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Informations et possibilités pour les jeunes en Europe

Etudes médicales à l’étranger

© Andrey Kiselev - Fotolia
Tu fais partie de ces étudiants français qui envisagent un parcours de médecine à l’étranger ? Pourquoi pas, mais à condition de prendre en compte un certain nombre de critères...

Conditions d’accès et cursus différents selon les pays

  • La langue d’enseignement

Le français : Etudier dans un pays francophone comme la Belgique, le Québec ou la Suisse n’est pas si simple. La Belgique limite les entrées d’étudiants étrangers, les universités de médecine québécoises admettent un ou deux étudiants internationaux par an. En Suisse, les français n’ont pas accès aux études de médecine. En Roumanie, à l’université de médecine et pharmacie de Cluj, les étudiants commencent leur cursus en français (cinq ou six premières années) mais le terminent en roumain.

 

L’anglais : Des informations sur les enseignements en anglais sont disponibles sur les sites Etudier en Europe en anglais et Opportunités d'études et de formation en EuropeTu peux aussi consulter le site de l’université de médecine qui t’intéresse. Le ministère de l’Education ou de l’Enseignement supérieur de chaque pays les répertorie. Pour l'Europe, consulte Euroguidance France. L’université d’accueil vérifiera ton niveau de langue. Informe-toi sur l’examen requis : IELTS, TOEFL, CLES.

  • La sélection des candidats

Elle s’effectue sous forme de concours écrit, d’entretien ou sur dossier. La Belgique a instauré un quota d'étudiants non-résidents (30 %) ainsi qu'un concours à la fin de la première année de faculté francophone de médecine et de dentaire. Elle exige un test d’orientation et procède ensuite à un tirage au sort. Plus d’informations.
Certains pays n’appliquent pas de numerus clausus ou de concours mais réalisent des sélections pendant le cursus.

  • L’organisation des études

Il existe plusieurs schémas d’études selon les pays. La durée de formation théorique des études médicales en Europe varie entre deux ans (Allemagne, Malte, Suède), trois ans (Bulgarie, Danemark, Espagne, Grèce, Pays-Bas, Monténégro, Pologne, République Tchèque) ou quatre ans (Suisse). Quel est le modèle pédagogique utilisé pendant le cursus selon les pays ? Quelles sont les modalités d’accès et de déroulement de l’internat, le statut de l’externe (étudiant ou pas, rémunéré ou pas). Quelles sont les spécialisations proposées selon les pays ? Plus d’informations.

  • Le coût des études et le coût de la vie

Les frais d’inscription annuels peuvent différer d’une université à l’autre dans un même pays, c’est pourquoi il est important de consulter le site de l’université qui t’intéresse. Quelques tarifs :

- 184 à 1 316 € en France

- 1 800 € environ à l’université de Cluj en Roumanie

- 9 000 à 14 000 € la première année dans les universités polonaises

- 2 000 € à l’université d’Utrecht aux Pays-Bas

- Entre 835 € à 4 175 € à l’université de Liège en Belgique

 

Il faut aussi t’informer sur le coût de la vie (prix du logement, de la nourriture, des transports, etc.) dans la ville où tu as choisi de faire tes études. Plus d’informations.

 

Revenir en France

  • Poursuivre ses études médicales, pas toujours simple…

La reconnaissance de la formation effectuée à l’étranger dépend de la directive européenne 2005/36/CE qui détermine certaines conditions de formation des médecins (articles 24 à 30). Tu peux également être soumis à une « mesure compensatoire » si la formation reçue est jugée trop différente de celle requise pour exercer en France. Si tu envisages de faire des études médicales à l’étranger, il vaut mieux t’informer avant de partir sur quand et comment reprendre tes études en France.

  • Exercer la profession de médecin

La médecine fait partie des professions réglementées en Europe, il est donc possible d'exercer en France avec un diplôme de médecine obtenu dans un autre pays de l'Union européenne après avoir contacté le Conseil national de l’ordre des médecins.
Les détenteurs d’un diplôme médical obtenu hors de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ne peuvent exercer sans demander autorisation au ministère des affaires sociales. Plus d’informations.