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IP/06/1159 Bruxelles, le 8 septembre 2006 L’absence de prise en compte des retombées sociales de l’éducation et de la formation coûte chaque année des milliards d’euros à l’Union européenneDans une communication adoptée aujourd’hui, la Commission souligne que l’Europe doit avoir des systèmes d’éducation et de formation à la fois efficaces et équitables pour soutenir la croissance, l’emploi et la cohésion sociale. La modernisation des systèmes d’éducation et de formation des Etats membres obéit largement à des considérations d’efficacité et de rentabilité. S’il est incontestable que l’efficacité des systèmes est indispensable pour obtenir de bons résultats, la Commission estime qu’elle ne doit pas s’obtenir aux dépens de l’équité, et propose quatre grands domaines d’action aux Etats membres.« Des systèmes d’éducation et de formation efficaces peuvent avoir un effet bénéfique important sur notre économie et notre société », a déclaré Ján Figel’, commissaire européen chargé de l’éducation, de la formation, de la culture et du multilinguisme, « mais les inégalités de ces systèmes ont des coûts occultes considérables qui apparaissent rarement dans les comptes publics. Si nous oublions la dimension sociale de l’éducation et de la formation, nous risquons de payer un prix élevé pour redresser la situation plus tard. La communication d’aujourd’hui invite les Etats membres à accroître leurs efforts pour améliorer tant l’efficacité que l’équité de leurs systèmes d’éducation et de formation, afin que tous les citoyens, notamment ceux qui sont défavorisés, puissent pleinement jouer leur rôle dans la société et dans l’économie. » La volonté d’investir mieux et davantage dans le capital humain se trouve au cœur de la stratégie de Lisbonne pour plus d’emploi et de croissance. Au terme de son analyse, la Commission conclut que les politiques d’éducation et de formation devraient viser à renforcer les connaissances, les aptitudes et les compétences des individus, notamment des plus défavorisés, et de la société dans son ensemble. Elles devraient renforcer l’efficacité en relevant le niveau de qualification moyen dans la population et réduire les inégalités en améliorant les chances des plus désavantagés et en réduisant l’écart entre les personnes les plus qualifiées et celles qui le sont le moins. Or ces objectifs ne s’excluent pas mutuellement. L’excellence ne s’obtient pas nécessairement aux dépens de l’équité en matière de chances, d'accès, de traitement et de bénéfices pour tous les Européens. La communication souligne quatre points principaux :
La Commission européenne est
désireuse d’aider les Etats membres à améliorer la
conception et la mise en œuvre de leurs politiques d’éducation
et de formation, en facilitant l’échange d’informations, de
données et de bonnes pratiques grâce à l’apprentissage
mutuel et à une évaluation collégiale. L'efficacité et
l'équité constitueront un thème prioritaire dans le cadre de ces
travaux, et l’Union européenne accordera une attention
particulière à la mise en place d’une culture de
l’évaluation et à l’échange de bonnes pratiques dans
les domaines abordés dans la présente communication. |
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