IP/07/180
Bruxelles, le 14 février 2007
La Commission européenne condamne la
suspension des libertés fondamentales en Guinée
La Commission européenne exprime son
extrême préoccupation par rapport à la dégradation de la
situation politique en Guinée et condamne vivement la suspension effective
des droits individuels et des libertés fondamentales suite à la
déclaration de l'état de siège dans le pays. Elle déplore
les pertes de vies humaines à la suite des violentes actions des forces de
l'ordre, la violation continuée des droits de l'homme et la suppression de
toute liberté. Elle déplore également les mesures
répressives mises en œuvre contre les radios privées et regrette
que celles-ci aient été pillées, leur personnel arrêté
et elles-mêmes forcées de suspendre leurs émissions.
Le Commissaire européen au Développement et à l’Aide
humanitaire, Louis Michel, a "regretté le refus des autorités
guinéennes d'écouter les nombreux appels à la modération et
au dialogue, ainsi que l'éloignement progressif du pays par rapport à
la communauté internationale". Il a également "déploré la
perte de vies humaines et le manque de respect des droits de l'Homme et des
principes de l'Etat de Droit, éléments essentiels de l'Accord de
Cotonou dont la Guinée est signataire".
La Commission européenne appelle au respect des engagements qui avaient
mené au mois de janvier à la suspension de la grève
générale et à la relance du dialogue entre les parties prenantes
guinéennes. La Commission continuera de suivre très attentivement
l’évolution des événements et encourage la CEDEAO
(Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) à
poursuivre ses efforts dans le sens de promouvoir des solutions pacifiques et
consensuelles à la crise en Guinée.