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Commission européenne - Déclaration

Déclaration de la commissaire Creţu à l'issue de la table ronde sur les moyens de renforcer l'intégration des migrants, en collaboration avec des maires de villes européennes

Bruxelles, le 7 février 2017

Nous organisons aujourd'hui notre deuxième réunion avec des maires de grandes villes européennes afin d'examiner les meilleurs moyens de renforcer l'intégration des migrants dans les villes de l'Union, notamment grâce à des investissements au titre de la politique de cohésion dans des projets urbains innovants.

Nous, Européens, avons une mission importante et néanmoins difficile à accomplir ensemble, et nous n'en sommes encore qu'aux prémices. La réunion de ce jour témoigne de notre volonté d'aider financièrement les villes à répondre à l'impérieuse nécessité de renforcer l'intégration. Mais au-delà, c'est une preuve concrète de l'engagement ferme que nous avons pris de lutter contre une tendance croissante qui gagne de nombreux pays, celle du rejet et de l'individualisme.

L'intégration des migrants relève certes du devoir de solidarité qui incombe à chaque citoyen européen, mais elle constitue aussi une formidable occasion de renforcer l'intégration et la cohésion sein de notre société, riche de sa diversité. Tel est le message que nous voulons aujourd'hui faire entendre aux citoyens de l'Union.

La politique de cohésion nous y aidera de façon très concrète. Nous nous efforçons de tirer parti des synergies entre les Fonds de l'Union qui permettent de financer des projets d'intégration sociale et professionnelle, et nous nous tenons prêts à fournir des orientations à ce sujet aux autorités locales.

Au mois de juin dernier, nous avons revu les enveloppes nationales au titre de la politique de cohésion pour la période 2017-2020 afin de tenir compte de l'incidence de la crise économique. Plus de 4 milliards d'euros supplémentaires ont été alloués au titre de la politique de cohésion aux États membres les plus touchés. Nous examinons actuellement, avec les principaux pays bénéficiaires de cet ajustement que sont la Grèce, l'Italie et l'Espagne, la possibilité de concentrer les montants supplémentaires sur des mesures de soutien à l'intégration des migrants, lesquels s'ajouteraient aux investissements stratégiques alloués à la croissance et à l'emploi ainsi qu'à la lutte contre le chômage des jeunes.

Je me réjouis également de constater qu'à la suite de l'invitation que nous avions lancée aux ministres responsables des Fonds de l'UE en les incitant à recourir au Fonds européen de développement régional pour répertorier leurs besoins et enjeux actuels, certains programmes de la période 2014-2020 ont d'ores et déjà été modifiés et comportent désormais des mesures plus concrètes en faveur de l'intégration des migrants.

Ainsi, la région Bruxelles-Capitale a modifié son programme de manière à financer les activités de deux centres de soins de la ville qui fournissent des services de santé et d'action sociale aux personnes les plus démunies.

Soucieux de faire preuve d'une plus grande souplesse, nous sommes prêts à examiner et à adopter d'autres modifications. Nous poursuivrons nos travaux en vue d'exploiter pleinement le plus fort potentiel d'investissement dont dispose l'Union.

Nous œuvrons aussi sur le plan réglementaire: lors de la révision du cadre financier pluriannuel, nous avons proposé de modifier le règlement relatif à la politique de cohésion afin d'y introduire une priorité d'investissement spécifique en faveur de l'accueil et de l'intégration sociale et économique des migrants.

Par ailleurs, je suis convaincue que le programme urbain pour l'Union européenne que nous avons lancé en mai dernier, et plus particulièrement le partenariat axé sur l'intégration des réfugiés et des migrants piloté en amont par Amsterdam, offre une formidable occasion aux autorités locales et régionales de faire entendre leur voix et d'influencer les politiques afin de créer des sociétés plus inclusives. Un travail considérable a déjà été accompli dans le cadre de ce partenariat, et nous attendons avec intérêt le premier projet de plan d'action prévu pour juin.

Enfin, nous avons également axé nos «actions urbaines innovantes» soutenues par la politique de cohésion sur l'intégration des migrants dans les villes. Le premier appel à propositions a déjà eu lieu, et cinq villes (Anvers, Bologne, Munich, Utrecht et Vienne) sont maintenant en passe de mettre en œuvre des projets innovants et pertinents. Un deuxième appel a été lancé en novembre 2016, qui devrait permettre à certaines idées novatrices de voir le jour. J'encourage tous les maires et les villes intéressés à saisir cette occasion pour obtenir de l'UE davantage de moyens pour financer leurs besoins spécifiques.

C'est parce que la migration est principalement une réalité urbaine et que personne n'est plus au fait que vous de cette réalité que votre avis nous intéresse. Faites-nous savoir ce que l'Union européenne peut faire de plus pour vous aider davantage. Je suis convaincue qu'ensemble nous pouvons concevoir les politiques nécessaires pour répondre à ce nouvel enjeu et mieux intégrer les migrants dans notre société.

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Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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