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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques du Président Jean-Claude Juncker à la conférence de presse conjointe avec Hashim Thaçi, Président du Kosovo

Pristina, le 28 février 2018

Monsieur le Président, Chers amis, 

Nous sommes heureux, Madame Mogherini, le Commissaire Hahn et moi-même, de conclure notre périple à travers les Balkans occidentaux à Pristina avant de nous voir tous ensemble, tous les partenaires, demain à l'invitation du Premier ministre Borissov à Sofia.

Notre stratégie, celle que nous avons publiée en date du 6 février, couvre l'ensemble des Balkans occidentaux et engage la Commission par conséquent à approfondir sa coopération et ses efforts avec chacun des partenaires de la région, y compris bien sûr le Kosovo.

Je voudrais répéter devant vous que la stratégie à juste titre souligne l'importance des réformes qui doivent être entreprises dans la région et au Kosovo. Ces réformes doivent se concentrer sur le respect de l'Etat de droit, sur le bon fonctionnement de la justice et sur la mise en place définitive des droits fondamentaux. C'est ce à quoi s'attendent les Kosovares et notamment les plus jeunes et les plus talentueux d'entre eux.

Les valeurs de l'Etat de droit, la justice des droits fondamentaux doivent devenir le socle de la prospérité du Kosovo. Sans ces principes, sans ces valeurs – et l'Union européenne est d'abord une communauté de valeurs – les jeunes kosovares chercheront un avenir plus sûr autre part. Je voudrais qu'ils le trouvent en Europe.

Nous avons développé, vous le savez, six initiatives phare et nous y travaillons ensemble avec les partenaires de la région.

Il est évidemment essentiel que votre Assemblée, monsieur le Président, vote très rapidement la ratification de la démarcation de votre frontière commune avec le Monténégro. C'est un pas crucial, incontournable, important, vers la libéralisation du régime des visas dont vos concitoyens albanais et serbes seront les premiers bénéficiaires. Je me félicite des efforts politiques qui sont déployés ici pour arriver à une décision parlementaire en la matière.

Et puis il est évident que tous les efforts en matière de lutte contre la corruption et le crime organisé doivent encore être davantage approfondis avec des résultats additionnels et concrets.

Je suis convaincu – et le Président nous a remis un nouveau document aujourd'hui – que la Commission bientôt sera en mesure de proposer, de recommander la libéralisation du régime des visas. Je ne me satisfais pas de l'idée que les Kosovares soient les seuls dans la région et d'une façon plus générale en Europe à ne pas pouvoir circuler librement. Les Kosovares sont des citoyens et des Européens comme les autres et donc ils doivent pouvoir prétendre aux mêmes droits, à condition que la ligne de démarcation soit fixée et que d'autres progrès soient réalisés en matière de lutte contre le crime organisé et de la lutte contre la corruption. 

Nous voudrions aussi que les relations entre le Kosovo et la Serbie soient mises sur un pied nouveau. Il serait essentiel que les Kosovares et que les Serbes trouvent entre eux un arrangement juridiquement contraignant qui nous permettra d'avancer ensemble vers plus d'Europe au Kosovo.

SPEECH/18/1421


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