|
|
|
|
|
MEMO/08/462 Bruxelles, le 2 juillet 2008 Les instruments et politiques communautaires en faveur de l’intégration des RomsPourquoi la Commission a-t-elle élaboré ce rapport? En décembre 2007, le Conseil européen a, pour la première fois, reconnu que les Roms devaient faire face à une situation très particulière dans l’Union européenne (UE). Dans leurs conclusions, les dirigeants européens ont invité les États membres et l’Union à tout mettre en œuvre pour améliorer l’inclusion des Roms. Ce rapport constitue la réponse de la Commission à cet appel. Les principaux instruments et politiques disponibles y sont examinés, et la façon dont les enseignements tirés peuvent être utilisés pour en accroître l’efficacité y est esquissée. Combien y a-t-il de Roms dans l’UE? On ne dispose d’aucun chiffre précis: le nombre de Roms vivant dans l’UE fait l’objet de force conjectures, et les données le plus souvent citées se fondent sur des estimations, ce qui confirme combien la collecte de données relatives aux ethnies reste un sujet sensible dans une série d’États membres. Il est clair, toutefois, que la population rom se chiffre en millions de personnes, et que le nombre de Roms dans l’UE s’est accru considérablement avec l’adhésion des douze nouveaux États membres. Qui sont les «Roms»? Aux fins du rapport, le terme de «Rom» est utilisé pour désigner, de façon générique, des groupes de personnes qui partagent des caractéristiques culturelles plus ou moins similaires ainsi qu’un passé de marginalisation persistante dans les sociétés européennes: les Roms, les Sintés, les Gens du voyage, les Ashkali, les Kalés, etc. La Commission européenne est bien consciente du débat permanent que suscite l’utilisation du terme «Rom»; il n’entre nullement dans ses intentions d’«assimiler» aux Roms – culturellement s’entend – les membres de ces autres groupes. Elle considère néanmoins que le recours au terme générique de «Rom» est à la fois pratique et justifiable dans le contexte d’un document stratégique abordant avant tout des questions d’exclusion sociale et de discrimination, et non des questions particulières d’identité culturelle. Que fait l’UE pour améliorer la situation des Roms? L’action de l’UE se fonde sur quatre piliers: des droits, des politiques, un soutien financier et des actions de sensibilisation.
En partenariat avec l’Open Society Institute, la Commission organise un programme de stages à l’intention de jeunes diplômés roms, dix d’entre eux travaillant comme stagiaires à la Commission pendant cinq mois. Quelles actions supplémentaires peut-on envisager? Les plus importantes conclusions du rapport sont:
Quelles sont les pratiques exemplaires à suivre? Le rapport des services de la Commission met en lumière des initiatives couronnées de succès – ayant, pour la plupart, bénéficié du soutien financier des Fonds structurels européens –, dont des programmes et des projets en matière d’éducation et de formation, de sensibilisation aux droits et aux obligations dans le contexte de la lutte contre la discrimination, d’accès aux services de santé, d’urbanisme et d’amélioration des infrastructures. Les meilleurs résultats ont été obtenus par des programmes intégrés s’attaquant à toute la panoplie des problèmes et non à l’un d’entre eux seulement. De plus, si les plus belles réussites ciblaient les Roms, elles n’excluaient pas pour autant les membres d’autres minorités ethniques ou ceux de la population majoritaire qui connaissent la même situation. Un exemple concret nous vient d’Espagne, où le programme ACCEDER a permis que plus de vingt mille contrats de formation professionnelle sur mesure et d’intégration au marché du travail soient conclus avec des Roms. Quelles sont les prochaines étapes? La communication et le document de travail des services de la Commission publiés aujourd’hui viendront alimenter les réflexions du sommet européen consacré aux Roms qui se tiendra à Bruxelles le 16 septembre 2008 et rassemblera des représentants des Institutions européennes, des États membres et de la société civile. Les résultats de cette manifestation ainsi que d’autres contributions importantes apportées au cours des mois à venir (dont les prochains rapports du Comité économique et social européen et du Parlement européen) aideront la Commission à évaluer la voie à suivre en 2009. IP/08/1072: La Commission européenne préconise une action commune contre l’exclusion des Roms IP/08/1070: La Commission propose un agenda social renouvelé pour donner aux citoyens les outils et l'aide dont ils ont besoin dans l'Europe du XXIe siècle |