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Commission européenne - Déclaration

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker: les États-Unis ne peuvent décider de nouvelles sanctions contre la Russie qu'en accord avec leurs alliés

Bruxelles, le 2 août 2017

Après la signature des sanctions américaines renforcées contre la Russie par le président Donald Trump, le président de la Commission Jean-Claude Juncker se montre globalement satisfait que la loi adoptée ait été assouplie sur la demande insistante de l'UE.

«Lors du sommet du G7 à Taormina en Italie et lors du sommet du G20 à Hambourg en Allemagne, j'ai dit que si les Américains le faisaient [adopter de nouvelles sanctions], nous serions disposés à apporter une réponse adéquate en quelques jours. Cela a eu pour effet qu'une grande partie du volume prévu de sanctions contre la Russie a été retirée. Et cela a également eu pour effet que le Congrès américain a à présent établi que ces sanctions ne doivent être décidées qu'en accord avec les alliés des États-Unis. Or je considère encore que nous sommes des alliés des États-Unis», le président Juncker a déclaré.

Les intérêts européens peuvent donc toujours être pris en compte lors de l'exécution des sanctions. Si tel n'est pas le cas, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se réserve le droit de prendre d'éventuelles contre-mesures. Il a ainsi indiqué que si les mesures répressives américaines devaient dans la pratique léser des entreprises européennes qui sont en relations d'affaires avec la Russie dans le secteur énergétique, l'UE serait prête à réagir de façon adéquate en quelques jours.

«Nous sommes préparés», a déclaré le président lors d'un entretien radiophonique avec le studio européen d'ARD à Bruxelles, diffusé aujourd'hui (mercredi) à 20 h 30 sur NDR Info. «Nous devons également défendre nos intérêts économiques à l'égard des États-Unis. Et nous le ferons.»

L'UE reste attachée à ses propres sanctions contre la Russie. La mise en œuvre intégrale des accords de Minsk suppose cependant que les membres du G7 soient d'accord au sujet des sanctions et que les alliés collaborent étroitement. Or la loi américaine pourrait avoir des effets non souhaités sur les intérêts de l'UE dans le domaine de la sécurité de l'approvisionnement énergétique. Les sanctions toucheraient le transport d'énergie et la maintenance de canalisations russes qui assurent l'approvisionnement du réseau de transit de gaz ukrainien. Les nouvelles sanctions américaines pourraient en outre avoir des répercussions sur les efforts déployés par l'UE pour intensifier la diversification du secteur énergétique, notamment dans les États baltes.

STATEMENT/17/2302


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