient moins important car les politiques s'invitent pour passer à la phase post-conflit comme étape de liaison avant d'entamer la phase de développement.

On oublie souvent beaucoup d'aspects de départ qui à mon avis sont très importants et qui auraient dû être pris en charge par l'aide humanitaire. Le plus souvent l'aide humanitaire se limite à intervenir dans les secteurs vitaux et de manière minimaliste.

- Dans le secteur de l'Eau et Assainissement : ils se limitent à l’aménagement des sources d'eau, la distribution des désinfectants d'eau et l'implantation des citernes dans quelques milieux ; et bien évidemment la sensibilisation à l'hygiène.

-- Dans le Secteur de sécurité alimentaire : ils se limitent à la distribution des semences, et des vivres aux sinistrés

-- Dans le secteur de la Santé : ils se limitent aux soins primaires ; et à éradiquer la malnutrition.

Il sied de reconnaitre que les programmes de Nutrition des enfants donnent souvent un grand succès dans les interventions humanitaires financées par l'UE en Afrique.

Par ailleurs, le grand défi est que l'attention portée sur les habitants du village d''accueil, (ceux là qui n'ont pas été affectés par les conflits) est très négligeable alors que la durabilité et l'impact à observer sur toutes ces interventions dépendent d'eux. Ils partagent tout ensemble ( champs, terres, maisons, culture, coutume, infrastructure de base, église, y compris leurs problèmes, etc;) , sauf l'aide qu'ils reçoivent des humanitaires. ECHO ne prévoit pas des moyens financiers suffisants pour la population d'accueil de ses bénéficiaires. Les bénéficiaires indirects ne sont pas souvent pris en compte alors que normalement, ils sont tous rangés dans le rang de la pauvreté extrême malgré que les uns soient en urgence que les autres. L"Union Européenne soutient indéniablement l'approche participative ; mais curieusement le mécanisme qu'elle utilise dans l'identification des projets qu'elle finance devrait être revisité afin qu'elle prenne compte des réalités d'avant et d'après projets. Pour ce qui est du domaine humanitaire, il serait mieux que les enquêtes de faisabilité avant projet soient validés par les bénéficiaires à la base au lieu de se limiter à rencontrer les gouvernants d'un pays ou d'une province pour décider d'une aide qui concerne l'existence des villageois. Malheureusement, ce constat est aussi valide pour les interventions effectuées dans le cadre du FED où dès la première année de la fin d'un projet, l’État n'arrive pas à conserver les acquis du projet pour sa pérennisation. Ici aussi c'est parce qu'on se limite de rencontrer les décideurs, administratifs, ingénieurs etc, pour un projet dont l'utilisateur et bénéficiaire de base est un villageois qui a accueilli les résultats du projet comme de la manne qui tombe du ciel.

J'estime que l'Union Européenne devrait élargir sa politique de proximité avec les bénéficiaires de manière beaucoup plus concrète. Les audits de la cour de compte européenne aussi se limitent à rencontrer la classe de décideurs ou leurs collaborateurs que de rencontrer ce bénéficiaire là (paysan ) qui ne parle pas français qui donnerait la bonne version de satisfaction sur le projet financé. Il y a un grand écart entre la signature de l'aide humanitaire ou au développement et le jugement que les bénéficiaires finaux en portent. L'approche "proximité" est un élément à revoir substantiellement pour espérer récolter la satisfaction de bénéficiaires.

 

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