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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Discours du Président Jean-Claude Juncker au sommet de l'Initiative des Trois Mers

Bucarest, le 18 septembre 2018

Vielen Dank, Klaus.

It is my particular pleasure to be here today. We missed the occasion to respond positively to the invitation of the President of Croatia two years ago and then to the invitation of the Polish government one year ago. But we are here today because we do think that what you are doing, what you are undertaking is completing the work which the European Union as such is trying to do.

I am particularly happy to see Secretary Rick Perry – welcome here, your place is here. Because this is not something being directed against the European Union but it is adding to our efforts to make sure that the interconnectivity in this part of Europe is developing in the right direction.

Ich bin auch froh, den deutschen Außenminister hier begrüßen zu dürfen. Ich finde es sehr gut, dass Du hier bist und dass Deutschland sich jetzt auch dieser Initiative anschließt.

English is not the only official language of the European Union. So I will express myself for the next coming minutes in French which is a big, great, influential language and culture in the European Union. And we should not forget that we are not under the rule of the only lingua franca, which is English, but French is as important as English and German is as important as French. So we should try to use the three working languages of the European Union, not adding to them Luxembourgish, which is spoken by an active minority in Europe in the home part of Romania of Klaus and in my country. Nobody knows that this is a leading international language but the time will come when this will be recognised by each and every one...

Mes chers amis,

J'ai toujours pensé que l'Europe – comment dire – devrait respirer avec ses deux poumons: l'Est et l'Ouest. Si elle ne fait pas ça, elle perd son souffle. Parfois j'ai l'impression qu'elle est en train de perdre son souffle et donc il faudra qu'entre Européens nous nous mettions d'accord sur les vertus de la coopération renforcée, si j'ose dire, non pas au sens du Traité mais au sens de la langue commune, entre l'Est et l'Ouest.

Donc je voulais, Monsieur le Président, apporter tout le soutien de la Commission européenne à l'initiative qui est la vôtre et je voudrais vous encourager à ouvrir des nouveaux corridors d'union entre les deux parties de l'Europe, non seulement entre le Sud et le Nord mais aussi entre l'Est et l'Ouest, pour que nous puissions inventer, poursuivre, accomplir, parachever un projet qui parle à tous les Européens indépendamment du lieu où ils vivent.

La connectivité en Europe est importante et nous devons conjuguer les efforts qui sont les vôtres avec les moyens budgétaires qui sont ceux de l'Europe et plus particulièrement de la Commission européenne. Ainsi, je voudrais que très rapidement nous puissions faire en sorte que nous puissions voyager plus facilement entre les deux parties de l'Europe – en fait je n'aime pas trop l'expression « entre les deux parties de l'Europe » –, pour que nous puissions voyager sans entrave en Europe. Donc j'appuie pleinement le projet Rail Baltica entre la Pologne et la Lituanie qui est financé par le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe, et je voudrais remercier Dalia qui a jeté tout son poids dans la réalisation de ce projet qui, à mes yeux, est important et qui a valeur de modèle et d'exemple.

Il faut développer, comme je le disais, les connexions à haut débit en Europe. Raison pour laquelle sur les quelque 150 milliards d'euros investis dans les régions des pays des Trois mers et qui proviennent tous du Fonds de développement régional et du Fonds de cohésion – ce dont la Commissaire roumaine, Corina Creţu, a la responsabilité et je lui en remercie – un tiers est destiné aux projets de connectivité dont 2,5 milliards d'euros plus particulièrement pour développer des infrastructures numériques à haut débit notamment dans vos zones rurales.

La même remarque s'applique à l'approvisionnement en énergie et plus particulièrement en gaz, approvisionnement qui doit pouvoir être fait à de meilleurs prix. Tout cela sera réalisé lorsque nous réaliserons le gazoduc Brua reliant l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie qui est financé par le Fonds européen pour les investissements stratégiques, ce qu'à l'époque on appela le Plan Juncker. On parle très peu du Plan Juncker puisque lorsqu'on pensait que le Plan d'investissement ne fonctionnerait pas on a dit « voilà, c'est le Plan Juncker », parce qu'on voulait pré-identifier le responsable de l'échec. Maintenant que ça fonctionne, ça ne s'appelle plus le Plan Juncker mais le Fonds européen pour les investissements stratégiques, mais c'est exactement la même chose...

Donc nous voulons mettre à disposition de vos ambitions tous les moyens financiers généralement quelconques dont peut disposer l'Europe et l'Union européenne et donc la Commission.

Je ne voudrais pas conclure sans rappeler que, pour nous Commission et pour nous Union européenne dans sa large majorité, l'application de la règle de droit garde son importance. Sans appliquer la règle de droit, les investissements n'ont aucun sens. Respecter la règle de droit, c'était toujours mon message. Merci à tous.

SPEECH/18/5825


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