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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Discours du Président Juncker à la conférence de haut niveau 'The Future of Work: Today. Tomorrow. For All.'

Bruxelles, le 9 avril 2019

.

Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Vice-président de la Commission,

Madame la Commissaire,

Tous les Présidents que vous êtes et Excellences que vous êtes tous,

Je ne sais pas qui fait mes programmes. En fait, c'est moi-même. Et donc je viens de rentrer du Rwanda ce matin, et je commencerai un sommet avec la Chine d'ici une demi-heure. Pour vous dire – et ça vous fera plaisir – que mon discours ne sera pas long parce que je manque de temps.

Je reviens du Rwanda ce matin après un voyage commémorant le 25e anniversaire du Génocide contre les Tutsis qui ne me quitte pas le cœur ni la tête. 800 000 morts, atrocités, barbaries, martyrs. J'ai écouté avec attention et avec mon cœur ce que les survivants nous disaient. Et j'ai pris la résolution ferme de tout faire pour que la communauté internationale ne faillisse plus jamais à son devoir – puisque la communauté internationale en 1994 a laissé seuls ceux qui au Rwanda avaient toutes les atrocités devant eux.

Et à comparer les problèmes que nous avons, qui sont sérieux, à ceux qu'avaient les Rwandais il y a 25 années, nous devons retrouver la voix de la modestie. Parce que ce que vivaient les Rwandais et ce que nous vivons est incomparable.

J'admire beaucoup le peuple rwandais d'avoir su se redresser, d'avoir su donner une relance à ce qui n'exista pas avant les évènements, à la réconciliation nationale et d'avoir su faire de ce pays, oui, un exemple pour le monde. Et donc je reste sous l'impression de cette expérience que je voulais avoir parce que je voulais montrer aux Rwandais que l'Europe, qui n'était pas là au moment des évènements, dorénavant sera toujours là lorsque les injustices déferlent sur un pays ou sur un autre. Et j'ai maintenant, dans une demi-heure, un sommet, une colline, avec le Premier ministre chinois et ce sera un sommet qui ne sera pas très facile.

Lorsque j'ai pris mon mandat en novembre 2014, j'avais déjà dit au Parlement européen lorsque je me suis présenté au suffrage de tous les députés de l'Europe, dont certains par faiblesse n'ont pas su me suivre, que j'avais trois priorités : l'emploi, la croissance et l'investissement. Pourquoi ces trois domaines ? Mais parce que sur ces trois domaines, l'Europe était en panne. Le chômage ne cessait d'augmenter, la croissance était à la peine et les investissements étaient retombés à leur niveau le plus bas depuis les années 80. Et donc il fallait sur ces trois plans dégager, développer une action conséquente, cohérente dont j'espérais qu'elle permettrait à l'Europe de retrouver la voie de la croissance, la voie de l'emploi et qui se solderait par une augmentation notable, sensible des investissements en Europe.

Je me présente devant vous, non pas pour dresser un bilan fait d'autosatisfaction et de compliments à ma propre adresse – je n'en ai pas besoin. Parce que je ne me présenterai pas aux élections. Et parce que j'ai décidé de ne pas renouveler mon mandat. Certains le regrettent; d'autres, sans applaudir, aiment cette idée que je disparaîtrais du paysage européen. Je peux vous le dire : je ne disparaîtrai pas du paysage européen. Parce que je suis fortement ancré dans ce que fait l'Europe dans ses plus nobles parties.

En fait, en termes de bilan, et au moment de la presque autopsie, je peux dire que nous avons vécu 23 trimestres consécutifs de croissance. 23 trimestres – alors que la croissance était très, très faible au début de mon mandat. Maintenant la croissance a atteint tous les 28 pays membres de l'Union européenne. Il n'y a pas un seul pays qui ne serait pas en croissance, à part l'Italie qui connait les problèmes qui sont les siens, et qui a connu la croissance pendant quelques années.

Nous avons créé en Europe 12,5 millions d'emplois, alors que l'emploi baissait pendant la crise économique et financière – crise d'ailleurs la plus sérieuse, la plus grave que nous ayons connue depuis la Deuxième Guerre mondiale – 12,5 millions d'emplois créés donc.

Je ne m'en attribue pas le seul mérite. La Commission ne s'attribue pas le mérite de cette forte croissance d'emplois. Mais si nous avions perdu sur ces quelques années 12 millions d'emplois, moi-même et la Commission, nous serions rendus responsables de cet échec. Mais personne aujourd'hui n'est prêt à applaudir spontanément à l'effort qui fut celui de la Commission, lorsqu'il s'agissait de remettre en vie le marché de l'emploi européen.

Il y a aujourd'hui 240 millions d'Européens qui sont au travail alors que, précédemment, le nombre de ceux qui étaient au travail diminuait sensiblement. Nous sommes venus d'un taux d'emploi en 2014 qui était de 69,5% à un taux d'emploi qui atteint aujourd'hui un niveau de 73,2%. Donc nous avons – et considérablement – augmenté le niveau et le taux d'emploi en Europe. Et nous avons bon espoir de pouvoir atteindre l'objectif de 75% de taux d'emploi en 2020, ce qui était la feuille de route de l'Union européenne pour l'horizon 2020.

Le chômage, oui, grand problème – qui reste un grand problème pour le reste – est retombé à un niveau de 6,5%, alors que lorsque nous avons pris le pouvoir – si j'ose dire – il était à 10,2%. Même le chômage des jeunes – toujours trop élevé – a connu une réduction significative, de 22.2% en 2014 à 14.9% en 2018. A vrai dire, qui l'aurait cru, en 2014, que nous pourrions atteindre, grâce aux performances qui sont les performances de toute une société, des niveaux d'emploi et de chômage de l'ordre de ceux que je viens de vous présenter ?

Nous avons voulu agir sur le niveau d'investissement – le niveau d'investissement qui était retombé à sa portion congrue. Jamais l'investissement ne fut aussi faible que dans les années de crise, et après les années de crise, nous avons lancé un plan d'investissement – le Plan Juncker – qui jusqu'à ce jour a généré des investissements de l'ordre de 390 milliards d'euros et qui d'ici 2020, à lui seul, aura créé 1,2 millions d'emplois supplémentaires.

Lorsque j'ai lancé ce plan, d'ailleurs avec la collaboration de certains d'entre vous que je salue amicalement et fraternellement, on m'avait dit: voilà, ce sera un échec total. Alors ceux qui pensèrent que ce serait un échec total avaient décidé de nommer ce plan 'Plan Juncker', parce qu'ils voulaient pré-identifier celui qui aurait été responsable de l'échec. Or aujourd'hui, c'est un succès et donc on ne parle plus du Plan Juncker, mais du Fonds européen pour les investissements stratégiques. Mais c'est la même chose. Je suis fier que, ayant lancé ce plan sans nous endetter davantage et en combinant des mécanismes financiers nouveaux impliquant le secteur financier et le secteur public dans une modeste mesure, nous ayons fait œuvre utile. Et ce plan n'a pas seulement atteint les pays qui, du point de vue économique, se trouvaient être en bonne situation, mais également et surtout les pays qui avaient du mal à accorder leurs politiques aux nouvelles donnes nationales et internationales.

Nous avons flexibilisé le Pacte de stabilité et de croissance, en lui ajoutant des dimensions qu'il n'avait pas auparavant, en lui donnant une grille de lecture tenant compte des cycles économiques par une meilleure reconnaissance de l'effort structurel qu'auraient fait les pays, introduisant une clause d'investissement améliorant le solde des pays qui s'engageaient résolument dans la voie de la relance des investissements. Nous avons tenu compte des phénomènes extraordinaires – tremblements de terre en Italie et ailleurs. Nous avons tenu compte du coût qu'engendrait, le suivi, la gestion de la crise migratoire, notamment en Italie et en Grèce, mais aussi ailleurs. Et ce Pacte de stabilité et de croissance n'a pas perdu ses dents, bien qu'on m'ait dit que je serais en train de faire un crime impardonnable – notamment les pays du Nord qui se croyaient plus orthodoxes que les autres. Nous avons su, grâce à l'introduction de cette dose de flexibilité, réduire le niveau des déficits publics de 6,2% à 0,8% en moyenne pour l'année en cours.

Cette réforme du Pacte de stabilité et de croissance, pour le reste – je le dis ici, parce que lorsque je le dis à Rome, on ne le répète pas dans la presse italienne – cela a permis à l'Italie – cette dose de flexibilité – de dépenser 30 milliards d'euros de plus sur les années dont je vous parle, qu'elle n'aurait pu dépenser si le Pacte n'avait pas été enrichi par cette dimension de flexibilité; la même remarque valant d'ailleurs pour d'autres pays.

Grâce à tous ces efforts, nombreux, quotidiens, conduits par le Vice-président Dombrovskis et par la Commissaire Thyssen que je remercie de leurs actions, nous avons également pu réduire le nombre des personnes pauvres en Europe de 10 millions par rapport à 2013, au pire de la crise.

Nous avons adopté en novembre 2017, à Göteborg, le Socle européen des droits sociaux – grande entreprise où il fallait convaincre les Commissaires d'abord, sauf les deux qui sont ici, les gouvernements ensuite, toujours pas entièrement convaincus de la nécessité qu'il y avait de placer le social au centre de l'action politique de l'Union européenne et donc de la Commission. Nous avons pu faire adopter jusqu'à ce jour 24 textes législatifs, nombre impressionnant comparé avec la mini-ampleur des textes législatifs qui sous les Commissions précédentes furent adoptés.

Nous avions une idée simple, et comme toutes les idées simples, elles sont difficilement traduisibles en réalité. L'idée simple était de dire que pour tout travail, il faudrait une rémunération, un salaire juste. Ce qui me conduit à vous dire que le débat gravitant autour de la notion du salaire minimum, minimal, SMIC, 'Mindestlohn', mérite à être ramené à l'essentiel. Nous n'avons pas proposé un salaire minimum européen. C'est un mensonge. Nous avons proposé une idée simple: que dans chaque pays membre de l'Union européenne, il devrait y avoir un salaire minimum, permettant à ceux qui le perçoivent, de vivre en dignité, ce qui n'est pas le cas partout. Et donc nous ne voulons pas harmoniser – comment dire – le niveau du salaire minimum en Europe, mais nous exigeons que dans chaque pays – parce que la dignité du travail l'exige – il y ait un salaire minimum. J'insiste beaucoup sur ce point puisque la réalisation de cette promesse et de cette exigence dépassera la durée du mandat de la Commission que j'ai l'honneur de présider.

Nous avons réformé la Directive sur le détachement des travailleurs qui ne fonctionnait pas. Et lorsque je me suis apprêté avec Marianne Thyssen à le faire, nombreux furent ceux qui nous ont dit: ne vous occupez pas de ça, parce que de toute façon, il n'y aura pas d'accord. On le disait à la Commission, on le disait au Parlement européen, et parmi les Etats membres, rares furent ceux qui ont appuyé cette démarche pourtant nécessaire. Nous avons posé un principe : pour un même travail au même lieu de travail, un même salaire. C'est une exigence à laquelle l'Europe doit répondre.

Nous avons mis en place une Autorité européenne du travail. Là encore, le chœur de ceux qui nous disaient que nous étions hors de toute réalité était assez impressionnant. Mais nous nous sommes dit : lorsqu'il y a une autorité bancaire, pour de bonnes raisons, il doit aussi y avoir une autorité du travail qui veillera à la bonne application de la Directive sur le détachement des travailleurs et des autres textes à connotation sociale. Cela fut fait dans un temps record, moins de 12 mois, et en Europe, prendre une décision – Parlement, Conseil et Commission – endéans un délai annuel, de 12 mois, c'est plutôt exceptionnel.

Nous avons, via une directive, mieux réconcilier la vie familiale et la vie professionnelle pour enlever la pression qu'il y avait sur les salariés, et notamment de sexe féminin, lorsqu'il s'agissait d'agencer, d'articuler les besoins de la vie privée et les besoins de la vie de travail.

Nous avons essayé, avec un succès relatif, de relancer le dialogue social, parce que j'avais demandé à Valdis Dombrovskis d'être non seulement le Vice-président responsable pour l'euro, mais aussi pour le dialogue social parce que ce sont deux choses qui vont ensemble. On ne peut pas faire avancer l'euro sans prendre en compte les nécessités sociales qui doivent nécessairement l'accompagner.

Nous avons ajouté des droits aux droits parfois inexistants dans certains pays lorsqu'il s'agit des soins – grand problème européen souvent sous-estimé – pour appuyer dans leurs efforts les parents d'enfants handicapés, pour appuyer dans leurs efforts les aidant qui s'occupent de leurs familles qui ont des besoins en matière de soins. Il n'est pas vrai qu'on puisse laisser au seul soin des autorités publiques la politique des dépendances et des soins. Il y a des millions d'Européens qui s'occupent de leurs proches lorsqu'ils sont dans le besoin et donc il fallait au moins venir partiellement à leur encontre en leur accordant des droits supplémentaires.

Je voudrais qu'au cours de cette semaine, les Etats membres se mettent d'accord sur la révision des règles de coordination des régimes de sécurité sociale, où Marianne Thyssen ne demande pas l'harmonisation absolue, mais où nous voulons ériger en principe le fait qu'il n'y a pas de citoyens de deuxième zone. Et donc il faut des droits pour ceux qui sont couverts par les différents régimes parfois discordants de sécurité sociale. Et donc je compte sur la sagesse des gouvernements – vague espoir – de mettre un terme à ce débat qui concerne des millions de personnes – il y a 17 millions d'Européens qui travaillent dans un autre pays que leur pays natal; il y a 300 000 frontaliers, dont d'ailleurs 200 000 au Luxembourg ce qui prouve l'intérêt que je porte à cette question – pour leur donner des droits supplémentaires. Et donc, sur ces points, nous avons essayé d'avancer avec l'appui, je dois dire, non seulement des Commissaires en charge, mais aussi des Parlementaires européens, du Comité économique et social, du Comité des régions qui furent les meilleurs alliés de la Commission pendant ce mandat, sans lesquels nous n'aurions pas pu faire ce que nous avons essayé de faire.

Sozialpolitik in Europa ist nicht nur eine Veranstaltung, die innerhalb der Grenzen Europas stattfindet. Sozialpolitik in Europa ist auch die Zur-Kenntnisnahme und die In-Betrachtnahme der Probleme, die es auf anderen Kontinenten gibt. Ich komme aus Afrika zurück. Afrika ist die große Zukunftsfrage, mit der die Europäer sich zu beschäftigen haben werden. Es gibt heute 1,250 Millionen Afrikaner. In 20 Jahren werden wir 2,5 Milliarden Afrikaner haben. Dies übt nicht nur Migrationsdruck aus. Das stellt die Welt und vor allem das benachbarte Europa vor absolut große Probleme insofern: Wer sich um Europa kümmert, muss sich gleichzeitig, parallel, um Afrika kümmern und die richtigen Politikentwürfe in die internationale Debatte bringen, damit Afrika nicht ein Kontinent bleibt, der von 'Charity' aus Europa geleitet wird, sondern dass es ein Kontinent wird, in dem Europa und vor allem auch der Privatsektor investiert. Deshalb haben wir einen sogenannten Externen Investitionsplan in Höhe von 44 Milliarden Euro auf den Weg gebracht. Etwa 30 Milliarden Euro sind in der Pipeline. Wieso machen wir das? Weil es uns schien, dass es besser wäre, wir würden aus der Europäischen Union – Privatsektor und europäischer Haushalt – vor Ort investieren, um neue Arbeitsplätze zu schaffen, um wirtschaftliche Dynamik in einige verödete Sektoren zu bringen, anstatt die unglücklichen Menschen ins offene Meer zu stürzen. Deshalb ist dieser Externe Investitionsplan, wie ich finde, absolut notwendig gewesen.

Wir haben auch – was in Europa in hohem Maße in Kontroverse gebracht wurde – Handelsverträge mit vielen abgeschlossen, unter anderem mit Kanada und mit Japan. Da geht es nicht darum, dass das europäische Großkapital den Rest der Welt erobert – bei aller Stärke, die diesem Großkapital innewohnt – das würde ihm nicht gelingen. Wir mussten unser Netz an Handelsverträgen ausweiten, weil Handelsverträge – richtig gemacht – zu zusätzlicher Beschäftigung und zu zusätzlichem Wirtschaftswachstum in Europa führen. Eine Zahl: wenn wir 1 Milliarde Euro Waren mehr in die anderen Teile der Welt exportieren, dann führt dies zu der automatischen Schaffung von 13 000 zusätzlichen Arbeitsplätzen.

Ich muss nachher mit unseren chinesischen Kollegen auch über Handelsfragen zwischen China und Europa reden. Das ist wichtig. Die Kommission hat eine neue Strategie sich an die Hand gegeben am 12. März, wo wir darstellen, dass wir als Europa darauf drängen, dass die europäischen Firmen in China dieselben Rechte haben wie die chinesischen Firmen in Europa.

Und wir haben Streit mit Herrn Trump in Sachen Handel. Ich war Ende Juli in Washington, ich habe mich da mit ihm in einer sportlichen Atmosphäre um eine gemeinsame Sicht der Dinge bemüht – das hat sechs Stunden gebraucht. Ich hoffe, dass dieses vorläufige Ende des Handelskrieges zwischen Europa und den USA auch die Twitter-Energie des Weißen Hauses überstehen wird. Das ist wichtig. Wir haben in den Gesprächen mit unseren amerikanischen Freunden – weil ich denke immer noch, dass die Amerikaner unsere ersten Verbündeten sind und ich würde auch als Europa gerne behandelt werden, wie der erste Verbündete der USA – uns sehr für Multilateralismus eingesetzt.

Multilateralismus ist ja das Kennzeichen der Tätigkeit vieler hier im Saal, auch das der ILO, die ihren 100. Geburtstag jetzt im Juni feiern wird. Und ich lege großen Wert auf die Anerkennung der wichtigen Rolle – auch durch die vielfältigen Arbeitskonventionen, die die ILO abgeschlossen hat – großen Wert darauf, dass die Europäische Union auch der multilaterale Partner in Sozialfragen bleibt und da brauchen wir die Weltarbeitsorganisation in hohem Maße.

Kurz, weil ich jetzt weg muss – ich hatte noch vieles zu sagen und das Nicht-Gesagte ist so wichtig wie das Gesagte, aber ich komme ja wieder, weil ich verschwinde ja nicht aus der Landschaft, wie ich angekündigt habe. Wir hatten uns vorgenommen, neben dem wirtschaftlichen und finanziellen Triple-A – das die internationale Diskussion über Jahre geprägt hat, manchmal auch vergiftet hat –, dass wir auch ein soziales Triple-A bräuchten. Das soziale Triple-A haben wir noch nicht, aber wir haben alles getan, um ihm etwas näher zu kommen.

Ich danke für das aufmerksame Zuhören.

SPEECH/19/2077


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