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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Discours du Président Jean-Claude Juncker en plénière du Parlement européen à l'occasion du débat sur les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen (article 50) du 10 avril 2019 sur le retrait du Royaume-Uni de l'UE

Strasbourg, le 16 avril 2019

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Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Hier fut une journée terrible pour tous ceux qui aiment la France et qui aiment Paris. Dans la vie de nous tous, Paris n'est pas un endroit neutre. C'est un endroit dont nous aimons toujours retomber amoureux. Voir cette ville aux prises avec une tragédie qui n'est pas seulement architecturale, mais qui concerne la vie des Français, voir être détruit par les flammes le signe extérieur de la force française – puisque nombreux sont ceux qui visitent Notre -Dame depuis toujours – fait mal au cœur. Hier, une part importante de la France vient d'être gravement blessée et nous sommes tous un peu veuves et veufs. Et donc je voudrais exprimer à l'égard de nos amis français les sympathies entières de la Commission qui d'ailleurs s'est déclarée d'accord pour appuyer tous les efforts dont la France pourrait avoir besoin. L'Europe a été blessée, la France a été blessée, Paris a été blessée, nous avons été blessés et nous sommes solidaires de nos amis français.

Since we finished the European Council in the early hours of last Thursday, the European Commission and myself, we are on a 'Brexit break'. We are focusing on the very many other issues for our Union, we are focusing on our positive agenda. With that in mind I want to be very brief.

Last week, the European Council, in an agreement with the United Kingdom, took a united and responsible decision to grant an extension of the Article 50-period until 31 October this year.

This was an acceptable outcome, for three main reasons.

First of all – and with the support of this House – we have adopted the necessary contingency measures and we are ready for a no-deal Brexit.

But our Union has nothing to gain from great disruption in the United Kingdom. The only ones who would benefit are those who resent multilateralism and seek to undermine the global legal order. And in any case, we will never kick out one of our Members.

Secondly, we have protected the integrity and the functioning of this House and all our institutions. If the United Kingdom is a Member on 23 May, it must organise European elections. If it does not do so, and the Withdrawal Agreement is not ratified by 22 May, the extension ends on 31 May. This is now the legal situation.

Thirdly, we have made sure that we do not need to discuss Brexit every other week and have given the United Kingdom the time and space to find a way out of the impasse.

Once the Withdrawal Agreement is in force, the Commission will work as closely together with the European Parliament as we did during the entire Brexit negotiations. The full transparency of our negotiations and the close and effective teamwork with the Brexit Steering Group was our strength in the Brexit negotiations, and I want to continue this good practice during the implementation of the Withdrawal Agreement. Whenever a decision will have to be taken in the so-called Joint Committee, the Commission will therefore closely involve the Parliament and take utmost account of your views.

We have learnt to pay a lot of attention to the House of Commons over the last months. But let me be very clear: On Brexit, nothing can be decided against the views of this House of European democracy; nothing can be decided on Brexit without taking full account of the position of the European Parliament.

Herr Präsident,

Meine sehr verehrten Damen und Herren,

Der 31. Oktober ist die neue Frist für einen geordneten Ausstieg des Vereinigten Königreichs, oder – sollte das Austrittsabkommen bis dahin nicht vom britischen Parlament ratifiziert werden – für einen harten Brexit, den wir alle vermeiden wollen. Natürlich kann Großbritannien auch entscheiden, sein Austrittsgesuch zurückzuziehen. Das hat der Europäische Gerichtshof ausdrücklich klargestellt.

Aber dies ist nicht meine Arbeitshypothese. So wie es auch nicht meine Arbeitshypothese ist, dass wir die Frist über den 31. Oktober hinaus verlängern. Das ist nicht meine Arbeitshypothese. Im Übrigen mag ich dieses Datum, 31. Oktober, überhaupt nicht. Der 31. Oktober ist mein letzter Arbeitstag als Kommissionspräsident und es kann also am 31. Oktober keine Nachtsitzung stattfinden, weil ich Mitternacht den Sitzungssaal verlassen muss, aber Donald Tusk kann bleiben.

Ich bin Kommissionspräsident geworden, a) weil ich es werden wollte und, b) weil ich die europäischen Dinge beschleunigen wollte. Weil ich gerne gehabt hätte, dass wir in Sachen soziales Europa weiterkommen – wir sind weitergekommen, aber nicht weit genug. Weil ich auch die notwendige Reform der Wirtschafts- und Währungsunion zum Abschluss bringen wollte. Weil ich gerne gehabt hätte, dass wir uns in Sachen Finanzierung der nächsten Periode 2021-2027 verständigen können. Und ich möchte nicht haben, dass die vielen Forscher, die vielen Jugendlichen, Erasmus-Studenten, andere, zum Opfer dieser Brexit-Geschichte werden. Die haben Besseres verdient und wir müssen dafür sorgen, dass wir sie nicht weiter von Europa entfernen.

Die Antwort, welchen Weg Großbritannien einschlagen wird, muss jedenfalls aus London kommen. Je früher, desto besser. Ich begrüße es sehr, dass Regierung und Opposition sich jetzt in einem Gesprächsmodus befinden. Das wird als Fortschritt gefeiert – ist ja auch im britischen Kontext ein Fortschritt. Normal ist das aber nicht, dass die tragenden Kräfte so spät zueinander finden. Und ich begrüße es deshalb, dass diese Gespräche jetzt endlich stattfinden.

Wann die Briten die Europäische Union verlassen, liegt allein in ihrer Hand.

Wie die Briten die Europäische Union verlassen, darauf haben wir uns im November 2018 in Form des Austrittsabkommens mit der britischen Regierung verständigt. Dieses Verhandlungsergebnis – das Verhandlungsergebnis von November 2018 – gilt auch weiterhin. Zu keinem Zeitpunkt werden Verhandlungen – Nachverhandlungen – über das Austrittsabkommen stattfinden. Über die politische Erklärung zur Zukunft unserer Beziehungen können wir reden, wenn dieser Wunsch besteht.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Le Brexit, ce n'est pas l'avenir de l'Union européenne. L'avenir de notre Union va bien au-delà du Brexit qui ne doit pas et ne peut pas entraver nos travaux sur nos grandes priorités.

C'est la raison pour laquelle le Conseil européen s'est mis d'accord sur deux principes :

Premièrement, tant que le Royaume-Uni sera membre de l'Union européenne, nous comptons sur une coopération constructive, responsable et loyale. C'est un principe directeur du Traité qu'il faudra que nous respections. We do not only respect, we are requesting that there will be a loyal and responsible cooperation.

Deuxièmement, il n'y a pas d'Etat membre de second rang. Mais si un Etat membre souhaite quitter l'Union européenne, les 27 autres doivent avoir le droit de se réunir séparément sur les questions futures. Ce n'est pas une nouveauté. En décembre '97, Président du Conseil européen, j'ai lancé l'Eurogroupe contre l'avis des Britanniques, des Danois, des Suédois et de quelques autres. Cet Eurogroupe, ce format restreint de ceux qui se sentent concernés et qui sont concernés par la construction monétaire de l'Europe avaient le droit de se réunir, ils se sont réunis et les résultats ont été appréciables.

Mais l'Union européenne a devant elle des défis stratégiques auxquels l'Union européenne doit répondre. Tout d'abord, nous discuterons à Sibiu, en mai, l'orientation stratégique de l'Union européenne pour les années à venir.

Et puis, il y a le prochain budget pluriannuel que nous devons – en principe – décider en octobre.

Et puis, il s'agit d'élire les futurs dirigeants de l'Union européenne : le Parlement européen – élu par le plus grand corps électoral après celui de l'Inde –, nous devons élire un nouveau Président de la Commission, et le Conseil européen doit nommer un nouveau Président du Conseil.

L'avenir de notre Union, c'est notre place dans le monde, ce sont nos accords commerciaux, nos relations avec nos grands partenaires internationaux, notamment la Chine, avec laquelle nous avons eu la semaine dernière un sommet très constructif. Et c'est en juin prochain, le G20 à Osaka, où nous parlerons notamment de l'avenir du commerce mondial. Tout cela, à vrai dire, est plus important que les péripéties qui gravitent autour du Brexit.

L'Europe continue.

 

Closing remarks

Frau Präsidentin,

Meine sehr verehrten Damen und Herren,

Ich ergreife das Wort, um mich nach jahrelanger gemeinsamer Wanderung hier in Straßburg bei den Mitgliedern dieses Hauses zu bedanken – bei diesem Parlament –, ich werde auch noch am Anfang der Tätigkeit des nächsten Parlamentes hier sein. Aber ich werde in diesem neuen Parlament meinen guten Freund Elmar Brok sehr vermissen. Ich bin mit ihm 40 Jahre lang durch dick und dünn gegangen. Wir haben gestritten, wir haben uns geeinigt, wir haben gelacht, manchmal auch geweint. Es war schön mit Dir, Elmar.

Vielen Dank.

SPEECH/19/2159


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