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L'Union européenne veut promouvoir le travail décent en Europe et au-delà

Reference:  IP/06/1669    Date:  01/12/2006
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IP/06/1669

Bruxelles, le 1er décembre 2006

L'Union européenne veut promouvoir le travail décent en Europe et au-delà

Le Conseil de l'UE a approuvé aujourd'hui des propositions de la Commission européenne visant à renforcer les stratégies, actions et programmes européens de promotion du travail décent au sein de l'Union et en dehors. Le travail décent, qui implique des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, une protection sociale, l'égalité des chances et le dialogue social, peut aider les pays en développement à lutter contre la pauvreté. L'amélioration des conditions de travail et de vie peut également aider les États membres de l'UE à mieux affronter les défis de la mondialisation, des progrès technologiques et de l'évolution démographique. La première conférence au niveau européen qui vise à faire du travail décent une réalité au moyen de politiques européennes intérieures et extérieures, notamment en matière d'emploi et d'affaires sociales, de développement et de commerce, se tiendra à Bruxelles les 4 et 5 décembre.

La moitié des travailleurs gagne moins de deux dollars par jour et la moitié de la population mondiale est privée de protection sociale. Chaque année, 2 millions de personnes sont victimes d'accidents et de maladies professionnels et plus de 160 millions de travailleurs tombent malades du fait des risques présents sur le lieu de travail.

«La notion de travail décent pour tous traduit un moyen de lutter contre ces inégalités» a déclaré Vladimír Špidla, commissaire européen chargé de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances. «L'amélioration de la croissance économique n'est pas une garantie d'amélioration de l'emploi ou de recul de la pauvreté – le progrès économique et le progrès social doivent aller de pair» a-t-il ajouté. «L'Union européenne concentre ses efforts sur l'aide qu'elle peut apporter aux travailleurs et aux employeurs afin qu'ils puissent acquérir les outils appropriés pour mieux gérer le changement, combiner la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail et renforcer l'inclusion sociale. Les États membres de l'UE peuvent aussi servir d'exemple au reste du monde en adoptant et en appliquant correctement les normes internationales du travail qui s'imposent.»

Peter Mandelson, le commissaire européen chargé du commerce, a déclaré: «Les échanges commerciaux sont générateurs d'emplois et les emplois décents permettent aux gens de se soustraire de la pauvreté. Il faut toutefois que les échanges commerciaux et les politiques sociales trouvent un point d'articulation pour faire en sorte que la croissance économique soit basée sur l'équité et des normes fondamentales du travail. C'est ce à quoi s'emploie l'Union européenne en travaillant de concert avec l'OIT et en réalisant des évaluations de l'impact de tous les nouveaux accords commerciaux bilatéraux sur le développement durable. En mettant la politique commerciale au service du développement, on la met également au service du travail décent.»

Louis Michel, commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire, a déclaré: «Il nous faut impérativement créer davantage d'emplois et des emplois décents si nous voulons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Sans un emploi décent, il est impossible de rompre le cycle de l'exclusion et de la pauvreté.»

La communication de la Commission «Promouvoir un travail décent pour tous», du 24 mai 2006, ne se borne pas à promouvoir des droits minimaux en matière de travail, mais elle indique clairement la manière de promouvoir le travail décent. Cela passe par la promotion de la création d'emplois et de l'employabilité, l'extension de la couverture sociale, l'amélioration de la gouvernance et du dialogue social, l'identification et la résorption des insuffisances en matière de travail décent et l'amélioration de la coopération entre les principaux acteurs et entre les organisations internationales. Elle démontre également, à l'appui d'arguments commerciaux, que le travail décent peut être source de performances économiques.

Les propositions comprennent la mise au point d'instruments pour mesurer le travail décent, l'encouragement à une meilleure ratification et application des normes internationales du travail, la mobilisation des opportunités d'emplois décents offertes par les échanges commerciaux, le renforcement de la contribution du travail décent à la politique de développement et d'aide extérieure et le renforcement de la coopération avec les organisations régionales et internationales, le monde des affaires et d'autres acteurs de la société civile. À cette fin, la Commission intensifie sa coopération avec l'Organisation internationale du travail (OIT) et d'autres organisations internationales et régionales en matière de travail décent.

Pour faire le point sur les derniers développements, la Commission organise une conférence sur le travail décent qui se tiendra les 4 et 5 décembre 2006, en coopération avec la présidence finlandaise de l'UE. Elle contribuera à mettre en œuvre la notion de travail décent au moyen de stratégies intérieures et extérieures, notamment en matière de développement, d'aide extérieure et d'échanges commerciaux. Les acteurs européens et internationaux participeront activement au débat. M. Juan Somavia, le directeur général de l'OIT, fera une allocution le 4 décembre, et la ministre finlandaise du travail, Mme T. Filatov, le commissaire Špidla et le commissaire Mandelson prendront également la parole à l'occasion de cette conférence.
Pour de plus amples informations, consulter:

http://ec.europa.eu/employment_social/international_cooperation/decent_work_fr.htm