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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques du Président Jean-Claude Juncker à la conférence de presse conjointe avec António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies

Bruxelles, le 16 mai 2018

 

Monsieur le Secrétaire général, mon très cher António,

Le problème est le suivant: le monde est en désordre et nous devons prendre nos avions, ce qui fait que nous devons être très brefs.

J'ai discuté avec mon ami António, que je connais depuis au moins '95 du siècle passé, parce que nous avons été nommés Premiers ministres exactement au même moment. Depuis lors nous réunit une amitié qui résiste à tous les dangers, et donc j'étais heureux de pouvoir accueillir le Secrétaire général, António Guterres, au siège de la Commission.

Nous avons échangé des points de vue dans une discussion, bilatérale d'abord avec Federica Mogherini, et avec tout le Collège d'une façon intense. J'ai redit au Secrétaire général ce qu'il savait déjà: que la Commission et l'Union européenne, l'Union européenne et la Commission, nous restons très attachés au système multilatéral ce qui veut dire onusien. Nous appuyons des deux mains et deux pieds les réformes que le Secrétaire général a proposées pour ce qui concerne le fonctionnement des Nations Unies.

Nous avons échangé nos points de vue sur l'Iran, dont nous discuterons ce soir à Sofia entre dirigeants de l'Union européenne pour dire que nous voudrions tenir en vie l'accord qui fut conclu entre les différents partenaires et l'Iran. Nous n'aimerions pas l'idée de voir cet accord descendre en feu parce que nous pensons qu'il est d'une importance primordiale pour la paix dans la région concernée et au-delà, pour la paix mondiale.

Nous avons échangé nos points de vue sur les efforts qui sont les nôtres pour lancer et relancer, accomplir, achever l'Union numérique au niveau de l'Union européenne. Nous avons proposé à notre ami de nommer un représentant spécial pour la sécurité des journalistes parce que c'est un sujet qui nous inquiète de plus en plus, et en Europe et au-delà de l'Europe.

Donc nous avions beaucoup de choses à nous dire mais je laisserai aux soins d'António de vous dire ce qu'il en fut puisqu'il est moins souvent ici que moi je suis ici, et donc la priorité revient à ses déclarations.

 

Questions-réponses

Q1 Sur l'Iran – vous en avez discuté apparemment au Collège aujourd'hui: est-ce que vous êtes certain de disposer des moyens pour mettre à l'abri, protéger les entreprises européennes qui commercent avec l'Iran et de cette façon-là contribuer à faire respecter cet accord international ? Est-ce que vous êtes sûr de la détermination des États membres qui sera nécessaire également pour, le cas échéant, mettre en œuvre des mesures de protection de cet ordre-là ?

Président Juncker: Nous voudrions maintenir en vie l'accord qui fut conclu entre les partenaires et donc avec l'Iran. Nous pensons que mettre un terme à cet accord menace gravement la paix et la sécurité dans cette partie tumultée de la région. Je voudrais que ce soir nous nous mettions d'accord sur une attitude commune, sur une approche commune, consensuelle pour ce qui est de nos relations avec les États-Unis en relation avec l'Iran. Il faut dire que nos moyens sont là. Nous les utiliserons mais il ne faut pas se voiler la face: les moyens sont limités. Mais nous exploiterons en intégralité les moyens qui sont les nôtres.

Q2 President Juncker, I have a question on Italy. Are you confident that Italy will stick to the euro, to its economic commitments and to the line that it has had on migration so far? And what does Italy mean to the EU?

President Juncker: Italy is of the highest importance for the European Union. The European Union would not be complete without the Italian nation, without the Italian people. I know them very well because I grew up with Italians in my village, because the Italian immigration in Luxembourg was a very important one; we were playing football against each other – you can imagine the result, it is like the official results. I love this country, I love the genius of the Italian people and of the Italian nation but I will not pre-comment what could be the outcome of the ongoing negotiations between the supposed coalition partners in Italy. We will see what will be the result of this and then we will comment on this.

Q3 On Iran: President, you talked about measures that are available to the European Union. Can you say a little bit more about that – what are those measures? Is the blocking statute for example a measure you will discuss with the leaders tonight? And a question for the Secretary-General: how confident are you actually that this effort to save the nuclear deal will be successful? And are you concerned that the United States might aim to reinstall UN sanctions against Iran to snap back sanctions in the Security Council?

President Juncker: I will have, together with Federica Mogherini, a meeting with the European leaders tonight. I do not think it would be wise to pre-announce what the Commission and the High Representative will propose to the leaders. So wake up early tomorrow morning and you will see what we have proposed.

Q4 You will be seeing the Polish Prime Minister today in Sofia. What are your expectations?

President Juncker: I have the best relations possible with the Polish Prime Minister. I do think that Poland has made some progress – not enough progress, but we are in discussions and negotiations and these have to be concluded by the end of June-beginning of July. I am optimistic.

SPEECH/18/3830


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