|
|
|
IP/08/1426 Bruxelles, le 29 septembre 2008 La recherche dans le domaine de la sécurité pour un monde plus sûrRendre l’Europe plus sûre pour ses citoyens tout en préservant les droits civiques et les libertés, tel est l’objectif de la recherche européenne sur la sécurité. Grâce à la coopération et à la coordination des efforts au niveau européen, l’Union est mieux à même de comprendre les risques présents dans un monde en constante évolution et d’y répondre tout en améliorant sa compétitivité. Des solutions technologiques novatrices telles que les systèmes avancés de vidéosurveillance dans les stades publics facilitent la tâche des autorités de sécurité. Il s’agit d’un nouveau projet de recherche mené en commun par les administrations en charge de la sécurité de 23 pays européens et une agence des Nations unies. Ce projet vise à tirer parti de l’expérience de chacun, à éviter les activités redondantes et à obtenir une masse critique de ressources. Le réseau de recherche, baptisé EU-SEC II, est financé par la Commission européenne au titre du 7e programme-cadre pour la recherche. Cette action concrète parmi beaucoup d’autres est présentée aujourd’hui à la troisième conférence européenne de recherche en sécurité.Le vice-président Günter Verheugen, en charge de la politique des entreprises et de l’industrie, ce qui inclut la recherche dans le domaine de la sécurité, a déclaré: «Le risque permanent d’attaques terroristes et de catastrophes naturelles ne doit pas conduire à limiter les libertés des citoyens européens. La Commission a décidé en conséquence de financer des efforts de recherche ciblés dans l’ensemble de l’UE. La recherche en matière de sécurité peut nous fournir les outils nécessaires pour améliorer la sécurité tout en préservant nos libertés. Nous devons renforcer la sécurité mais aussi éviter les solutions du genre «big brother». La recherche d’un juste équilibre reste problématique dans une Europe où la diversité historique est évidente. D’où la nécessité de s’intéresser également aux travaux de recherche non technologique. Le solide programme européen de recherche sur la sécurité améliorera la sécurité des citoyens mais il accroîtra également l’avantage concurrentiel de l’Europe dans les applications de haute technologie». Sous l’autorité de Günter Verheugen, 1,4 milliard d’euros au titre du budget de l’Union sont consacrés à la recherche dans le domaine de la sécurité. L’appel à propositions récemment lancé sur les thèmes de la lutte contre le terrorisme, de la protection des infrastructures, de la gestion de crise et de la sécurité aux frontières sera également présenté aux participants. La conférence, conjointement organisée par la présidence française et la Commission européenne, vise à réunir plus de 1 000 représentants des milieux de la sécurité, des utilisateurs tels que les forces de police, les pompiers, le personnel de première intervention ou les gardes-frontières, les administrations publiques et les fournisseurs de technologies des secteurs public et privé. La recherche dans le domaine de la sécurité ne peut être menée à bien que si les utilisateurs finals participent effectivement aux projets de recherche. Le vice-président Jacques Barrot, en charge des politiques de justice, de liberté et de sécurité, a souligné l’importance de cet engagement partagé: «Dans le domaine de la sécurité, la recherche doit offrir des solutions efficaces, économiques, adaptées et acceptables qui suivent l’évolution des défis correspondants tout en respectant les normes très strictes que nos citoyens exigent en matière de droits et de garanties. Ceci nécessite un travail détaillé et transparent impliquant les secteurs public et privé ainsi que la société civile au niveau national comme à celui de l’Union européenne. La conférence d’aujourd’hui est exemplaire à cet égard». La Commission entend veiller à ce que ses programmes de recherche en sécurité débouchent sur des solutions pratiques et ne se bornent pas à combler «le retard en matière d’innovation» mais reflètent aussi les priorités de la politique sécuritaire. Les trois programmes cadres financiers dans les domaines de la justice et des affaires intérieures – «Solidarité et gestion des flux migratoires», «Droits fondamentaux et justice» et «Sécurité et protection des libertés» dont le budget combiné dépasse 7 milliards d’euros, s’appuient de plus en plus sur les résultats des programmes de recherche, y compris ceux menés au niveau européen et privilégient l’application de solutions novatrices.[1] Mardi 30 septembre, Gijs de Vries, président de l’ESRIF, le forum européen de la recherche et de l’innovation en matière de sécurité, présentera les résultats à mi-parcours de ces activités de recherche en cours depuis un an. Dans le cadre de l’ESRIF, les partenaires publics et privés des milieux de la sécurité collaborent à l’établissement d’un programme conjoint de recherche sur la sécurité en Europe pour les vingt prochaines années. Le projet EU-SEC II susmentionné doit aider à fixer des priorités communes en produisant un effet structurant durable sur le volet de la demande du marché européen de la technologie. Il permettra ainsi aux parties prenantes de faire évoluer le marché des fournisseurs de technologie de manière à ce qu’ils prennent leurs exigences en considération. Pour en savoir plus sur la recherche en matière de sécurité menée au titre du 7e programme-cadre: http://ec.europa.eu/enterprise/security/ site web de l’ESRIF: site web de la SCRC08: informations complémentaires sur le projet EU-SEC II:www.eu-sec.org site web de la DG JLS: http://ec.europa.eu/justice_home/index_fr.htm [1] http://ec.europa.eu/justice_home/funding/intro/funding_intro_en.htm. |