IP/05/644
Bruxelles, le 1er juin 2005
Aides d’État: La Commission
examine la restructuration de chantiers navals polonais
La Commission a décidé d'ouvrir des procédures formelles
d'examen à l'encontre des aides publiques accordées à trois
chantiers navals, à Gdynia, Gdansk et Szczecin. Les aides à la
restructuration accordées à ces chantiers seront examinées à
la lumière des règles du traité CE relatives aux aides
d’État, notamment les aides concernant les aides d’État
aux entreprises en difficulté, pour autant qu’elles aient
été accordées après l'adhésion de la Pologne à
l'Union européenne, le 1er mai 2004. La Commission n'examinera
pas différentes mesures d'aide accordées par les autorités
polonaises avant l'adhésion.
«Le type d’aides proposé par les autorités polonaises
n’est compatible avec les règles de l’UE que si ces aides sont
accompagnées d’un plan de restructuration détaillé
impliquant une restructuration industrielle durable et si elles ne sont pas
uniquement destinées au service de la dette et à
l’amélioration de la trésorerie. Les autorités polonaises
devront transmettre un plan susceptible d’aboutir à des
sociétés viables, capables de faire face aux pressions
concurrentielles dans l'UE», a déclaré la Commissaire
chargée de la concurrence, Mme Neelie Kroes.
L’enquête porte sur le soutien financier apporté par
différentes autorités polonaises, au niveau tant central que local,
à la restructuration des trois plus grands chantiers navals polonais,
à Gdynia, Gdansk et Szczecin. Stocznia Szczecinska Nowa Sp.z o.o. (New
Szczecin Shipyard) ainsi que Stocznia Gdynia S.A. (groupe Gdynia Shipyard) (et
sa filiale Stocznia Gdańska - Grupa Stoczni Gdynia S.A. (Gdansk Shipyard)
ont entamé leur processus de restructuration dès 2002. New Szczecin
Shipyard est détenue par l’organisme public Agencja Rozwoju
Przemysłu S.A. (Agence du développement industriel), la majorité
des parts du groupe Gdynia Shipyard étant détenue par le
ministère des finances polonais.
Dans les trois cas, une partie de l’aide a été accordée
avant l’adhésion et une partie après. La Commission n’est
pas compétente pour apprécier la compatibilité des aides
accordées avant l’adhésion. Toutefois, elle est habilitée
à agir en ce qui concerne les aides accordées après
l’adhésion, même si le soutien de l’État entre dans
le cadre d’une restructuration entamée avant
l’adhésion.
La Commission doute que les aides accordées soient de nature à
restaurer la viabilité à long terme des chantiers navals. Elle doute
également que les sociétés aient procédé aux
réductions de capacité nécessaires pour compenser les distorsions
de concurrence et que les apports des bénéficiaires soient suffisants
pour prouver qu’ils sont réellement décidés à
restructurer. C’est pourquoi la Commission a ouvert des procédures
formelles d’examen, afin de donner à la Pologne et aux tiers
intéressés la possibilité de communiquer des observations
permettant de vérifier ces différents éléments.