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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Opening remarks by Commissioner Moscovici on the European Semester Winter Package

Brussels, 7 March 2018

Bonjour à tous.

Comme Valdis l'a indiqué, nous avons des bonnes nouvelles aujourd'hui pour quatre Etats-membres qui voient leurs efforts et leurs reformes reconnus par la Commission européenne. Je vais y revenir dans un instant.

Tout d'abord, permettez-moi de rappeler pourquoi nous faisons cet exercice annuel car je crois important de remettre du sens dans ce qui paraître parfois comme une routine. Ce n'est pas le cas. La surveillance économique de nos pays est une compétence confiée par les Etats durant la crise, pour détecter les bulles et déséquilibres potentiels et éviter qu'ils ne provoquent ou favorisent une crise nationale ou collective

C'est donc exercice de prévention et non de punition. Et c'est ce qui explique aussi  la logique des décisions que nous prenons. Prévenir plutôt que guérir. En ce sens, je note que la méthode a été efficace puisque depuis le début du mandat de cette Commission la correction des déséquilibres macroéconomiques a été substantielle, notamment dans les finances publiques, le secteur financier, le chômage et la compétitivité. Les réformes conduites dans les Etats membres ont payé et paient encore et aujourd'hui se traduit dans l'amélioration indubitable de la situation économique de l'Europe.

L'économie européenne est aujourd'hui plus forte. Seulement onze pays restent  maintenant dans cette procédure, dont seulement trois dans la catégorie dite « excessive ». J'invite donc tous ces pays à continuer leurs efforts pour sortir de cette procédure au plus vite comme les autres finalement ont commencé à le faire ou le font. La Commission continuera à les aider en ce sens et à rendre compte des progrès réalisés de manière objective.

S'agissant des pays qui changent de catégories aujourd'hui, la Bulgarie, la France et le Portugal, nous avons conclu que les déséquilibres macroéconomiques identifiés ont été réduits – ils sont toujours présents mais ils ne sont plus à considérer comme excessifs. Je pense qu'il est important de voir que ces pays sont encore dans la position de déséquilibre mais avec un cran en moins.

En ce qui concerne la France, nous constatons une amélioration progressive, grâce aux réformes passées et actuelles. Incontestablement les choses s'améliorent, le déficit budgétaire et le chômage français baissent. L'augmentation de la dette et la perte de compétitivité sont désormais stoppées. Il est évident que beaucoup reste aussi à faire pour renforcer l'économie française. Les efforts entrepris doivent être poursuivis pour transformer ce qui est une bonne nouvelle en solution de long terme, en veillant à la cohésion sociale et à la lutte contre les inégalités. Nous serons comme toujours, encourageants et vigilants!

Au Portugal, la reprise a fortement accéléré l'année passée, avec un impact très positif sur le chômage, qui est désormais en dessous de la moyenne européenne. Le déficit public est désormais proche de 1% et le pays est sorti de la procédure de déficit excessif. Les risques liés au secteur  financier n'ont pas disparu mais ils ont diminué, même si la réduction des prêts non-performants doit rester une priorité. Et la dette – publique comme privée – a commencé à se réduire, tout en restant élevée. Donc la tendance est incontestablement positive.

La Bulgarie a été classée dans la catégorie des déséquilibres excessifs en 2015 en raison des faiblesses dans le secteur financier, ainsi qu'avec une dette des sociétés très élevée. Sur tous ces fronts, des défis demeurent mais des vrais progrès, des progrès substantiels, ont été accomplis. Et ce sont ces progrès que nous reconnaissons aujourd'hui.

Et in fine, pour la Slovénie, nous sommes en mesure de constater aujourd'hui de constater que les déséquilibres macroéconomiques ont été corrigés et ont disparu. Dans un contexte de forte croissance du PIB – d'environ cinq pourcent l'année passée – des mesures efficaces ont été mises en œuvre pour faire face aux problèmes hérités de la crise: le secteur banquier se renforce, les prêts non-performants continuent de diminuer, la dette privée a été réduite de façon significative et la dette publique, elle, décline aussi.

Apres ces décisions, ces bonnes nouvelles,  il reste donc trois pays avec des déséquilibres excessifs, la Croatie, Chypre et l'Italie – et sept pays dont les déséquilibres ne sont pas excessifs (l'Allemagne, les Pays Bas, l'Espagne et la Suède rejoints aujourd'hui par la France, la Bulgarie et le Portugal). Nous les invitons à profiter du contexte économique actuel pour poursuivre leurs efforts et réduire les problèmes qui persistent. Car cette amélioration progressive ne signifie pas que tout soit devenu parfait. Et je vous invite à lire nos rapports qui offrent un cadre complet de la situation économique, des progrès faits ou qui restent à faire, des défis et des priorités de chacun de ces Etats-membres.

Lastly, I want to highlight the fact that for the first time, the Commission is today stressing the issue of aggressive tax planning in seven EU countries: Belgium, Cyprus, Hungary, Ireland, Luxembourg, Malta and The Netherlands.

These practices that we know have the potential to undermine fairness and the level playing field in our internal market, and they increase the burden on EU taxpayers. The related country reports presented today are based on a thorough review of their tax rules and relevant factual economic indicators.

We of course recognise the steps some of these Member States have taken to adapt their tax model recently. I am meeting ministers from these countries on a regular basis and two days ago I met the minister of Netherlands for a very positive exchange of views to discuss their national measures and take stock on progress. Because there is progress but clearly, if we raise that issue, it is because we believe that clearly more needs to be done.

We must ensure that fair taxation becomes the rule – a rule without exceptions inside and outside the EU. I also welcome the fact, it's not in our report, that the Council made public the letters requiring that the commitments taken by countries in the grey list be made public.

We are waiting for the answer, I repeat, I urge them and I urge everybody to make this commitment public because it is the only way for you, the media, NGOs, citizens, to evaluate the progress made for 2018.

And now I hand the floor to Marianne who will speak about the very important social aspects of today's package.  

SPEECH/18/1683

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General public inquiries: Europe Direct by phone 00 800 67 89 10 11 or by email


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