IP/08/473
Bruxelles, le 28 mars 2008
Nouveau Fonds de 80 millions d'euros pour la
promotion de l'efficacité énergétique et des énergies
renouvelables dans la lutte contre le changement climatique dans les pays en
développement.
Le Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité
énergétique et des énergies renouvelables (Geeref).
Dans le cadre de ses initiatives visant à
lutter contre le changement climatique, la Commission européenne a
créé un Fonds, le Geeref, afin de mobiliser l'investissement
privé dans des projets liés à l'efficacité
énergétique et aux énergies renouvelables dans les pays en
développement et les économies en transition. La Commission dopera ce
Fonds destiné aux projets de petite envergure par une contribution de
80 millions d'euros sur les quatre prochaines
années.
Aujourd'hui, quelque 1,6 milliard de personnes vivant dans les pays les plus
pauvres de la planète n'ont toujours aucun accès permanent à des
services énergétiques fiables. Parallèlement, les instigateurs
des projets de promotion de l'efficacité énergétique et des
énergies renouvelables peinent à attirer des capitaux commerciaux, le
manque de capital-risque étant une préoccupation croissante. Ce Fonds,
espère-t-on, mobilisera les financements privés, dans les petits
projets en particulier, ce qui aura pour effet d'accélérer la mise au
point, le transfert et le déploiement de technologies respectueuses de
l'environnement et contribuera ainsi à approvisionner les populations des
régions les plus pauvres du monde en énergie sûre et non
polluante.
Pour expliquer les motivations qui ont présidé au lancement de ce
Fonds, M. Louis Michel, membre de la Commission chargé du
développement et de l'aide humanitaire, et M. Stavros Dimas,
membre de la Commission chargé de l'environnement, ont déclaré:
«Les pays en développement doivent avoir accès à une
énergie non polluante à un prix abordable: c'est un préalable au
développement durable. Ce Fonds favorisera les investissements privés
et deviendra une véritable source de développement durable, en
particulier pour l'Afrique».
Le but du Geeref est d'aider à surmonter les obstacles à
l'investissement en offrant de nouvelles possibilités de partage des
risques et de cofinancement, afin de mobiliser les investissements nationaux et
internationaux. Ce Fonds mondial de capital-risque innovant fera un usage
modéré de l'argent public pour mobiliser l'investissement privé
dans des petits projets liés à l'efficacité énergétique
et aux énergies renouvelables dans les pays en développement et les
économies en transition. La priorité ira au déploiement de
technologies respectueuses de l'environnement ayant déjà fait leurs
preuves sur le plan technique.
Ce Fonds est la première initiative concrète dérivant de
«l'initiative européenne en faveur d'une énergie propre et
renouvelable, de l'efficacité énergétique et de la lutte contre
le changement climatique dans le cadre du développement». Par ce
Fonds, la Commission donne suite à ses engagements de lutter contre le
changement climatique et de transférer les technologies propres vers les
pays en développement. L'Union européenne se conforme ainsi à
l'accord adopté à Bali, qui prévoit que les négociations
relatives à un cadre global pour les changements climatiques seront
achevées d'ici la fin de 2009.
Mode de fonctionnement du Geeref
Le Geeref investira dans des sous-fonds régionaux pour la région
Afrique, Caraïbes et Pacifique (région ACP), l’Afrique du Nord,
les pays d’Europe de l’Est non membres de l’UE,
l’Amérique latine et l’Asie. L’accent sera mis sur les
investissements d’un montant inférieur à 10 millions
d'euros, ceux-ci étant le plus souvent ignorés par les investisseurs
commerciaux et les institutions financières internationales.
La Commission a l'intention de doter le Geeref de 80 millions d'euros pour la
période 2007-2010, afin de donner un coup de fouet à cette
initiative. La dotation initiale totale par les sources publiques et
commerciales devrait être comprise entre 150 et 200 millions d'euros,
ce qui devrait permettre de mobiliser au moins 300 millions d'euros de
capital-risque supplémentaire, voire, à plus long terme, jusqu'à
1 milliard d'euros. À ce jour, plusieurs États membres de l'Union
européenne et de l'Espace économique européen ont d'ores et
déjà fait part de leur intérêt à contribuer à ce
Fonds.
Cette initiative, soutenue par le Parlement européen, est mise en
œuvre avec le soutien du Fonds européen d’investissement.