Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: none

European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Speech by President Juncker at the Congress of the European People's Party

Helsinki, 8 November 2018

.

Cher Joseph,

Dear friends,

It is a great pleasure indeed to see so many friends here in Helsinki. I cannot think of a more fitting place to discuss the future of our Union or to kick-start the campaign for the next European elections.

I say this for two reasons. Firstly, because Finland is a country that always looks to the future but honours its past. This should be an example and a reminder to us all in turbulent times. You cannot construct the European Union without paying respect to nations.

The second reason why I am saying this – that I am happy to be here in Helsinki – is that there is one Finnish word which I believe must drive Europe's future. The Finnish word I am referring to is Sisu. For those who are less fluent in Finnish than I am, I have to tell you that Sisu is a special kind of resilience, determination and courage in the face of real adversity.

As Europe looks to the future, all of us must have the courage of our convictions. We will need to stand up for what we believe in, not only talking about what we believe in, standing up for the values which are those of our political family.

We will need to defend the values at the foundation of our Union and of our party: human dignity, freedom, democracy, justice, solidarity, equality and the rule of law. The rule of law is not a poem; it is an everyday duty – an everyday duty. There is no democracy without respect for the rule of law and without press freedom. We have to fight for these values.

So as we look forward to the elections and beyond, let us always defend and stay true to ourselves – and let us embrace the spirit of Sisu as we do so. And I am convinced that next year in April, Sisu will overwhelm the whole Finland, but at the latest in May, Petri will be the next Prime Minister of Finland.

When I started my mandate in Brussels – and it is easy to be a lead candidate, I liked it, it was the last happy period of my life but when you are President of the Commission, a different reality takes place – when we started our mandate, we were saying according to the program of our party that we wanted to be big on big and small on small. I wanted to put an end to a European Union interfering in all the aspects, details and dimensions of the daily life of citizens.

We did it but unfortunately, nobody is saying it. We did it because, whereas the former Commissions were presenting 120, 130 initiatives per year, we reduced that number on 20, 25, 15. Big on big and small on small. We withdrew 134 initiatives, we repealed 84 pieces of legislation, we put into place a Task force on subsidiarity. We were not only promising, we were delivering less Europe where we do not need Europe; more Europe, better Europe where it is needed.

Lorsque, mes chers amis, nous avons commencé le mandat de cette Commission, le motto de celle-ci était 'croissance et emploi'. Rappelez-vous la réalité de l'année 2014: chaque jour plus de chômage, chaque jour plus de déficit, investissement en panne, croissance rétrograde. Quel est le bilan maintenant après quatre années, alors que nous avons un mandat de cinq années, donc je ne tirerais pas de bilan aujourd'hui?

Nous avons lancé un plan d'investissement qui portait sur 300 milliards d'euros. Jusqu'à ce jour, nous avons réalisé des investissements de l'ordre de 344 milliards d'euros. A l'époque, même les forces qui se disent progressistes au Parlement européen avaient exigé de la Commission de lancer un plan qui porterait sur 200 milliards d'euros – c'est 344 milliards d'euros jusqu'à ce jour. Ce plan d'investissements stratégiques s'appelait Plan Juncker, parce que ceux qui pensèrent que le plan ne pouvait être un succès voulaient pré-identifier celui qui en serait coupable. Maintenant cela fonctionne et c'est devenu le Fonds européen des investissements stratégiques, mais c'est toujours le même plan, et qui fonctionne.

Nous avons pu observer en Europe un retour de la croissance partout. Nous sommes au 25ème mois d'une croissance continue. Nous avons connu des niveaux de croissance supérieurs aux économies comparables, japonaise et américaine.

Nous avons réduit le chômage. Le chômage était la grande affaire de la campagne électorale en 2014. Nous avons créé dans la zone euro 12 millions d'emplois, et 14 millions sur l'ensemble de l'Union européenne. Jamais! Jamais dans l'histoire du continent il y avait autant d'Européens qui travaillaient. Ils sont 239 millions au travail en Europe – plus, parce qu'il y a un taux d'emploi plus élevé qu'aux États Unis.

Je vous dis cela parce que je trouve que nous sommes un peu trop timides lorsqu'il s'agit d'expliquer les succès de l'Europe et que nous parlons trop lorsqu'il s'agit d'expliquer ses ambitions. Nous pouvons être fiers de ces bilans. Je vous dis ceci: si un Président de la Commission avait été socialiste, avec ce bilan, les rues de Bruxelles seraient remplies de socialises enthousiasmés. Mais nous, on ne dit pas que nous avons réussi l'essentiel: le travail et la croissance.

En plus, nous avons réduit le niveau des déficits qui était de 6,3% lorsque nous avons commencé et qui est de 0,7% maintenant. On nous accusait d'avoir trop flexibilisé le Pacte de stabilité et de croissance mais le résultat est là pour prouver que sur ce point, nous avions raison.

Tout comme je voudrais que nous prenions au sérieux nos engagements pour ce qui est de l'Europe sociale. Nous avons adopté en novembre de l'année passée le Socle européen des droits sociaux. Là encore, cela ne doit pas rester un poème, mais il faut traduire dans les faits, comme le fait la Commissaire Marianne Thyssen, toutes ces bonnes intentions qui doivent devenir loi – comme nous l'avons fait notamment sur le détachement des travailleurs où il y avait des perfections à porter au mécanisme qui était en place.

Et puis, je ne me fais pas l'idée, largement répandue dans nos opinions publiques et dans nos opinions publiques publiées, que le social, c'est les socialistes. Non, la démocratie chrétienne a toujours su faire en sorte que les progrès sociaux puissent avoir lieu. Nous sommes le parti social de l'Europe et pas les autres.

Wir müssen uns im Grundsatz darauf verständigen, dass wir ein dringendes Bedürfnis in Europa haben unsere Handelsbeziehungen mit dem Rest der Welt auszubauen. Das tun wir, das ist ein sehr oft unpopuläres Unterfangen, aber ich sage hier noch einmal: Jede Milliarde Euro, die wir in andere Teile der Welt exportieren, heißt automatische Schaffung von 14 000 Arbeitsplätzen. Wir haben jetzt Verträge mit Japan und mit Kanada und mit vielen anderen abgeschlossen. Und mit unseren amerikanischen Freunden befinden wir uns  im edlen Wettbewerb der Ideen.

Ich habe den amerikanischen Präsidenten Ende Juli besucht; das war eine sehr sportliche Sitzung, die wir in Washington hatten. Aber die Tatsache, dass der Kommissionspräsident, wenn es um Handelsfragen geht, im Namen der Europäischen Union reden kann und nicht ein Sammelsurium aus allen möglichen nationalen Befindlichkeiten vertreten muss, hat sehr geholfen, den Amerikanern zu erklären, dass es uns gibt und, dass es uns weiterhin geben wird. Wir sind eine Handelsmacht.

Et cela évidemment doit avoir pour conséquence d'incorporer le continent africain dans notre réseau d'accords commerciaux. L'Afrique, on l'a dit, qui progresse, qui se développe, qui est un continent noble, jeune, a besoin de nous tout comme nous avons besoin de l'Afrique. J'entends dire qu'il faut faire plus pour l'Afrique: oui. Mais nous avons lancé un Plan d'investissement pour l'Afrique qui porte sur 44 milliards d'euros, plus un Fonds fiduciaire qui porte sur 4,1 milliards d'euros. Il y a de l'argent disponible pour investir sur place en Afrique pour éviter aux jeunes Africains de devoir se jeter dans des eaux dangereuses. 24 milliards d'euros sur ces 44 milliards d'euros sont dans le 'pipeline' comme on dit dans un mauvais franglais.

Alors si nous exigeons plus, disons aussi ce qui a été fait, parce que nous avons fait des choses ensemble avec les Africains et nous ferons de grandes choses ensemble avec l'Afrique, dont nous avons besoin, tout comme ce continent a besoin de nous.

C'est le moment pour dire non en Europe, comme ailleurs, au nationalisme stupide et borné. Oui, il faut être patriote, sinon on ne peut pas être européen. Mais il faut mettre un terme à ce nationalisme stupide, borné, qui rejette l'autre, qui n'aime que soi. Le vrai patriote aime sa patrie, mais il aime aussi les autres pays et ceux qui viennent de plus loin.

Enfin, mes chers amis, nous commémorons cette semaine le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Ne faisons pas comme si le problème ne se posait plus. En 1913, personne ne pensait qu'une année après, il y aurait la Grande Guerre. Parce qu'on se disait: voilà, les capitalismes ne vont pas se taper dessus, et les familles royales et impériales qui dirigent l'Europe pour être cousins, frères et je ne sais pas quoi, ne vont pas entrer en guerre. Une année plus tard, la grande catastrophe a pris son chemin. Pensons-y lorsque nous sommes tentés par la naïveté et par la superficialité. N'ayons pas peur de parler de la guerre et de la paix parce que l'Europe est d'abord un projet de paix.

Pour faire en sorte que tout cela réussisse, il faudra que nous ayons de la patience. En Europe, il faut toujours avoir de la patience et de la détermination. De cette patience et de cette détermination dont ont besoin les longs trajets et les grandes ambitions.

SPEECH/18/6345


Side Bar