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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Déclaration du Président Juncker au point presse conjoint avec Viorica Dăncilă, Première ministre de la Roumanie

Bruxelles, le 5 décembre 2018

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Madame la Première ministre,

Chère Viorica,

J'étais particulièrement heureux d'accueillir la Première ministre et le gouvernement roumain au siège de la Commission pour préparer la première présidence de la Roumanie de l'Union européenne. C'est un événement particulier puisque: un, la Roumanie vient de fêter son centenaire. Deux, parce que c'est la première présidence de la Roumanie de l'Union européenne.

Nous avons eu, avec l'ensemble des Commissaires qui étaient tous là, une réunion de travail qui s'est traduite par la reconnaissance par la Commission de voir que le gouvernement roumain est bien préparé pour la présidence de l'Union européenne.

C'est une date particulière parce que le 1 janvier 2019, la Roumanie aura été membre de l'Union européenne depuis 12 ans. Je me rappelle avec – oui – une certaine émotion, une émotion certaine le jour où en 2005, au nom de l'Union européenne parce que Président de l'Union européenne à l'époque, j'ai signé l'accord d'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne. Et ce jour-là, j'ai eu ce sentiment qu'enfin pour les deux parties de l'Europe, qui par un funeste décret de l'après-guerre étaient supposées rester divisées en deux parties, c'était le jour de la réconciliation entre l'histoire et la géographie.

Sans la Roumanie, l'Union européenne ne serait pas complète. Elle est complète aujourd'hui parce que la Roumanie, après des décennies de séparation – il faut dire – artificielle, fait aujourd'hui partie de la famille européenne pour y être ancrée à tout jamais.

La présidence roumaine aura lieu à un moment crucial pour le devenir de l'Union européenne. En pleine présidence roumaine, le Royaume-Uni va quitter au 30 mars de l'année prochaine l'Union européenne. C'est une date triste, mais la Roumanie saura gérer les après-Brexit de la meilleure façon possible. La Roumanie aura devant elle des devoirs d'une extraordinaire difficulté parce que nous devrons nous mettre d'accord, sur notre chemin vers le sommet européen de Sibiu, sur les lignes de base du futur accord financier pluriannuel.

Restent sur la table du co-législateur 257 propositions que la Commission a introduites. J'espère que la présidence autrichienne viendra à bout de plusieurs d'entre elles, mais la présidence roumaine aura du travail à faire sur une à vrai dire courte période parce que le Parlement européen va cesser ses activités au cours du mois d'avril. Et donc il reste quatre mois utiles pour la présidence roumaine. Mais ayant noté aujourd'hui à quel point les divers ministres sont bien préparés à leurs tâches, je ne doute pas que la Roumanie viendra à bout d'un grand nombre de propositions qui restent sur la table du Parlement et du Conseil.

Je crois qu'il y a une large intersection de programmes entre la Commission européenne et le gouvernement roumain. Il est vrai que nous avons des divergences de temps à autres sur l'évolution de l'Etat de droit – nous en avons discuté –, mais ce n'est pas une question qui concerne d'abord la présidence, mais plutôt les relations bilatérales entre la Roumanie et la Commission européenne, voire l'Union européenne.

Je reste persuadé qu'il faudra qu'avant la fin du mandat de cette Commission, nous arrivions à accepter la Roumanie comme nouveau membre de l'espace Schengen. Il reste des efforts à accomplir. Ils seront – je pense – accomplis.

Avec votre accord, je laisserais la parole à la Première ministre de la Roumanie. J'étais heureux avec Corina Crețu, qui fait un excellent travail au sein de la Commission, de l'accueillir les bras ouverts au siège de la Commission. La parole est à toi.

 

 

SPEECH/18/6691


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