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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Opening remarks by Jean-Claude Juncker, President of the European Commission at the joint press conference with Commissioner Günther Oettinger following the College meeting on the Multiannual Financial Framework post-2020

Bruxelles, le 2 mai 2018

Mesdames et Messieurs,

À l'issue du Collège de ce matin où la Commission a adopté ses propositions pour ce qui est du cadre financier pour le moyen et le long terme, 2021 à 2027, j'ai fait parvenir au Parlement européen tous les documents y relatifs. Nous nous sommes présentés devant le Parlement européen pour leur expliquer la chose et ce n'est que normal que nous nous adressions d'abord au Parlement européen puisque nous avons besoin de l'Union européenne, je veux dire de l'assentiment de la Chambre des élus européens, lorsqu'il s'agit de nous mettre d'accord sur le prochain cadre financier.

Ce débat a pris beaucoup de temps. On nous avait dit qu'il serait terminé à 3 heures l'après-midi, il ne le fut pas et vous en êtes, tout comme nous, les victimes.

Un budget, un cadre financier n'est pas neutre. Il s'agit évidemment d'un exercice comptable, mais il ne s'agit pas seulement et exclusivement d'un exercice comptable parce qu'un budget reflète toujours les ambitions et les priorités qui sont celles de l'Union européenne.

Cette fois-ci, nous mettre d'accord en tant que Commissaires sur un cadre financier fut une tâche autrement plus ardue que tel ne fut le cas lors des cadres financiers précédents, parce qu'il s'agit de prendre en considération le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il s'agissait de tenir compte des priorités moultes fois énoncées par les différents chefs d'Etat et de gouvernement, et les gouvernements eux-mêmes. J'ai eu, comme vous pouvez l'imaginer, beaucoup de contacts avec les chefs d'Etat et de gouvernement ces derniers jours, devrais-je dire ces dernières semaines.

Si nous avions décidé de garder en l'état toutes les politiques qui sont en place, et si nous avions décidé d'y ajouter les nouvelles priorités sur lesquelles le Conseil à de nombreuses reprises s'est mis d'accord, nous aurions dû présenter un budget qui aurait eu pour volume un budget de 2% du PIB. Ce budget, si nous avions suivi toutes les recommandations qui nous furent adressées, aurait été rejeté, et par les parlements et par le Parlement européen qui lui-même s'était mis d'accord sur un volume de 1,3% du PIB.

Nous proposons maintenant pour la période à venir un budget raisonnable, réaliste qui porte sur 1 279 milliards d'euros, soit 1,11% du produit intérieur brut de l'Union européenne.

Pour y parvenir, nous avons dû accepter, parfois à contrecœur, des réductions sur les politiques qui sont. Cela concerne effectivement la politique agricole commune et la politique de cohésion. Politique de cohésion et politique agricole commune qui restent importantes, qui restent les principales politiques de l'Union européenne telle que nous la connaissons.

Une réduction de 5% en matière de politique agricole commune semble être beaucoup, mais je voudrais ici insister sur un élément nouveau qui est un élément de flexibilité et qui permettra aux gouvernements et aux autorités nationales – comment dire – de naviguer entre le Pilier 1 "Paiements directs" et le Pilier 2 "Développement rural et développement durable". Ce sera donc l'affaire du gouvernement et des parlements de fixer en vertu de leurs priorités l'accès aux deux piliers; ils peuvent mélanger les deux.

Dieser Haushaltsentwurf, dieser vorgeschlagene Haushaltsrahmen übernimmt Verantwortung für die Zukunft, weil wir müssen dort gemeinsam aktiv werden wo wir alleine zu schwach sind um unserer Aufgabe gerecht zu sein. Das betrifft vornehmlich Migration, Schutz der Außengrenzen, digitale Revolution und anderes.

Wenn wir in die Zukunftsstabilität der Europäischen Union investieren, braucht es ein besonderes Augenmerk a) für den Westbalkan und b) für die Kohäsion in der Europäischen Wirtschafts- und Währungsunion. Zu dem Zwecken bringen wir zwei neue Haushaltsgeräte ins Gespräch, schlagen sie vor, die nicht exklusiv für die Eurozone konzipiert sind, sondern für die Europäische Union der 27.

Das erste Instrument ist ein Instrument zur Umsetzung von Reformen, dafür stellen wir 25 Milliarden Euro zur Verfügung. Das haben wir angekündigt in unserem Weißbuch, in unseren diversen Papieren zur zukünftigen Finanzierung der Europäischen Union, und deshalb war es unser Ansinnen, dem Angekündigten auch gerecht zu werden. So haben wir zum Beispiel ein Pilotprojekt mit der portugiesischen Regierung auf den Weg gebracht, was für die Finanzierung von Ausbildungs- und Trainingszentren zuständig ist. Das zweite Instrument, das wir in Aufstellung bringen, betrifft die notwendige Europäische Investitions- und Stabilisierungsfunktion. Diese Funktion, die eben beschriebene, ist notwendig, um in Zeiten möglicher asymmetrischer Schocks wichtige Investitionen – Bildung, wirtschaftliche Förderung – am Leben zu erhalten, und dafür können bis zu 30 Milliarden Euro in der Finanzierungsperiode in Aufstellung gebracht werden.

Weil Finanzmanagement und Rechtsstaatlichkeit zusammen gehen müssen, schlagen wir ein Instrument vor das sicherstellt, dass die rechtstaatlichen Rahmenbedingungen respektiert werden, ansonsten wird dies zu budgetären Folgen führen. Mir kommt es sehr darauf an, deutlich zu machen, dass dies ein Instrument ist das für alle gilt – erga omnes – und nicht a priori für bestimmte Mitgliedsstaaten.

Gestern war der Tag der Arbeit, deshalb haben wir gestern den ganzen Tag gearbeitet, und wir haben heute Morgen um fünf Uhr in der Früh entdeckt, dass der Tag der Arbeit vorbei ist, aber wir haben trotzdem weitergemacht. Die Deutschen sagen, aber ich weiß gar nicht ob das in andere Sprachen übertragbar ist: Wenn kein Geld im Haus ist, fliegt die Liebe zum Fenster raus. S'il n'y a pas d'argent, l'amour se perd. Ce qui fait que nous avons travaillé jusqu'à 5 heures de ce matin.

Je me limiterai à ces propos introductifs parce que je voudrais laisser aux soins du Commissaire au Budget, Monsieur Günther Oettinger, l'explication des choses, aussi des choses derrière les choses.

Lénine disait – démocrate-chrétien, je suis le seul autorisé à citer Lénine – il faut aussi voir les choses derrière les choses. Et je me suis occupé ces derniers jours avec la préparation d'un discours sur le bicentenaire de Karl Marx, et donc j'ai visité et revisité Lénine, mais maintenant il ne s'agit pas de Karl Marx ni de Lénine, mais d'Oettinger.

SPEECH/18/3653


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