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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Discours d'ouverture du Président Jean-Claude Juncker à la conférence internationale de haut niveau sur le Sahel

Bruxelles, le 23 février 2018

Merci, Federica. C'est pour moi, Mesdames et Messieurs, Excellences, Messieurs les Présidents, Premiers ministres, un réel plaisir, un honneur de vous accueillir au siège de la Commission. Nous avons un nombre important de délégations et donc il fut décidé de nous réunir au siège de la Commission, initiative à laquelle je ne peux qu'applaudir.

Je voudrais souhaiter la bienvenue à nos amis sahéliens, aux autres venant de l'Union africaine, des Nations Unies – bonjour – et à tous les autres qui ont décidé d'assister à cette réunion importante.

[Le Sahel : Une concentration inédite de défis]

Le Sahel, c'est un territoire presque aussi vaste que l'Union européenne qui concentre une multitude de défis étroitement liés les uns aux autres: pauvreté extrême, fragilité inquiétante, insécurité grandissante.

Aujourd'hui, un cinquième de la population du Sahel souffre d'insécurité alimentaire, ce qui est un facteur de fragilisation de toute la région. Les conflits et les crises ont provoqué le déplacement de 5 millions de personnes. Et les trois quarts de la population de cette région ont moins de 35 ans et, en plus, peu de perspectives d'avenir – autre facteur de fragilisation.

Les dérèglements climatiques ont des conséquences dramatiques dans la région et viennent évidemment exacerber les tensions dans des pays qui doivent aussi faire face à une démographie galopante, à un manque criant d'emplois pour leurs jeunes et à d'importants flux migratoires.

Et face à tant de facteurs d'instabilité si étroitement liés, nos réponses doivent aussi être liées, ambitieuses et adaptées. Sécurité et développement doivent marcher main dans la main.

[Sahel et UE: un véritable partenariat]

Le Sahel, ce sont aussi des pays dont je veux saluer le courage et la détermination. Vous, les pays du G5 Sahel, vous avez décidé de prendre en main votre destin. Vous avez mis en place une coopération régionale inédite, travaillant ensemble sur plusieurs fronts. Vous avez créé une force conjointe pour lutter contre le terrorisme – enjeu capital – et le crime organisé – enjeu non moins capital. Vous avez développé une stratégie pour votre jeunesse, et vous avez renforcé votre coopération sur les questions liées aux migrations.

Nous Européens, nous aimerions vous accompagner sur ce difficile chemin en vous aidant à assurer votre sécurité, à remédier aux causes profondes de la pauvreté, de l'instabilité, de la migration irrégulière, et nous voudrions créer ainsi avec vous un environnement propice à la croissance de vos économies et à la réduction de la pauvreté.

L'Union européenne et ses Etats membres sont les premiers contributeurs d'aide au développement pour les pays du Sahel avec plus de 8 milliards d'euros pour la période 2014-2020.

Nous avons mis en place un Plan d'investissement externe susceptible de mobiliser 44 milliards d'euros d'investissement d'ici 2020, notamment et essentiellement en Afrique. Le secteur privé sera mobilisé et nous espérons qu'il apportera une contribution importante au développement durable de l'Afrique, y compris évidemment du Sahel.

L'Union européenne est, avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les Nations Unies, un des membres fondateurs de l'Alliance pour le Sahel qui a été lancée le 13 juillet dernier à Paris.

Notre objectif commun est d'améliorer la coordination de l'aide et de l'appui que nous apportons aux États du Sahel afin d'agir avec plus d'efficacité et de rapidité dans des domaines clés pour l'avenir des peuples courageux du Sahel.

Après avoir contribué à hauteur de 50 millions d'euros via la Facilité de paix pour l'Afrique à la mise en place de la force conjointe G5 Sahel, je suis heureux d'annoncer que nous allons maintenant y apporter 50 millions d'euros supplémentaires pour renforcer ses capacités, et j'invite tous les Etats partenaires amis du Sahel à faire de même.

Je compte sur tous les partenaires ici réunis, sur tous les donateurs ici présents, pour être aujourd'hui, en cours de journée, à la hauteur des enjeux et des besoins. Je voudrais vous souhaiter en terminant encore une fois une bienvenue amicale à Bruxelles et au siège de la Commission.

Merci, Federica.

SPEECH/18/1163


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