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La cybercriminalité en Afrique

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Amouzou Bedi2 June 2015

Les cybercriminels sont de plus en plus nombreux et puissants. Ils exploitent toutes les avancées technologiques. Leurs techniques et méthodes sont de plus en plus sophistiquées et difficiles à contrer. Parfois on a l´impression que ces délits sont favorisés par les grandes industries de ce domaine qui développent des outils malfaisants et mettent des solutions sur place pour se faire enrichir.

Prévenir vaux mieux que guérir

Les pays en voie de développement sont en fait les premiers victimes… Les efforts en matière de sécurité de l’information montrent que le niveau de maturité des entreprises en matière de cyber sécurité est en progrès, mais qu’il reste encore trop faible pour la plupart d’entre elles, et surtout, dans les pays en voie de développement...

La lutte contre la cybercriminalité, et surtout,  au sein des pays en voie de développement est non seulement une question de lois, de réglementation et de mesures de sécurité, mais aussi une question de culture et de civilisation.

Pour mieux combattre cette criminalité croissante, if faut bien comprendre les premières raisons qui animent ces criminels. Ces raisons sont souvent diverses et parfois naïves. Voici quelques exemples:

L´Internet comme outil de vengeance

Chômeurs pour l´infini, se sentant toujours isolés, sans aides sociales, et sans aucun avenir, devant et derrière eux, certaines jeunes des pays en voie développement se servent des réseaux web comme outil de vengeance. Certains pensent toujours que c´est la colonisation ou l´occident qui demeure l’origine de leur mal grandissant et chronique. Un jeune qui, à partir de là, n'a plus qu'une seule idée en tête: se venger.

L´absence d´une plateforme cordonnée

L´absence d´une Plateforme cordonnée, comme outil d´information et du savoir, qui donne la chance aux jeunes de soumettre publiquement leurs  besoins sociaux , économiques, culturels, environnementaux et politiques  y compris de leurs communautés, et surtout, des échanges d´idées sur les bonnes pratiques de l´internet permettant d´améliorer leur propre vie quotidienne, et celle de leur communauté respective,  crée un lien vide entre les bonne pratiques des réseaux web et le développement local durable.

«In third-world countries, youth radicalization stems from poverty to a lack of education to brainwashing by so-called Islamic “scholars.” However, in the West radicalization is most common among those who come from insecure backgrounds and lack positive support at home to channel their frustrations»  [Tahir said]

L´ambition de la recherche de l’âme sœur

Plus 60% des enfants et adolescents en Afrique discutent chaque jour sur des sites de "chat". La plupart des enfants se disent prêts à échanger des informations personnelles sur eux-mêmes et sur leurs familles contres de biens et des services. Outre cette exploitation naïve, les dangers auxquels ces enfants sont exposés sur la toile sont nombreux.

«À la recherche de « l’âme sœur » ou d’une gloire électronique, dès que les jeunes se connectent à Internet, ils sont quasiment « déconnectés » et cela dure des heures et des « nuits blanches » même. Alors que les maux du net sont multiples, ils se voient entraînés, d’une manière volontaire ou involontaire, dans certains jeux sans scrupules qui passent parfois pour des délits et qui peuvent ainsi leur coûter leur liberté sinon toute leur vie» [Aboussi2006]

La gloire électronique et l´innocence des jeunes

Plusieurs jeunes s’amusent et abusent à mettre online les photos des filles. Ils créent facilement des comptes sur over-blog ou skyblog qui ne désactivent ces sites non conformes à la charte qu’après des semaines, soit le temps suffisant pour les découvrir et les visionner. Ces jeunes généralement ignorent souvent les dangers auxquels ils sont exposés

«L’affaire des sites pornographiques révélée en novembre par le quotidien « Assabah » mérite notre méditation. Ces sites mis en ligne par un « inconnu » auraient inclus des photos nues de jeunes élèves de la ville d’Eljadida, avec des commentaires déplacés, des renseignements permettant de reconnaître leurs identités et même une description qui propose leurs services. Cet inconnu se venge-t-il en essayant de dénigrer ces jeunes ? Le mystère s’est installé, mais les circonstances spectaculaires de l’incident n’ont pas à occulter l’esprit de synthèse : poussons notre intelligence plus loin et enquêtons, car il s’agit bel et bien d’un crime.» [Aboussi2006, URL]

L’excès d’ambition des jeunes

 Les jeunes africains sont souvent attirés par les services et les infrastructures des nouvelles technologies de l´information et de la télécommunication qu’offre le monde numérique. Apparemment, les jeunes aspirent souvent à réussir et à devenir de grands informaticiens. Pour se faire et faute de moyens, les uns misent sur les informations qu´ils reçoivent sur l’Internet comme online Learning. Ils travaillent innocemment sur des sources codes qui sont mises á leur portée ou ils téléchargent et jouent avec des tools cracker.

« (…) C’est donc un motif narcissique qui déclenche chez certains jeunes le désire de créer une gloire électronique, avec le manque de conscience et l’excès d’ambition, les choses peuvent mal tourner! C’est l’histoire du jeune adolescent marocain accusé d’avoir collaboré à la conception du virus Zotob qui s’était attaqué aux sites Web des firmes internationales, soit des médias de taille aux Etats-Unis comme les chaînes de télévision CNN, ABC news, le journal New York Times ou encore la société Capital Hill.  L’affaire inédite qui avait secoué la chronique judiciaire et suscité beaucoup d’intérêt de la part de l’opinion publique, n’est que le cas d’un jeune hacker chez qui le besoin de l’affirmation de soi est abondant et qui a été peut-être exploité par son complice turc présumé : « participer à la conception du virus et recevoir en contrepartie des codes pour forcer des cartes de crédit de porteurs de différents pays». Le gain matériel est ici présent, tout comme l’orgueil et l’excès de confiance, car le monde sombre du piratage est peut-être difficile à cerner, mais il ne faut jamais croire qu’il est impossible de détecter les délits d’un hacker si doué et si futé qu’il puisse être (…)» [Aboussi2006, URL]

La pauvreté et l´ambition d´être riche

«L’ambition dont on n’a pas le talent est un crime», disait Chateaubriand dans son livre, «Mémoire d’outre-tombe». Faute des moyens, l´ambition d´être riche oblige certains jeunes de se livrer aux activités criminelles les plus simples comme des crimes sur l´Internet.

Le chômage grandissant

 De plus en plus d’informaticiens et d´autres jeunes sans emploi s’équipent de trousse à outils du cybercriminel, crimeware toolkit.

Une mauvaise organisation du personnage des Cybercafés

La non maîtrise des infrastructures des nouvelles technologies de l´information et de la communication empêche les personnages des centres des cybercafés de ne pas maîtriser les réseaux de leurs propres infrastructures. De plus on peut noter, l´absence de sensibilisations des parents dont les fils et filles passent toute leur journée dans des cybercafés.

Comment réagir face á cette violence?

La lutte contre les abus de l´internet est non seulement une question de mesures de sécurité et de lois. La meilleure prévention consiste à empêcher les gens (innocents et coupables) de se lancer dans un extrémiste abusif sur le web, en premier lieu, ou pour les convaincre de se détourner de ces idées et méthodes. L´éducation sur l´éthique du web devient ainsi un impératif quotidien.

Ainsi, cette tâche ne peut pas être laissée à un petit nombre d'autorités locales, et acteurs à traiter. C´est une tâche qui demande un travail quotidien d´éducation, d´échanges des idées, de sensibilisation, et de mobilisations de fond sur une plateforme, et sur le terrain.

D´ailleurs, la nature du phénomène nécessite de travailler avec un large éventail de partenaires privés, publiques, aussi bien qu´avec les innocents et coupables,  surout,  les jeunes  pour acquérir une meilleure compréhension des comportements de ses malfaiteurs sur le terrain, et des tactiques, et pour atténuer ou prévenir cette activité.

Les contributions de K4DWB dans cette lutte

La lutte contre les abus de l´internet est une lutte commune. Une lutte de tout le monde. L´organisation non gouvernementale K4DWB pense que les personnes les mieux placées pour lutter contre le phénomène sont les personnes (parents, amis, éducateurs, des organisations de soutien au développement durable local etc.) qui travaillent sur le terrain pour faire comprendre aux innocents et coupables comment les réseaux sociaux peuvent contribuer au développement économique, social, culturel, environnemental, et politique de leur communauté si ces réseaux sont bien utilisés.

De plus, il faut reporter des problèmes de cybercriminalités, et du développement sur le terrain á travers une plateforme accessible 24x24  pour tout le monde pour tirer l´attention des industries de web et agences de développement.

À travers ses expériences et ses  réseaux de volontaires, le ONG K4DWB dispose d´une connaissance approfondie du terrain sur la façon de traiter cette question d ´une grande importance morale et culturelle. Cette une question qui nécessite une sensibilisation quotidienne offline et on-line des jeunes.

Afin de contribuer, et surtout, d´aider les praticiens de premières lignes locales, et de faciliter l'échange d'expériences et de bonnes pratiques entre eux, K4DWB va mettre sur place un espace virtuel et physique bien sécurisé d´interaction, d´échanges sur les mauvaises et les bonnes pratiques des réseaux Web,  aussi bien d´engager nos volontaires de tous les coins  dans l'examen des questions relatives au développement, que ce soit le changement climatique, le terrorisme, l´immigration illégale,  la pauvreté ou d´autres questions qui les concernent ou qui consernent d'autres personnes à travers le monde.

Ensuite, l´espace servira de  multiplier des programmes, d´educations,  de sensibilisations sur des questions relatives au développement,  sur les bonnes pratiques de l´ utilisation de l´internet par le biais de son programme Field Operations Program and Support

*C´est pourquoi K4DWB fait appel á un soutien financier, et á un partenariat  avec les  organisations interessées pour l´établissement commun de  cette plateforme. Merci bien*.

Source

Cet text  est extrait et adapté du livre Amouzou BEDI (Autor). Un livre qui m´a permis d´analyser et de faire comprendre á tout le monde les raisons (le chômage, la vengeance, l´innocence des internautes, l´irresponsabilités des parents, le manque d´information, d´éducation et de cadre juridique, mauvaise organisation etc.) de cette galopante cybercriminalité en Afrique et les techniques de dupes et des pratiques mystiques (bonne frange de la jeunesse, photos des femmes, pratiques occultes, méthodes de «Broutage», arnaques, crime pour se chercher, crime comme signe de courage etc.) qu´utilisent ces malfaiteurs pour escroquer les autres. J´ai essayé de définir des démarches, des difficultés, des approches de solution, et des méthodologies propices à utiliser pour combattre la cybercriminalité en Afrique ou ailleurs sans négliger le rôle de l´éducation, le rôle de la famille, le rôle de la religion, le rôle de l´État, le rôle des ONG, le rôle de la communauté internationale etc.

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