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Commission européenne - Déclaration

Déclaration commune à l'issue du sommet social tripartite

Bruxelles, le 16 octobre 2018

Déclaration commune du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du président du Conseil européen, Donald Tusk, du chancelier d'Autriche, Sebastian Kurz, du président de BusinessEurope, Pierre Gattaz, et du secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, Luca Visentini

Le sommet social tripartite a eu pour thème principal le renforcement de la compétitivité, de la création d'emplois durables et de l'équité sociale dans l'Union européenne. Les discussions se sont articulées autour des trois sous-thèmes suivants:

  • la révolution numérique et son potentiel pour les marchés du travail et l'économie;
  • la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux: état des lieux et voie à suivre;
  • le cadre financier pluriannuel 2021-2027, y compris le fonds InvestEU, le Fonds social européen plus (FSE+) et l'approfondissement de l'UEM.

À l'issue du sommet, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a souligné: «Douze millions d'emplois ont été créés depuis 2014, les investissements reprennent et l'économie est en pleine croissance. Un an après la proclamation du socle européen des droits sociaux lors du sommet de Göteborg, il est temps de conclure les travaux législatifs sur des priorités majeures telles que l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les conditions de travail prévisibles et transparentes, l'accès à la protection sociale, la coordination des systèmes de sécurité sociale et la nouvelle autorité européenne du travail. Je ne doute pas que la présidence autrichienne jouera son rôle d'intermédiaire et nous aidera à renforcer la dimension sociale de l'Europe – une Europe qui protège, donne les moyens d'agir et défend. »

Dans son allocution, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré: «Cette semaine est cruciale et, à moins de six mois du jour où le Brexit prendra effet, il y a encore beaucoup trop d'incertitudes. Vous êtes aussi pressés que moi d'en finir avec ces incertitudes, et je continue à croire que nous pouvons y arriver dans les semaines à venir. Pour que les entreprises prospèrent et que les citoyens se sentent rassurés, il faut un maximum de stabilité, de sécurité juridique et de solutions pragmatiques

Du côté de la présidence tournante, le chancelier d'Autriche, Sebastian Kurz, a déclaré: «Le passage au numérique est l'évolution principale qui va révolutionner nos vies ces prochaines années et décennies. À l'heure du tout numérique, l'Europe ne peut pas se permettre d'être à la traîne derrière d'autres régions hautement compétitives. Si nous voulons faire de l'Europe un espace économique compétitif dans l'avenir, nous devons réussir à jeter les bases de cette évolution, à renforcer la capacité d'innovation de l'Europe et à tirer parti des possibilités offertes par le passage au numérique. C'est aussi de cette manière que nous pourrons garantir l'emploi et la prospérité aux citoyens européens. Le passage au numérique est donc une question centrale pour la présidence autrichienne, et nous travaillons diligemment pour avancer le plus possible sur les dossiers clés, tels que le marché unique numérique, d'ici à la fin de l'année. L'intelligence artificielle fait aussi partie de nos priorités stratégiques majeures

Le président de BusinessEurope, Pierre Gattaz, qui représente les employeurs (BusinessEurope, CEEP et UEAPME), a déclaré: «La reprise économique de l'UE se poursuit, mais à un rythme plus lent qu'il y a un an. De plus, il n'est pas impossible que la situation se détériore, compte tenu de l'incertitude politique et de la montée du protectionnisme. Il importe plus que jamais de veiller à ce que l'Union et ses États membres continuent, de concert avec les partenaires sociaux, à mener des réformes qui améliorent la compétitivité, la croissance et l'emploi dans toute l'Europe. Nous devrions renforcer le recours aux analyses comparatives, car elles aident les États membres à s'inspirer de ce qu'il y a de meilleur dans les différentes politiques et à converger progressivement vers celles qui donnent les résultats les plus probants. L'un des défis principaux consiste à augmenter la productivité en Europe. Pour ce faire, nous avons besoin d'investir de manière plus ciblée dans les infrastructures physiques et sociales, en privilégiant notamment une éducation et une formation de qualité et des mesures qui incitent les PME à adopter les nouvelles technologies. En outre, les employeurs continuent à pâtir d'une pénurie de compétences, même dans les États membres qui affichent un taux de chômage relativement élevé

Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), Luca Visentini, a déclaré: «Les travailleurs contribuent largement à l'amélioration de la compétitivité, mais l'équité sociale perd rapidement du terrain. Les hausses de salaire dans l'Union européenne au cours des 16 dernières années auraient été quatre fois plus élevées si elles avaient reflété les gains de productivité. Tout emploi doit être économiquement, socialement et écologiquement durable, et il doit permettre une vie décente. Pour que ce soit le cas, il nous faut une gouvernance économique européenne socialement durable, où les investissements publics et privés sont accrus, où les partenaires sociaux ont leur mot à dire dans le cadre du Semestre européen et des réformes au niveau européen et national, et où la négociation collective est renforcée dans tous les pays de l'UE de manière à garantir un salaire équitable aux travailleurs. Réaliser une transition juste, c'est veiller à ce que les travailleurs qui subissent les conséquences du changement climatique et du passage au numérique ne soient pas laissés pour compte. La législation de l'UE et le nouveau CFP de l'UE doivent favoriser la cohésion et l'inclusion sociales, ainsi que la pleine mise en œuvre du socle européen des droits sociaux

Contexte

Le sommet social tripartite a lieu deux fois par an, avant les Conseils européens de printemps et d'automne. Il est l'occasion d'un échange de vues constructif entre des dirigeants d'organisations patronales et syndicales européennes, la Commission européenne, le Conseil européen, les chefs d'État et de gouvernement de l'Union, ainsi que les ministres de l'emploi et des affaires sociales du pays qui assure la présidence du Conseil de l'Union et de celui qui lui succédera.

La session du jour était axée sur le renforcement de la compétitivité, la création d'emplois durables et l'équité sociale dans l'UE. Plus précisément, les participants ont examiné le potentiel de la révolution numérique pour les marchés du travail et de l'économie, la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux ainsi que du prochain budget à long terme de l'UE, y compris InvestEU, le Fonds social européen plus et l'approfondissement de l'Union économique et monétaire.

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