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MM. Barroso et Fillon s’entretiennent de la crise financière avec les partenaires sociaux européens

Référence:  IP/08/1505    Date:  15/10/2008
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IP/08/1505

Bruxelles, le 15 octobre 2008

MM. Barroso et Fillon s’entretiennent de la crise financière avec les partenaires sociaux européens

Le Président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, et le Premier ministre de la République française, M. François Fillon – pour la présidence du Conseil de l’Union européenne – ont rencontré ce matin des représentants des employeurs et des travailleurs afin de discuter des répercussions de la crise financière sur l’« économie réelle » et, singulièrement, sur la croissance et l’emploi. À l’ordre du jour du Sommet social tripartite d’aujourd’hui figuraient aussi les conséquences du changement climatique et de la politique énergétique pour l’emploi et la cohésion sociale, y compris les perspectives qui s’offrent en matière d’« emplois verts ». Le commissaire à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances, M. Vladimír Špidla, et des représentants des deux prochaines présidences du Conseil (qui seront successivement assumées par la République tchèque et la Suède) étaient au nombre des participants.

M. Barroso a déclaré : « Face à la crise financière actuelle, les États membres de l’Union européenne montrent qu’ils sont capables d’agir ensemble pour assurer la viabilité de notre système financier et économique, de manière à protéger les citoyens. La transformation de l’économie européenne en une économie à faibles émissions de CO2 est une autre manière de construire une Europe plus durable. J’appelle les États membres à adopter le train de mesures relatives à l’énergie et au changement climatique d’ici à la fin de l’année. »

Pour sa part, M. Špidla a indiqué : « Nous comprenons les préoccupations des travailleurs au sujet de leur emploi en ces temps incertains. Mais, grâce aux réformes du marché du travail qui ont été menées ces dernières années à travers l’Europe, nous sommes désormais mieux à même de nous adapter au changement. La flexisécurité fournit un cadre qui se prête à la poursuite et à l’approfondissement de ces réformes. Toutefois, nous ne devons pas laisser l’incertitude du moment nous détourner des problèmes de demain : il se peut que des emplois disparaissent dans les secteurs gourmands en énergie, mais ces pertes peuvent être plus que compensées par la création d’emplois verts. Il serait faux de penser que le passage à une économie verte est incompatible avec une baisse de l’activité économique. »

Les dirigeants de l’Union européenne ont entendu le point de vue des partenaires sociaux sur la manière d’apaiser l’agitation des marchés financiers mondiaux et de venir à bout de la crise bancaire. Les participants ont souligné la nécessité d’analyser soigneusement les éventuelles retombées de la crise financière sur le marché de l’emploi.

À l’occasion du Sommet, dirigeants et partenaires sociaux européens ont également débattu les conséquences du passage à une économie à faibles émissions de CO2 pour l’emploi et la situation sociale. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Bureau international du travail (BIT) viennent de publier une étude[1] qui met en lumière le potentiel général offert par les nouveaux emplois verts dans des domaines tels que les technologies non polluantes, les énergies renouvelables, la construction sobre en énergie, les services environnementaux et le recyclage. Les partenaires sociaux européens [Confédération européenne des syndicats (CES), Union des confédérations de l’industrie et des employeurs d’Europe (BusinessEurope), Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d'intérêt économique général (CEEP) et Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME)] ont ouvert des discussions sur la façon dont ils peuvent traiter les conséquences pour l’emploi de la politique en matière de changement climatique et d’énergie dans le contexte de leur futur programme de travail consacré au dialogue social. Ils peuvent jouer un rôle dans la réduction des émissions de CO2 en adaptant, par exemple, l’organisation du travail et en préparant les entreprises, les travailleurs et les marchés de l’emploi aux changements à venir.

Contexte

Le Sommet social tripartie se réunit deux fois par an, avant les réunions de printemps et d’automne du Conseil européen, de manière à permettre un échange de vues entre les partenaires sociaux, la Commission et les Premiers ministres et ministres de l’Emploi de l’État membre assumant la présidence du Conseil et de ses deux successeurs immédiats. L’ordre du jour de ces sommets est toujours étroitement lié aux thèmes dont discuteront ensuite les chefs d’État et de gouvernement.

Pour de plus amples informations

Dialogue social européen

http://ec.europa.eu/socialdialogue


[1] http://www.ilo.org/integration/greenjobs/lang--fr/index.htm