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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Discours du Président Jean-Claude Juncker à la plénière du Parlement européen à l'occasion du débat sur l'avenir de l'Europe avec Charles Michel, Premier ministre du Royaume de Belgique

Bruxelles, le 3 mai 2018

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier ministre,

Madame la Commissaire,

Mesdames et Messieurs les députés,

Je crois que la Belgique a une chance énorme d'avoir – comme ce fut le cas auparavant – un Premier ministre dévoué à la cause européenne. Si je pouvais dire la même chose de tous les Premiers ministres, nous serions dans une situation qui serait autrement meilleure que celle dans laquelle nous nous trouvons. Mais j'observe le Premier ministre Michel lorsqu'il évolue au sein du Conseil européen. Je l'écoute lorsque nous sommes seuls où les choses importantes peuvent se dire plus facilement. Je suis toujours impressionné: par le savoir et la maîtrise des dossiers qui le caractérisent et deux, par des convictions européennes qui le portent loin et qui portent loin la Belgique dans cette logique continentale à laquelle la Belgique, depuis 1952, a souscrit, sans affaissement et sans faiblesse. Mais au-delà de la personne de mon ami Charles Michel, je voudrais ici rendre hommage à la Belgique. La Belgique qui abrite ensemble avec d'autres – Strasbourg, Luxembourg – les institutions européennes mais qui nous accueille, nous Commission, – le Parlement pourrait dire de même pour ce qui le concerne – qui nous accueille avec beaucoup de générosité, surtout les Bruxellois. Et cette générosité m'impressionne au quotidien. Nous sommes entourés de tendresse bruxelloise et nous aimons vivre à Bruxelles.

Je voudrais d'ailleurs que les autorités des Belges fassent preuve de la même générosité lorsqu'il s'agira de conférer la nationalité belge aux fonctionnaires britanniques qui sont ici à Bruxelles. Ils le méritent, ils le méritent. Mais comme je sais que le Premier ministre parfois déborde de générosité, je suis sûr et certain qu'il tiendra compte de nos souhaits et de nos remarques. C'est vers Bruxelles que convergent toutes les volontés européennes, les plus nobles des volontés européennes et donc je me félicite de voir qu'en Belgique le débat sur l'Europe progresse. La Commission organise des Dialogues citoyens – 632 jusqu'à présent – moi-même j'ai participé à plusieurs Dialogues citoyens en Belgique – et néerlandophone et francophone et germanophone. Et je sais donc l'intérêt que portent les citoyens européens à la chose européenne et je ne peux qu'encourager le gouvernement belge et les gouvernements régionaux de continuer à s'engager J'ai eu l'occasion de pouvoir m'exprimer devant la Chambre des représentants. La semaine prochaine, je m'exprimerai devant le Parlement flamand et devant le Parlement wallon et donc j'aurai une lourde semaine belge qui, anticipativement, me fait chaud au cœur.

Je voudrais dire aussi à quel point je suis satisfait de voir la Belgique prendre sa part dans le plan d'investissement qui à l'époque s'appelait le Plan Juncker. La Belgique jusqu'à ce jour a su mobiliser 6 milliards d'investissements, au nord et au sud du Royaume, et donc je suis très satisfait de la réponse belge au Plan d'investissement européen.

J'ai bien sûr noté les remarques amicales, exprimées avec beaucoup de retenue du Premier ministre sur la proposition budgétaire que je viens de vous proposer, de présenter hier. Tout Européen convaincu verra à l'analyse, à l'examen détaillé des propositions intelligentes, sages de la Commission que c'est un budget, un cadre financier qui évidemment ne casse pas les ressorts de la croissance, mais au contraire fait des ressorts qui existent dans les différents pays une chance de gisement d'emploi et de croissance. Je prendrai pour exemple les 25 milliards d'euros que nous voulons dédier à la mise en place des réformes structurelles, je prends pour exemple les 30 milliards d'euros qui sont alignés pour pouvoir lutter lorsqu'il le faudra contre les chocs asymétriques qui nous viendraient ou de l'intérieur ou de l'extérieur. Donc c'est un budget qui évidemment mériterait non pas les applaudissements spontanés du gouvernement belge, mais une réflexion qui lui permettra de ne pas dire non à ce budget – en fait, je voudrais que vous disiez oui tout de suite, mais il faudra examiner en détail les mérites des propositions qui sont faites.

Pour le reste, pourquoi ajouterais-je des propos à ceux du Premier ministre parce que sur l'essentiel des choses, de toute façon sur tout ce qu'il a dit aujourd'hui, nous sommes en harmonie complète. Cela ne m'a pas surpris et je voudrais que dorénavant nous puissions comme hier et comme aujourd'hui compter sur l'appui fort de la Belgique.

Merci.

SPEECH/18/3665


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