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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques du Président Jean-Claude Juncker à la conférence de presse conjointe avec Duško Marković, Premier ministre du Monténégro

Podgorica, le 27 février 2018

Monsieur le Premier ministre,

Je voudrais tout d'abord vous remercier de nous avoir accueillis comme des princes au Monténégro; la qualité de votre accueil est remarquable.

Nous nous sommes vus il y a quelque temps à Bruxelles, nous nous voyons aujourd'hui au Monténégro et j'ai toujours apprécié les échanges que j'ai pu avoir avec vous.

Nous avons récemment publié la Stratégie pour les Balkans occidentaux et je voudrais que cette stratégie soit comprise comme un encouragement à poursuivre les réformes et à accélérer les pas. J'ai constaté au cours de ce périple à travers les Balkans occidentaux que le degré de satisfaction avec cette stratégie diverge d'un pays à l'autre, mais au Monténégro j'ai l'impression que vous avez bien compris ce que nous avons voulu dire en publiant notre stratégie. Il est évident que cette stratégie dénote notre volonté solide, sérieuse d'accorder d'une perspective européenne à l'ensemble des Balkans occidentaux.

Pour ce qui est du Monténégro, il avance plus rapidement que d'autres pays dans la région grâce aux réformes que vous avez accumulées, qui sont nombreuses et qui sont sérieuses. Il s'agit maintenant, alors que tous les textes ou presque sont en place, de faire en sorte que l'application de ceux-ci soit aussi sérieuse et solide que notre volonté de voir le Monténégro un jour devenir membre de l'Union européenne.

Je ne suis pas venu dans votre beau pays – dont je n'ai malheureusement pas le temps de découvrir toutes les beautés, mais on me dit que c'est un très beau pays – je ne suis pas venu au Monténégro pour faire des promesses vidées de sens. Je ne peux pas vous dire à quelle date le Monténégro adhérera à l'Union européenne puisque cela ne dépend pas tellement de nous, mais plutôt des efforts qui seront les vôtres pour compléter tout ce qui doit être envisagé avant que nous puissions accueillir le Monténégro au sein de l'Union européenne.

Je voudrais dédramatiser cette date de 2025 – ce n'est pas une date qui consisterait à promettre n'importe quoi, mais c'est une perspective vers laquelle il faut avancer à pas rapides. Il reste des réformes à faire, il reste que certaines réformes ne sont pas appliquées avec l'intensité qu'il faudrait. Mais je suis, Monsieur le Premier ministre, non pas animé par un optimisme béat, stupide, superficiel, mais je constate ici sur place que le Monténégro a fait beaucoup d'efforts, beaucoup de progrès et donc nous allons faire de grandes choses ensemble.

SPEECH/18/1344


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