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L’expérience de Nicolas, volontaire européen à Kouvola

De retour d’1 an en Finlande, Nicolas, 25 ans, partage ses découvertes et son ressenti sur le service volontaire européen (SVE) !

Pourquoi as-tu décidé de partir en SVE ?

Je voulais voyager et rencontrer un maximum de personnes pour échanger ma culture avec d'autres. Je suis parti à un moment de ma vie où j'avais besoin de respirer, de me changer les idées, et aussi sans doute de préciser un peu plus ce à quoi ressemblerait mon avenir.

 

Quel était ton parcours jusque-là ? 

J'ai un parcours plutôt varié : j'ai étudié les mathématiques, l'informatique et l'économie, avant de faire 2 ans en école de cinéma, puis de travailler dans le développement personnel. L'année prochaine, je suivrai des études de langues (anglais/espagnol).

 

Quels objectifs t’étais-tu fixé ?

J'avais plein d'idées en tête avant mon départ : savoir tenir une conversation en finnois – bon, je n'ai pas trop réussi, ce n'est pas facile le finnois... mais je sais dire « j'aime le chocolat », la base pour un grand gourmand comme moi ! –  Je voulais aussi voir des aurores boréales, goûter des plats typiques, faire du chien de traîneau, et tout ça, c'est dans la poche !

 

Quelles démarches as-tu entrepris ?

Il faut s'y prendre tôt, en début d'année pour un SVE débutant en août/septembre. Personnellement, j'ai pris connaissance du SVE vers mars/avril et j’ai postulé dans les temps mais je n'ai pas reçu de réponse favorable. Puis vers fin juin, ma structure d’envoi – le CIDJ – m'a informé de quelques projets déjà subventionnés qui n'attendaient plus que des candidats. J'ai postulé pour le projet en Finlande et j’ai été pris !

 

Peux-tu décrire tes missions de volontariat ?

Je travaillais dans le centre de jeunesse Haali de la ville de Kouvola, parfaitement équipé : jeux-vidéo, salle de musculation, salle de détente avec billards, baby-foot et télé, ainsi qu'une cuisine aménagée pour les après-midis « pâtisserie ». Je m’occupais d’ados de 11 à 17 ans. Nous jouions et discutions beaucoup ensemble. Le mercredi par exemple, je travaillais au centre à 12h puis enchaînais avec un cours de salsa/bachata à 17h et avec mon cours de finnois à 18h30.

 

Parlais-tu anglais/finnois avant de partir ? Et maintenant ?

Mon anglais était assez basique, quant au finnois, je n'avais absolument aucune notion de cette langue avant mon voyage. Maintenant, mon anglais s'est clairement amélioré (surtout à l'oral). Les Finlandais parlent tous très bien anglais, et ce, dès leur plus jeune âge. Ils commencent à apprendre l'anglais vers 9 ans et la télé est remplie de programmes anglophones sous-titrés en finnois. L'anglais est omniprésent et bien plus compréhensible qu’au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis car les Finlandais n'ont pas un fort accent.

 

As-tu participé aux séminaires ?

J'ai participé à 2 séminaires : le 1er au début de mon SVE et le 2ème à mi-parcours. Durant le 1er séminaire, j'ai rencontré plusieurs dizaines d'autres volontaires SVE venus de toute l'Europe. C'était vraiment sympa et on a pu se revoir tout au long de l’année. Les séminaires sont parfaits pour créer des liens, surtout en début de projet où tout est nouveau. Lors du séminaire de mi-parcours, c’était l’occasion de se retrouver, c'est marrant de voir comment les choses ont évolué, comment les gens ont changé. Les séminaires servent aussi à se forger, à apprendre à travailler en groupe, à accepter les différences culturelles et non à les juger, à faire preuve d'empathie là où on se contenterait d'entrer en conflit. On apprend beaucoup sur les autres, mais aussi sur soi.

 

Quelle est ton meilleur souvenir de SVE ?

Probablement mes quelques jours passés dans un élevage de 15 huskies ! N'ayant pas l'habitude d'être autant « entouré » j'étais un peu intimidé au début, puis après un jour ou deux je participais volontiers au festival de caresses ! Puis un matin en me réveillant, on m'a dit « enfile tes vêtements, tes baskets et viens », je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je suis sorti de la caravane (oui, c'est ça aussi faire un SVE !) et là, on m’a montré comment mettre un harnais à un des chiens, faire quelques réglages et hop, me voilà à l'arrière du quad pour savourer 20 minutes de pure bonheur. C'était sacrément impressionnant, ça n'a l'air de rien, mais 3 chiens, ça a beaucoup de force ! Ça a été dur de leur dire au revoir à tous...

 

Et avec les Finlandais, comment ça s'est passé ?

Les Finlandais sont très respectueux et pudiques, voir un peu timides. Lorsqu’on se met à parler avec eux, on se rend compte qu'ils ont beaucoup à dire, et ils vous invitent volontiers à prendre un café avec eux.

 

Quelles étaient tes conditions d'hébergement ?

Je vivais en colocations avec 2 autres personnes, une Allemande de 18 ans, et une Italienne de 26 ans. Nous avions des cultures et modes de vie différents, il était donc impératif de mettre en place des règles pour vivre ensemble. Notre appartement était très confortable, nous avions chacun notre chambre, un balcon, une cuisine, un grand salon et... un sauna suffisamment confortable pour accueillir 3-4 personnes, très agréable en hiver et pour y inviter des amis à y prendre une bière !

 

As-tu une anecdote à partager ? 

C'était un vendredi soir, on voulait faire la fête dans le centre-ville avec quelques amis, mais ils étaient fatigués et on était en train de rentrer. Puis, en bas de chez moi, j'aperçois quelques jeunes sur des vélos, je leur dis « Hello, are you exchange students? », ils m'ont répondu en français, et invité à les suivre ! C'est comme cela que j'ai appris que je vivais en face de 2 appartements remplis d'étudiants Erasmus, avec qui j'ai continué de faire énormément de sorties. J'ai même voyagé dans d’autres pays avec eux. Parfois, aller vers les gens peut nous mener très loin. Sans ce « Hello », je n'aurai jamais rencontré tous ces étudiants, je n'aurai jamais fait autant de soirées, je ne serai jamais allé en Estonie, en Suède, en Russie et à Saint-Pétersbourg, je n'aurai jamais eu cette fabuleuse rencontre avec tous ces huskies et enfin, je n'aurai jamais rencontré la fille avec qui je suis actuellement. Des fois, c'est fou comment un élan d'audace peut nous mener loin !

 

Penses-tu que ton regard ait changé sur la Finlande ?

Pas vraiment car je n’avais pas d’attente spécifique, mais je dirai plutôt que maintenant, j’ai une idée de ce qu’est la Finlande, ses habitants, ses lieux et sa culture. Je suis toujours aussi admiratif de leur incroyable politesse. Il y a beaucoup de villes où les gens ne ferment même pas leur porte à clé, le taux de délinquance est incroyablement bas. Le respect d'autrui est quelque chose d’évident là-bas, le soir en sortant de chez soi, on ne ressent aucune inquiétude, j'adore le côté paisible de ce pays.

 

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

C'est la première fois que je devais m’occuper de ma nourriture, gérer mon argent, nettoyer l'appartement. J’ai pris une indépendance considérable ! Pas facile au début, on prend ses marques par la suite et on ajuste au fur et à mesure. Je pense que j'ai aussi très bien réussi à faire comprendre mon point de vue dans mon travail en tenant compte des différences de culture, ce qui n'est pas évident non plus.

 

Qu'est ce qui aurait pu améliorer ton expérience ?

Peut-être qu'il fasse moins froid ? Jusqu'à -20° en hiver, ça calme !

 

As-tu un conseil à donner aux jeunes qui hésitent à partir ?

Ne partez pas ! Passez-moi votre billet, je veux y retourner ! Blague à part, cette expérience risque bien d'être l'une de plus belles de votre vie, vous découvrirez de nouvelles cultures, de nouveaux lieux, vous ferez plein de rencontres et créerez d'incroyables souvenirs alors… foncez !