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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Intervention de Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, à la Conférence sur le Corps européen de solidarité

Bruxelles, le 12 avril 2017

Carissimo Presidente del Parlamento europeo,

Sehr geehrter Herr Kommissar,

Lieber Günther,

Cher Président du Comité économique et social,

Cher Georges,

Cher Paul,

Mesdames et Messieurs,

 

Il faut toujours dire, lorsqu'on est quelque part, qu'on est heureux d'être là. Je le dis toujours mais c'est rarement vrai. Mais cette fois-ci c'est vrai parce qu'en septembre, après une délibération du Collège des Commissaires, j'ai annoncé l'intention de la Commission de lancer le Corps européen de solidarité. Je l'ai fait, nous l'avons fait à bon escient, parce que – il me semble – dans la morosité qui nous entoure, qui nous emprisonne, qui fait d'elle notre esclave de chaque jour, il faut donner des lueurs d'espoir. Donner des lueurs d'espoir aux autres est une ardente obligation. Ne cédons pas à cette mode qui voudrait qu'on ne s'intéresse plus à l'autre. Cette ardente obligation, je voulais la traduire en faits, en réalité, en réalité de chaque jour. Et je suis même surpris, alors que je m'y attendais, de voir le grand nombre de jeunes qui veulent participer à ce Corps européen de solidarité.

La solidarité est une exigence de chaque instant. Je voulais dire à quel point je suis réceptif au fait qu'il y ait eu tant de jeunes à répondre positivement à l'invitation qui fut la nôtre et qui fut la mienne: 27.000 personnes qui sont prêtes à partir demain, je dirais presque n'importe où, pour aimer les autres, pour montrer que la solidarité est une vertu européenne. Si la solidarité n'était plus une vertu européenne partagée par les jeunes, nous pourrions oublier le projet européen. Mais voir un si grand nombre de jeunes prendre une part active dans cette construction de l'avenir qui est faite de solidarité et d'amour remplit mon cœur de joie. Et donc je voudrais vous encourager à poursuivre ce que vous êtes en train de faire.

Vous ne ferez pas n'importe quoi, et vous ne ferez pas n'importe quoi n'importe où. Les ONG nous aident à organiser ce travail, sans ces organisations nous serions perdus. Il faut leur savoir-faire pour réussir.

Nous allons y mettre de l'argent frais. J'ai entendu par mes collègues qu'il y a cette interrogation qui est pour moi une interrogation quotidienne: il faut toujours de l'argent frais que nous n'avons pas, mais nous l'aurons. Günther Oettinger, qui est le Commissaire en charge du budget fera en sorte que les moyens matériels soient mis en place pour faire de l'initiative que je porte un succès qui durera.

Je ne voudrais pas que cette initiative soit ''a one shot event''. This has to be established on the basis of continuous solidarity. You are in charge of that hope, of that expectation, together with others.

Je voulais vous dire, mes chers amis, que toute ma confiance repose sur vous, sur vos épaules, sur vos facultés de transporter une grande ambition européenne. L'Europe est faite d'amour et de solidarité. Nous Européens, nous ne savons rien des autres. Que savons-nous Belges, Luxembourgeois des Siciliens et des Lapons ? Que savent les Lapons des Luxembourgeois – ils mériteraient, d'ailleurs, d'en savoir plus ? Nous ne savons rien l'un sur l'autre. Alors mon idée était d'inviter les jeunes à s'intéresser aux autres pour pouvoir mieux les aimer. L'Europe est aussi faite d'amour et de tendresse; il ne faut pas avoir peur de ces mots. L'Europe, c'est l'amour et la tendresse appliqués au quotidien. Vous vous en chargez et je voudrais vous remercier pour l'engagement qui est le vôtre. N'attendons pas de miracles de l'initiative qui fut la nôtre – partagée, d'ailleurs, par le Président du Parlement européen et, j'espère, par le Conseil, mais on verra à l'autopsie si les ministres suivent le Parlement et la Commission dans leur élan. Je crois qu'ils ne sauront pas dire non à cette volonté continentale qui est celle des jeunes de faire progresser l'Europe de demain.

Ich habe immer Schwierigkeiten, Europa zu erklären – wegen der schwierigen, dramatischen, tragischen Vergangenheit Europas. Krieg, Frieden, dieses ewige europäische Dilemma – das bleibt, das steckt in unseren Genen. Aber wenn wir Europa jüngeren Menschen erklären müssen, dann müssen wir über die Zukunft reden.

Was ist die europäische Zukunft? Die europäische Zukunft setzt sich aus drei, vier Elementen zusammen. Europa ist der kleinste Kontinent. Wissen wir das? Alle anderen wissen das. Wissen wir das? Wir wissen das nicht. Wir denken immer noch, wir wären die Herren der Welt. Wir sind nicht die Herren der Welt; im Übrigen braucht die Welt auch keine Herren. Immer wenn jemand sich selbst verstanden hat als Herr der Welt, ging es schief. Die Welt braucht keine Herren, wir müssen zusammenarbeiten – zwischen Kontinenten, zwischen Völkern, zwischen Menschen. Wir sind ein Volk.

Zweitens, Europa nimmt an wirtschaftlicher Kraft ab. Wir sind der größte Binnenmarkt der Welt, wir haben die zweitstärkste Währung der Welt, wir stellen heute 25% Prozent der globalen Wirtschaft dar, aber in 10-15 Jahren nur noch 15% Prozent. Und wir sind demografisch auf dem Weg in die Bedeutungslosigkeit: Anfang des zwanzigsten Jahrhunderts stellten die Europäer 25% Prozent der Weltbevölkerung, jetzt sind wir noch 7%, in 50 Jahren sind wir noch 4% Prozent von 10 Milliarden Menschen. Wer denken wir eigentlich, wer wir sind?

Aber wir sind der reichste Teil der Welt, ergo müssen wir auch die neue Logik des Teilens erlernen – deshalb die Wichtigkeit von Entwicklungshilfe. Entwicklungshilfe ist ein Wort, das ich überhaupt nicht mag – Partnerschaft mit weniger begüterten Teilen der Welt. Wir haben die verdammte Pflicht und Schuldigkeit, uns um Afrika zu kümmern. Es gibt heute 1,25 Milliarden Afrikaner, in 15 Jahren sind es 2,5 Milliarden Afrikaner.

Wer sind wir eigentlich, dass wir denken, alles was uns gottgegeben war, wäre nur für uns? Nein, wir müssen mit anderen teilen, und das ist eigentlich die grundlegende Idee dieses Europäischen Solidaritätskorps, dass junge Menschen lernen – aber die wissen das viel besser als viele, die älter sind – uns in den Dienst der Welt zu stellen. Die Europäische Union ist nicht eine Erfindung für sich selbst und für sich selbst allein. Nein, wir sind ein Angebot an die Welt. Und wenn junge Menschen in Europa sich auf den Weg machen, um dies in Taten umzusetzen – darum geht es mir bei diesem Projekt – dann ist dies ein Zeichen der Hoffnung. Alle meine Hoffnungen ruhen auf jungen Menschen und auf denen, die sie begleiten.

L'Europe telle qu'elle est aujourd'hui est imparfaite, parce que nous ne prenons pas suffisamment soin des autres. En fait et à vrai dire, nous ne nous intéressons qu'insuffisamment aux autres. Sans vous, nous sommes perdus.

L'Europe de demain doit être au service du monde de demain. Il faut faire en sorte que l'Europe reste la meilleure place à vivre, mais il faudrait que ce que nous avons, nous le partagions avec les autres. C'est un long chemin. C'est une longue distance. Mais en Europe il a toujours fallu beaucoup de patience et beaucoup de détermination, parce que les trajets qui sont devant nous et les distances qui sont devant nous sont longues et parce que nos ambitions sont grandes.

Welcome!

SPEECH/17/970


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