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Partir en SVE, l'expérience réussie de Clémence

Clémence a 22 ans. Après une licence de sociologie elle décide de faire un break et de partir en Service volontaire européen (SVE) dans une association en Croatie. Dix mois très riches.

Quelle était ta motivation pour partir en SVE ?

J’ai décidé de partir en SVE parce que je voulais avoir une année de coupure après ma licence de sciences sociales avant de m’inscrire en master d’anthropologie. J’avais besoin de vivre autre chose et de réfléchir à mon projet professionnel. En cherchant ce que je pouvais faire pendant cette année sabbatique, j’ai découvert le SVE en participant à une réunion d’information au CIDJ. J'ai trouvé un projet de SVE qui m’a beaucoup intéressé : un SVE en Croatie pour lequel il fallait organiser des activités très différentes. Je voulais partir à l’étranger pendant quelques temps, mes limites étant « plus que six mois mais moins d’un an ». Le projet que j’ai trouvé durait dix mois, ce qui était parfait pour moi !

 

En quoi consistait ta mission en SVE ?

Mes missions étaient très variées. J’ai eu des responsabilités, j’étais chargée d’organiser des journées d’action. Mon projet s’appelait « Mark my day » et j’étais chargée de « marquer » différents jours dans l’année. Par exemple, pour la Journée mondiale contre le SIDA, j’ai organisé une soirée dans un bar où on distribuait des préservatifs. Pour la Journée internationale des droits des femmes, j’ai organisé une exposition bilingue français-anglais sur des femmes françaises et des femmes croates. J’ai aussi organisé de mon propre chef une chasse au trésor sur le SVE. Parallèlement à ces journées,  je donnais des cours de français aux habitants, j'animais des ateliers de musique, je jouais de la mandoline et je chantais auprès d’enfants handicapés. C’était très prenant et je me suis beaucoup amusée.

 

Quels moments forts retiens-tu de ton expérience ?

Il faut savoir qu’un SVE ne se fait pas à la légère, il faut être très motivé, pour pouvoir faire face aux moments plus difficiles. Parfois je me suis demandée « mais qu’est-ce qui m’a pris de faire ce truc ? ». Se retrouver dans un endroit inconnu, sans parler la langue, au début c'est très stressant, on a des doutes. Mais au final ça en vaut vraiment la peine. J'ai réalisé que c'était normal d'être un peu inquiète au début face à un environnement inconnu et c’est très positif aussi de constater qu’après quelques temps on se sent en confiance. On s’installe, on se fait des amis, et tout se passe bien. Alors on reste pour le SVE, puis on se rend compte qu’il est passé à toute vitesse, et qu’on aimerait bien rester plus longtemps ! J’ai eu de la chance d’être dans une structure d’accueil qui me convenait, et je me suis très bien entendue avec ma tutrice et ma référente, qui sont devenues mes amies !

 

Peux-tu nous parler de l'après SVE ?

Je suis toujours en contact avec l’association dans laquelle je suis partie, et j’espère aller les voir, peut-être pendant les vacances d’été. Ce projet m’a encore plus donné envie de partir à l’étranger, et j’espère faire d’autres voyages aussi riches en expériences ! Je pense que c’est très bien de faire un SVE pour découvrir une autre manière de vivre, de penser, avoir un autre point de vue sur le monde. Côté langues, je parlais anglais et j’ai bien progressé et j’ai appris également les bases du croate. Je me suis fait de très bons amis, j'ai gagné en confiance en moi et je me sens bien dans mes études d'anthropologie. C’est une expérience vraiment réussie !

Publié: Mer., 30/10/2013 - 15:42


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