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Commission européenne - Déclaration

La Commission européenne réagit aux restrictions américaines à l'importation d'acier et d'aluminium touchant l'UE

Bruxelles, le 1er mars 2018

La Commission européenne prend note de l'annonce, par le président des États-Unis, d'une surtaxe à l'importation sur les exportations européennes d'acier et d'aluminium vers les États-Unis.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a déclaré: «Nous regrettons fortement cette décision, qui constitue une intervention flagrante visant à protéger l'industrie nationale des États-Unis et n'est fondée sur aucune justification liée à la sécurité nationale. Le protectionnisme ne saurait être la réponse à notre problème commun dans le secteur sidérurgique. Au lieu d'apporter une solution, cette démarche ne peut qu'aggraver la situation. Depuis des décennies, l'UE est un proche allié des États-Unis en matière de sécurité. Nous ne resterons pas les bras croisés alors que notre industrie est frappée par des mesures injustes qui compromettent des milliers d'emplois européens. J'ai dit que l'UE réagirait de manière adéquate et c'est ce que nous ferons. L'UE réagira fermement et de manière proportionnée pour défendre ses intérêts. Dans les prochains jours, la Commission présentera une proposition de contre-mesures compatibles avec les règles de l'OMC contre les États-Unis afin de rééquilibrer la situation.»

Cecilia Malmström, commissaire chargée du commerce, a ajouté: «Ces mesures adoptées par les États-Unis auront des répercussions négatives sur les relations transatlantiques et sur les marchés mondiaux. En outre, elles augmenteront les coûts et restreindront le choix pour les consommateurs américains d'acier et d'aluminium, notamment pour les industries qui importent ces produits. L'UE demandera le lancement de consultations dans les plus brefs délais à Genève en vue du règlement des différends avec les États-Unis. La Commission suivra l'évolution des marchés et proposera si nécessaire des mesures de sauvegarde compatibles avec les règles de l'OMC afin de préserver la stabilité du marché de l'Union. La cause profonde des problèmes dans ces deux secteurs tient à la surcapacité à l'échelle mondiale engendrée par une production non fondée sur le marché. On ne trouvera de solutions qu'en s'attaquant à la source des problèmes et en collaborant avec les principaux pays concernés. Cette action individualiste des États-Unis ne sera d'aucun secours

Contexte

Le 1er mars, le Président Trump a annoncé qu'il comptait imposer des droits additionnels sur les exportations européennes d'acier et d'aluminium aux États-Unis. Les droits d'importation sont fixés à 25 % pour l'acier et 10 % pour l'aluminium. Les exportations d'autres pays seront également soumises à des restrictions similaires.

Cette décision fait suite à des enquêtes menées entre avril 2017 et janvier 2018 par l'US Department of Commerce (ministère américain du commerce) au titre de la section 232 du Trade Expansion Act de 1962. Ces rapports concluaient que les importations d'acier et d'aluminium menaçaient la sécurité nationale des États-Unis et recommandaient l'imposition de restrictions commerciales.

Toutefois, en substance, ces mesures visent avant tout à protéger l'industrie nationale américaine de la concurrence exercée par les importations. Toute justification fondée sur la sécurité nationale se révèle particulièrement bancale: en effet, le ministre américain de la défense a déclaré publiquement que les besoins militaires des États-Unis ne représentent pas plus de 3 % de la production nationale américaine et que le ministère de la défense est en mesure d'acquérir l'acier et l'aluminium nécessaires pour répondre aux besoins de la défense nationale des États-Unis.

 

STATEMENT/18/1484

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