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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques du Président Jean-Claude Juncker à la conférence de presse conjointe avec Zoran Zaev, Premier ministre de l'ancienne République yougoslave de Macédoine

Skopje, le 25 février 2018

 

Cher Zoran,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux, tout comme le Commissaire Hahn, d'être aujourd'hui à Skopje. Ça fait longtemps que je n'étais plus ici – depuis 2003, je crois, ce qui est un crime. Et l'autre crime est en train de se préparer, parce que je devrai quitter le pays d'ici une heure et demie pour aller en Albanie. Mais j'ai voulu commencer ce périple dans les Balkans occidentaux dans cette ville et dans ce pays.

Votre pays fait partie de la géographie européenne, comme vient de le dire le Premier ministre. Mais j'irai au-delà : le pays fait aussi partie de l'histoire. De l'histoire : la vôtre, bien sûr, que nous connaissons bien, et l'histoire de l'Europe.

Il s'agit en fait de réconcilier l'histoire et la géographie européennes. C'est ce que nous avons fait avec les nouveaux Etats membres et c'est ce que nous allons faire avec votre pays. Votre pays qui a bien compris que l'Union européenne n'est pas seulement un assemblage d'intérêts économiques mais est d'abord une communauté de valeurs. C'est une dimension importante de la construction européenne. Nous ne fédérons pas d'une façon neutre des économies, mais nous voulons rapprocher les hommes sur base de valeurs communément partagées.

Je suis très content de voir que votre pays, sur ces dernières années, a fait d'énormes progrès, progrès qui lui permettent de se rapprocher davantage encore de l'Union européenne. Vous avez fait des réformes qui parfois ont étonné le monde à tel point elles approfondissaient les valeurs qui sont et qui doivent rester les vôtres. Vous avez su avec la Bulgarie conclure un traité d'amitié, ce qui n'est pas sans augmenter la réputation de votre pays en Europe, et je voudrais ici saluer le courage de votre Premier ministre qui à bien des égards a ajouté de la réputation à la réputation de ce pays.

Pour ce qui est du nom du pays, je ne m'avancerai même pas sur la pointe des pieds. Je laisse à vos soins de régler ce problème avec vos amis grecs. J'ai exhorté vendredi dernier, lors du Conseil européen de Bruxelles, le Premier ministre Tsipras à rester sur la voie empruntée et j'ai déjà pu constater en arrivant à l'aéroport que quelque chose a changé par rapport à ce que fut la situation auparavant.

Nous ne sommes pas venus pour vous annoncer une date définitive mais pour vous dire que vous êtes sur la bonne voie, que si vous continuez sur l'avenue des réformes d'ici quelques mois vous permettrez à la Commission d'adresser au Conseil une invitation pour commencer les négociations d'adhésion. Mais nous ne sommes pas encore là. Tous ces pas qui doivent être entamés sont basés sur les mérites propres de chaque nation et votre pays a beaucoup de mérites propres.

Donc voilà, nous pouvons faire de grandes choses ensemble si nous restons en forme.

Je m'excuse d'être aussi bref mais je dois encore voir le Président de la République et l'Albanie m'attend.

SPEECH/18/1201


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