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La croissance économique européenne s’accélère en 2006 grâce à la vigueur de l’investissement et de la consommation

Reference:  IP/06/1154    Date:  06/09/2006
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IP/06/1154

Bruxelles, le 6 septembre 2006

La croissance économique européenne s’accélère en 2006 grâce à la vigueur de l’investissement et de la consommation

La croissance économique s’accélère cette année pour atteindre 2,7 % dans l’Union européenne et 2,5 % dans la zone euro, essentiellement grâce à la demande intérieure, en particulier l’investissement. Il s’agit de la croissance la plus élevée enregistrée depuis 2000. Dans ce contexte favorable, le nombre d'emplois créés par l'économie augmente lui aussi, et le taux de chômage est tombé à 8 % dans l'UE et à 7,8 % dans la zone euro en juillet. La hausse des coûts de l'énergie fait pression sur les prix à la consommation, mais l’inflation sous-jacente demeure sous contrôle grâce à l’amélioration de la productivité du travail et à la concurrence internationale. D’une manière générale, on prévoit une inflation de 2,3 % en 2006, tant pour l'ensemble de l'UE que pour la zone euro, alors qu'elle était de 2,2 % l'an dernier.

« Cette année, la croissance économique devrait atteindre son niveau le plus élevé depuis 2000. Profitons de cette conjoncture favorable pour poursuivre les réformes structurelles et l’assainissement budgétaire. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons accroître le potentiel de croissance là où il est faible et dégager la marge de sécurité nécessaire pour faire face à un contexte plus difficile », a déclaré Joaquín Almunia, le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires.

En 2006, la croissance économique devrait atteindre 2,7 % dans l’UE et 2,5 % dans la zone euro, contre 1,7 % et 1,4 % respectivement en 2005. Il s’agit d’une révision nettement à la hausse des prévisions économiques établies par la Commission au printemps 2006 (qui prévoyaient 2,3 et 2,1 % respectivement). Cette révision découle principalement de l'accélération de la croissance durant le premier trimestre, au cours duquel elle est passée à 0,8 %, avant d'atteindre 0,9 % durant le second, à la fois dans l’UE et dans la zone euro.

En 2006, l’indice des prix à la consommation s’établit à 2,3 % tant dans l’UE que dans la zone euro, alors que les prévisions de printemps annonçaient 2,1 et 2,2 % respectivement, ainsi qu’un résultat de 2,2 % pour 2005. Ces projections reposent sur l’hypothèse selon laquelle les prix pétroliers se maintiendront autour des 73 dollars le baril, conformément aux attentes du marché, et misent sur le maintien du taux de change de l’euro par rapport au dollar à son niveau actuel.

Il s’agit là de la deuxième série de prévisions intermédiaires publiées par la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission. Tout comme en février, cet exercice permet d'effectuer une mise à jour pour les cinq plus grandes économies de l'UE. Cette fois, la Pologne a elle aussi été prise en compte, étant le plus grand des 10 pays qui ont rejoint l’UE en 2004. Au total, les économies de ces pays représentent 77 % du PIB de l’UE.

Rôle prépondérant de la demande intérieure

L’économie européenne devrait continuer à croître au-delà du potentiel tout au long de l’année en dépit d’une progression des prix pétroliers de 80 % depuis le début de 2005.

La croissance mondiale, revue à la hausse d’environ ½ point de pourcentage cette année, contribue à maintenir des perspectives favorables.Toutefois, c’est la demande intérieure qui est le principal moteur de la relance dans l’UE. Des données récentes ont illustré la vigueur de l'investissement privé, qui a progressé de 2 % en glissement trimestriel durant le deuxième trimestre.

Cette nette relance de la croissance de l'UE va de pair avec une réduction des écarts entre les taux de croissance des principales économies. Bien que les données laissent entrevoir un ralentissement durant le second semestre, les grands États membres devraient tous enregistrer une croissance équivalente ou supérieure au potentiel. Dans le cas de l'Allemagne, le profil de croissance est influencé par l'augmentation du taux normal de TVA de 3 points de pourcentage en janvier 2007, mais l’effet global de ces mesures semble relativement neutre à un horizon de deux ans.

À plus long terme, les perspectives de croissance économique actualisées pourraient entraîner une révision à la hausse pour 2007 également. Toutefois, l’impact d’un report plus important en 2007 devra être attentivement examiné. Les prochaines prévisions économiques complètes de la Commission sont attendues pour le début du mois de novembre.

Stabilité de l’inflation sous-jacente

En ce qui concerne l'inflation, les coûts de l'énergie continuent d'exercer des pressions sur les prix à la consommation, mais l'inflation de base (qui ne tient pas compte des prix de l’énergie et des denrées alimentaires non élaborées) reste modérée, ce qui montre que jusqu'ici, les retombées sont limitées. Les perspectives d'inflation demeurent également sous contrôle grâce à la progression de la productivité du travail et à une concurrence internationale intense au niveau des prix. Toutefois, l’accroissement des pressions sur les prix au niveau des producteurs commence à devenir préoccupant. Dans l’ensemble, l’inflation devrait atteindre 2,3 % tant dans l’UE que dans la zone euro cette année (+ 0,2 et 0,1 point de pourcentage par rapport aux prévisions de printemps).

Perspectives favorables pour le marché de l’emploi et les finances publiques

À l’instar de l’activité économique, la croissance de l’emploi s’est également accélérée depuis le dernier trimestre de 2005. En juillet, le taux de chômage s’élevait à 8 % dans l’UE et à 7,8 % dans la zone euro, contre 8,7 et 8,6 % respectivement un an plus tôt. Compte tenu de la relance marquée de l’activité économique, la productivité du travail devrait progresser d’environ 2 % cette année.

L’information disponible laisse également penser que dans la plupart des grands États membres, les résultats budgétaires pourraient être légèrement meilleurs que prévu en 2006, grâce à l’amélioration des perspectives et à l’importance accrue de la part de recettes fiscales liées à la croissance.

Évaluation du risque

Les incertitudes liées aux prévisions semblent être légèrement favorables pour le deuxième semestre de cette année. Si le contexte favorable se maintient, le rythme de la croissance pourrait se confirmer, ce qui entraînerait des taux de croissance trimestrielle plus élevés que prévu. De plus, l’amélioration de la situation sur le marché de l’emploi pourrait influencer les dépenses dans le secteur privé plus que ce que l’on attendait. En ce qui concerne l'an prochain, des risques pèsent sur les prévisions. En particulier, on ne peut exclure de nouvelles augmentations des prix pétroliers. De plus, une correction désordonnée des déséquilibres mondiaux constitue toujours une menace pour les perspectives de croissance mondiale, surtout si le marché américain du logement connaît un ralentissement plus marqué.

Plus de détails à l'adresse : http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/european_economy/forecasts_en.htm
Table 1: Real GDP growth
[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]
Notes: (a) Data for 2006/1 and 2006/2 are estimates released by Eurostat. Where possible the quarterly
growth rates are working-day and seasonally-adjusted, whereas the annual projections are unadjusted.

Table 2: Consumer price inflation

[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]