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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Commissioner Moscovici's introductory remarks at the Eurogroup press conference

Bruxelles, le 22 janvier 2018

Merci Mario, merci et bravo pour ton excellente gestion de cette première rencontre de l'Eurogroupe sous ta présidence ! Mario Centeno, tu sais que tu as le soutien de la Commission et le mien – je le dis comme commissaire et comme ami - dans l'exercice de tes nouvelles responsabilités! Chacun sait ici comment on appelle Mario. On dit que c'est le Ronaldo de l'économie portugaise. Et il se trouve que dès sa première prestation, dès son premier match, il a marqué un beau but, ou en tout cas, nous l'avons marqué collectivement avec toi.

Je vais commencer par saluer la décision de l'Eurogroupe de clôturer la troisième revue du programme grec une fois que le Euro Working Group aura vérifié le complètement les dernières actions prioritaires. Nous en sommes à ce stade à 95 sur 110, et à chaque minute pratiquement, il y en a une de plus qui se complète. Ça représente un effort très important de la part des autorités grecques ! Je me réjouis que cet effort ait été reconnu aujourd'hui – et j'ajoute qu'il a été reconnu par tous, y compris par ceux qui, il y a encore peu de temps, marquaient un certain scepticisme. Je suis confiant que les autorités feront le nécessaire pour compléter les mesures restantes dans les meilleurs délais et en tout cas bien avant le prochain Eurogroupe. Et je crois qu'il ne faut pas considérer que c'est un instant banal. Il faut mesurer le chemin parcouru qui est spectaculaire et aussi le changement de climat au sujet de la Grèce.

C'est un progrès très encourageant qui a été rendu possible grâce à l'engagement constructif de tous les acteurs impliqués dans le programme, et je ne peux que les encourager tous à poursuivre dans cet esprit dans les mois qui viennent. Car 2018, et nous sommes encore au mois de janvier, il est encore temps pour moi de vous faire tous mes vœux pour cette nouvelle année, 2018 sera une année tout à fait décisive pour la Grèce : ce sera, et je parle au futur, l'année ou le pays sortira enfin de cette longue période d'assistance financière, qui aura été marquée par des épreuves sociales très dures pour le peuple grec, mais qui aura aussi permis, du coup, de mener des réformes structurelles sans précédent pour que l'économie grecque sorte plus forte, plus résiliente, et tout simplement à la hauteur de la zone euro, de cette crise. Des réformes qui se poursuivent à plein régime dans cette troisième revue, parce que j'ai cité la quantité: 110 prior actions à mettre en œuvre, et 95 déjà votées, mais ce sont des mesures qui sont aussi qualitativement très importantes. Je pense par exemple à:

  • tout ce qui est fait pour améliorer la collecte des impôts à travers une Agence Indépendante des Revenus. Cela fait très longtemps que l'UE le demande et c'est enfin décidé ;
  • des mesures pour renforcer la protection sociale ;
  • ou encore à des actions – dans ce cas avec l'appui technique de la Banque Mondiale – pour rendre la Grèce plus attractive aux investisseurs.

Je veux souligner aussi le travail des autorités qui avance sur une stratégie pour la croissance. Cette stratégie pour la croissance, elle est annoncée pour le mois d'avril. Et je pense que c'est la bonne date, pourquoi, parce qu'elle permettra que la Grèce rentre, à ce moment-là, dans le semestre européen. Et ce sera le signal que ce pays devient ce que nous voulons qu'il soit, et ce qu'il veut être, c'est-à-dire tout simplement un pays normal, au sein de la zone euro, avec les règles normales, avec les procédures de la zone euro.

Vous trouverez plus de détails sur tous ces points dans le communiqué que l'Eurogroupe a adopté aujourd'hui.

Je veux saluer enfin le lancement du travail technique sur un mécanisme qui lie les mesures sur la dette à la croissance économique. Vous savez que c'est une proposition française. Il faut avancer sur ce chantier pour bien préparer les décisions que l'Eurogroupe devra prendra avant la fin du programme cet été sur la dette et sur le futur cadre de soutien européen qui sera mis en place pour la Grèce une fois qu'elle sera sortie du programme. Donc oui, je le redis, c'est une belle journée pour la Grèce et pour la zone euro aujourd'hui. Car non seulement nous souhaitons que la Grèce sorte du programme - et elle va en sortir. Mais nous sommes tous dans l'état d'esprit de constater qu'elle veut et qu'elle va en sortir avec une réussite, de façon réussie.

Mario didn't talk about one item that I must touch upon which is Portugal.

I briefed the Eurogroup today on the seventh post-programme surveillance report for Portugal, published last Friday, which in a nutshell confirms the improvement in the country's economic and financial situation over the past six months. So it's another goal which has been achieved by Mario.

Growth has further accelerated and we have seen a steady decrease in the unemployment rate, which is now below the level for the euro area as a whole. And there also you can measure what progress has been made. Further progress has also been made in the financial sector, with the sovereign's upgrade. I welcome that and I called for that. I remember that in Lisbon I said that it would be legitimate. Now it's done. And also, the economic recovery impacting the Portuguese banking system positively. And on the fiscal front, higher revenues and lower interest expenditure are set to allow for a further reduction of the headline deficit in 2017. That does not mean that everything is finished or under control.

Of course Portugal still faces challenges, including the still high (though decreasing) ratio of NPLs; the need to pursue structural fiscal consolidation in order to ensure a steady decline in the public debt ratio which is still quite high. But overall, and that's also good news, Portugal is continuing to make good progress in overcoming the legacy of the crisis.

And finally, a word about a third item which is the debate on EMU deepening.

We had a first discussion in the Eurogroup today on the deepening of EMU after the presentation of the Commission's proposals of 6 December. It was a first but also a quite extensive discussion!

We all know that there is a window of opportunity to take these decisions and that it will not remain open forever. I would even say not for long. So there is no time to lose and in spite of the political uncertainty we see in some parts of Europe today, work needs to continue, preparatory works need to be done carefully.

The Eurogroup has an important role to play before the March Euro Summit in helping to progress with our most urgent proposals – those concerning the Banking Union and the future of the ESM. I think there is a consensus these are the two more mature decisions. Of course, the Commission believes that we must do this without losing sight of the other elements of the package, it is a package, because we need to be ambitious and have a global vision of the package, that goes beyond short-term priorities. And this was a view that was, I think reflected by many, I wouldn't say all, ministers around the table today.

For the rest, Mario has outlined very clearly the next steps in this process and we of course are ready to work to help facilitate these discussions and help move them towards a consensual but also ambitious outcome! And again, I am quite sure the Eurogroup will be the place to be and the place to prepare the decisions and discussions among the leaders.

Thank you.

SPEECH/18/392

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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