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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques du Président Jean-Claude Juncker à la conférence de presse conjointe avec Edi Rama, Premier ministre de l'Albanie

Tirana, le 25 février 2018

Cher Premier ministre,

Mesdames et Messieurs,

Je suis venu à Tirana pour échapper au climat bruxellois et je retrouve le climat bruxellois à Tirana, mais je sais que c'est un petit moment dans le cycle albanais. Je suis ravi, ensemble avec le Commissaire Johannes Hahn, d'être à Tirana. Nous avons voulu commencer notre périple à travers les Balkans occidentaux en incluant dans la première étape l'Albanie et Tirana.

L'Albanie pour moi n'a rien de surprenant. Je la connais de loin – et donc insuffisamment – mais suffisamment tout de même pour pouvoir porter un jugement anticipatif sur ce qui fait la force de ce pays. Et je poursuis avec le Premier ministre des discussions qui entre nous ont commencé il y a longtemps, parce que lors de ma dernière visite à Tirana le Premier ministre était maire de cette ville et j'ai voulu le voir en dépit des réserves que d'autres avaient exprimées à cet égard. Pour nous les Balkans occidentaux et l'Albanie en particulier sont des pays amis, alliés, et des partenaires qui ont une perspective européenne puisque l'Albanie est profondément européenne.

Nous avons été séparés par les vicissitudes de l'histoire pendant trop longtemps. Il s'agit maintenant de ne plus perdre autant de temps qu'il nous a fallu pour nous rapprocher. Il s'agit en fait de réconcilier l'histoire et la géographie européennes, et cette réconciliation a une étape albanaise importante.

Je constate avec plaisir, avec satisfaction, que l'Albanie ne cesse d'accumuler les progrès puisque beaucoup de réformes y compris structurelles et touchant aux différents domaines de votre vie nationale sont impressionnantes. Et comme les progrès sont impressionnants, si le pays poursuit sur cette avenue des réformes, elle permettra – l'Albanie – à la Commission européenne de recommander, le jour venu, l'ouverture des négociations.

Je ne suis pas venu à Tirana pour faire des promesses vides, c'est très facile pour vous faire plaisir de donner une date – telle date à 11 heures du matin l'Albanie sera membre de l'Union européenne. Tel n'est pas mon propos de ce soir. Mais je ne peux qu'encourager l'Albanie à poursuivre les réformes importantes, majeures, qui ont été entreprises, notamment pour ce qui est de la lutte contre la criminalité, pour ce qui concerne le vetting, l'organisation des cours et tribunaux. Nous serons à côté de l'Albanie pour aider à préparer l'Albanie à l'adhésion.

Mais pour que d'autres pays puissent rejoindre l'Union européenne, il faudra que tous les problèmes et tous les litiges frontaliers aient trouvé une réponse avant la date de l'adhésion. Et donc je ne peux qu'encourager ceux qui en Albanie veulent mettre un terme aux conflits territoriaux qu'il peut y avoir à le faire rapidement. Ce serait là une preuve de l'engagement de l'Albanie pour devenir le plus rapidement possible membre de l'Union européenne. D'ici-là, comme je le disais, nous allons appuyer l'Albanie dans tous ses efforts, y compris pour ce qui concerne l'amélioration de la connectivité dans la grande région des Balkans occidentaux.

Voilà, je sors de mon entretien avec le Premier ministre revigoré, reconfirmant que la place naturelle de l'Albanie est au sein de l'Union européenne.

SPEECH/18/1202


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