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IP/09/ 1262 Rome, le 31 août 2009 La Commission européenne et l’industrie cosmétique cofinancent des recherches pour réduire le recours à l’expérimentation animale Aujourd’hui, lors du septième congrès mondial sur les alternatives à l’utilisation des animaux en sciences de la vie, à Rome, la Commission européenne et l’industrie cosmétique européenne ont présenté leur effort financier conjoint en faveur de la recherche sur les méthodes de substitution pour l’évaluation de l’innocuité. Le 30 juillet 2009, la Commission européenne a lancé un appel à hauteur de 25 millions d’euros pour des propositions dans ce domaine, et l’industrie cosmétique européenne, représentée par la Colipa (l’association européenne de l’industrie cosmétique) s’est engagé à fournir le même montant. En conséquence, jusqu’à 50 millions d’euros seront alloués à des projets de recherche qui visent à poser les fondements scientifiques d’essais d’innocuité futurs plus rapides et plus économiques que les expérimentations animales. M. Janez Poto čnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche, et le vice-président Günter Verheugen ont déclaré: «nous sommes fiers de cette coopération inédite entre le secteur privé et la Commission européenne. Elle montre que nous sommes déterminés à éviter l’utilisation des animaux dans la recherche tout en rendant plus sûrs les produits pour les consommateurs. Le fait de disposer de méthodes de substitution plus rapides, plus économiques et plus fiables permettra à la fois d’assurer une meilleure sécurité et de renforcer la compétitivité des entreprises européennes. La mise en commun de ressources avec des partenaires privés, en l’occurrence avec l’industrie cosmétique, est indispensable pour financer la recherche de pointe à long terme permettant de relever ces défis.» M. Bertil Heerink, directeur général de la Colipa, a déclaré: «Depuis plus de 20 ans, l’industrie cosmétique cherche à réduire l’utilisation des animaux dans le cadre des essais d’innocuité. Notre secteur est heureux de pouvoir contribuer au financement de cette initiative, qui joue un rôle essentiel afin d’assurer le remplacement, à terme, de toutes les expérimentations animales par des méthodes de substitution dans le domaine scientifique complexe de la toxicité systémique.» Pourquoi des recherches sont-elles nécessaires? L’appel à proposition porte sur la «toxicité systémique à dose répétée». Ce type d’étude vise à prévoir la toxicité de l’utilisation répétée, sur une longue période, de substances telles que celles couramment employées dans les cosmétiques. En dépit des progrès considérables réalisés dans le domaine des méthodes d’expérimentation non animales, il reste des lacunes à combler en matière de connaissances scientifiques afin de réduire encore l’utilisation des animaux lors des essais d’innocuité tout en continuant à garantir la sécurité des produits cosmétiques. Sur quoi portera la recherche? En réponse à son appel, la Commission européenne attend des propositions de projets de recherche auxquels participe un large éventail de partenaires dans toute l’Europe et qui portent sur les sujets suivants:
Il est à noter que
Comment les recherches seront-elles financées? La coopération entre la Commission européenne et Colipa permettra de financer jusqu’à 100 % des coûts admissibles des projets retenus. Contexte Pour la Commission, il est absolument nécessaire de mettre au point des méthodes de substitution aux expérimentations animales. Le principe des 3 R ( Replacing, Reducing and Refining: remplacer, réduire et perfectionner les expérimentations animales) sous-tend plusieurs textes législatifs communautaires, notamment la directive sur les animaux utilisés à des fins scientifiques, le règlement REACH (sur les substances chimiques et leur emploi) et la directive cosmétiques. Sur 20 ans, la contribution de l’UE à la recherche sur des méthodes de substitution, financée au titre du programme-cadre européen pour la recherche et le développement technologique, s’est élevée à environ 200 millions d’euros. Le Centre commun de recherche de la Commission héberge aussi le Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (ECVAM) et il a récemment lancé le site web TSAR pour suivre le développement de nouvelles méthodes d’essai de substitution. La Colipa, l’association européenne de l’industrie cosmétique, représente plusieurs milliers d’entreprises du secteur européen des produits cosmétiques. La Colipa joue un rôle de premier plan pour le développement de méthodes d’essai de substitution et coopère déjà avec la Commission européenne et avec d’autres associations sectorielles par l’intermédiaire du Partenariat européen pour la promotion des méthodes de substitution à l’expérimentation animale (EPAA). Pour plus d’informations: L'appel à propositions FP7-HEALTH-2010-Alternative-Testing Colipa (association européenne des industries cosmétiques) http://www.colipa.eu/about-colipa.html Partenariat européen pour la promotion des méthodes de substitution à l’expérimentation animale http://ec.europa.eu/enterprise/epaa/index_en.htm Méthodes de substitution ayant reçu le soutien de l’UE http://cordis.europa.eu/documents/documentlibrary/106691831EN6.pdf ECVAM http://ecvam.jrc.ec.europa.eu/ TSAR |