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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Commissioner Moscovici's introductory remarks at the Eurogroup press conference

Brussels, 4 December 2017

First Eurogroup Press Conference

Thank you Jeroen. First of all I want to offer my most sincere congratulations to you, Mario, on your election as President of the Eurogroup today. You will take over from Jeroen at a moment in which we face a very different set of challenges to those faced by Jeroen when he took office over five years ago. To name but two: you will need to steer the work of the Eurogroup on the deepening of our Economic and Monetary Union and it's no secret that the Commission will make proposals on two days from now on ensuring a smooth conclusion of the Greek programme.

We will count on your leadership on these and other challenges and I want to assure you that you will be able to count on my strong support, and that of the Commission of course. I am looking forward to working with you as a team in order to face the challenges and discussions ahead.

And as you say in Portuguese, "Parabens, amigo!"

Jeroen, with your departure, a long chapter of the Eurogroup's history draws to a close. When you took over the Presidency, the euro area was still facing an existential crisis. You have played a key role in steering the Eurogroup through those difficult and sometimes dramatic times. The challenges were immense and the way ahead was often not obvious, and we found a way. This is largely due to the way you managed to act, thanks to your patience, thanks to your attention to detail and efficiency. It was a great personal pleasure for me to have the honour to work with you for five years.

You kept the discussions moving forward at times when it seemed we were destined to remain stuck in an impasse, and we all owe you respect and gratitude for all. You will always have mine for the future, also.

Nous avons eu une bonne discussion, comme l'a dit le Président, aujourd'hui sur la situation budgétaire en zone euro, dans le contexte de l'analyse des projets de budget 2018. Nous avons présenté nos opinions il y a deux semaines. Ces opinions ont montré une zone euro divisée en trois sur le plan budgétaire, avec six projets de budget considérés conformes, six globalement conformes et six a risque de non-conformité. Avec, comme trois fois six font dix-huit, il en manque un, qui n'était pas examiné, qui est la Grèce, car elle est encore sous programme. Mais il faut préciser que les chiffres que je donne incluent les trois projets de budgets présentés sur une base de politiques inchangées, qui ont vocation à éventuellement à changer de catégorie.

Je ne vais pas répéter aujourd'hui les éléments spécifiques par pays de notre analyse, que vous connaissez déjà. Je vais simplement souligner que nous allons surveiller attentivement le respect des engagements pris et suivre les développements réels au cours de l'année prochaine, notamment dans les cas où il y a une incertitude particulièrement marquée au moment de la présentation de nos prévisions économiques.

Les conditions économiques actuelles sont les plus positives que nous ayons eu en dix ans. La croissance facilite la réduction des déficits. Mais ce n'est pas une raison pour arrêter les efforts ! Au contraire, ça offre l'occasion d'accélérer l'amélioration structurelle de nos finances publiques, ce qui est particulièrement important pour les pays dont le niveau de la dette publique reste élevé. Donc, nous encourageons tous à saisir cette opportunité. Jeroen a répété les engagements pris. Et moi, ce que j'ai retenu, c'est que tous se sont engagés à les tenir. J'y vois un bon signal. S'il y a des mesures à prendre, nous savons d'avance qu'elles seront prises. Il reviendra d'évaluer dans quelle mesure c'est le cas et examiner les situations particulières.

On Greece, I debriefed the Eurogroup on the staff level agreement reached over the weekend in Athens. This came after a very constructive set of discussions between the Greek authorities which we all, I think, congratulated, and all the institutions involved. I don't think there has ever been such a smooth and swiftly concluded review process. And that obviously is a very good signal. So this is excellent news and a very encouraging signal, and ministers also recognised and welcomed this today. And of course it bodes well for good progress to be made next year on the key strategic topics we need to address as we look towards the conclusion of the programme.

The next step is to complete the implementation of the prior actions, which the Greek authorities are committed to do as soon as possible. I understand that a key package of measures will be adopted before Christmas, with the rest wrapped up in January. Finalisation of the review could be done by the first Eurogroup of 2018, the first that you will chair, on 22 January. It is therefore not only desirable but also entirely feasible. I am hopeful that we will get there.

A few specific points:

On the fiscal front, all institutions now expect Greece to exceed its 2017 primary surplus target of 1.75% by a wide margin. Agreement has also been reached on the 2018 budget, which will enable Greece to meet next year's primary surplus target of 3.5%.

Agreement has been reached on prior actions to ensure financial stability and to improve the environment for doing business and investing in Greece, including, and this was maybe the most difficult or delicate part of the discussion, important reforms in the energy sector. We also agreed reforms to step up the modernisation of the public administration.

And there were good discussions on the preparation of a growth strategy, which will be Greek-owned and Greek-led. So, this is obviously key to ensuring a brighter and more stable future for Greek citizens, which ultimately is what we all want and are working for.

We also discussed today the outcome of the recent post-programme surveillance reviews for Cyprus and Spain. In both cases, we see strong economic growth, an improving fiscal situation and unemployment falling steadily from, I must say, very high levels.

Concerning the financial sector, I would underline that in both cases, but particularly in Cyprus, pursuing steps to reduce the still high level of non-performing loans will be important to cement the recovery and further strengthen the sector.

And finally, we had a quite short thematic discussion, because it was a follow-up on a previous one, on the reduction of the tax wedge on labour: I updated ministers on the progress made by Member States on this front, which the Commission is assessing in the framework of the European Semester. Further progress has been made in a number of countries, but of course, several do have scope to do more, as it remains the case that labour taxation in the euro area is still above the EU and the OECD average. This is not an abstract discussion, it is about creating jobs. So it is very important that efforts are maintained.

 

Second Eurogroup Press Conference *

Merci Jeroen. La discussion que nous venons d'avoir, je pense qu'elle a été très utile pour éclaircir des positions, même si plusieurs d'entre-elles sont à ce stade connues. Je ne vais par faire le résumé, c'est au Président de le faire et de dire les conclusions qu'il en tire.

Je pense qu'avec la réunion d'aujourd'hui nous sommes entrés dans une période de quinze jours qui est tout à fait cruciale pour l'approfondissement de notre Union Economique et Monétaire, une période quiconclura avec le sommet de la zone euro qui aura lieu à la fin de la semaine prochaine et que notre réunion d'aujourd'hui avait pour objectif de préparer. Il me semble qu'il y a déjà, à partir de la réunion des messages utiles qui peuvent être donnés par l'Eurogroupe aux chefs d'Etats et de Gouvernement avec l'idée d'éclairer le chemin.

Entretemps, comme vous le savez, la Commission va présenter mercredi sa propre contribution au débat qui sera en ligne avec notre rôle, qui est de représenter et de défendre l'intérêt général et d'éclairer le débat: c'est ce que nous ferons.

Notre paquet aura comme objectif de mettre en œuvre ou de mettre en musique, comme vous voulez, les annonces faites par le Président Juncker lors de son discours sur l'Etat de l'Union en septembre dernier. Vous comprendrez que je ne pourrai pas dévoiler ce soir – je n'ai d'ailleurs pas fait pour les 27 ministres – le contenu précis de nos propositions.

J'aimerais quand même peux partager avec vous, ce sont deux principes directeurs qui ont été particulièrement importants dans la préparation de ce paquet et qui y seront clairement intégrés et qui, au fond, sont aussi la base de ce que nous souhaitons voir et que nous avons dit ce soir aux Ministres :

  • Premièrement, j'ai la conviction qu'il faut faire avancer l'unité de l'Europe à travers plus de convergence au sein de la zone euro et à l'échelle de notre Union toute entière. Les mots "unité" et "convergence" sont là les mots essentiels ;
  • Deuxièmement, qu'il faut rendre la gouvernance de la zone euro à la fois plus démocratique et plus efficace.

Je vais élaborer un peu sur ces deux principes.

D'abord : préserver et faire progresser l'unité. Je pense que l'approfondissement de l'UEM est une opportunité de renforcer les liens entre les pays qui sont d'ores et déjà membres de la zone euro et les pays qui n'y sont pas encore, à l'intérieur de l'architecture de la zone euro. D'ailleurs, le fait que cet Eurogroupe se tienne en format dit élargi est aussi le symbole de la volonté de tous. Non pas d'une obligation, mais d'une volonté de préserver cette unité. Je pense que nous devons faire en sorte que le future de l'euro soit l'Europe dans sa totalité. Sans obligation, sans pression - personne ne sera forcée d'adhérer à l'euro - mais avec des encouragements, avec du soutiens. Nous sommes attachés à une approche inclusive. Et ça parait logique, tant nous sommes interdépendants. C'est pourquoi la convergence, les réformes structurelles, le soutien budgétaire approprié devrait être disponible pour tous.

Parce que quand nos concitoyens ont le sentiment que nos actions minent la convergence ou le bien-être, plutôt que de le faire progresser, si certains ont le sentiment que des Etats-membres profitent de cette zone euro au détriment d'autres, alors c'est une arme pour les populistes et pour les anti-européens qu'ils ne manqueront pas d'exploiter. Je pense qu'il faut absolument chasser cette arme, la chasser de la table.

Deuxième principe : l'amélioration de la gouvernance. Je suis persuadé depuis longtemps qu'il faut que notre prise de décision soit à la fois plus efficace mais doit aussi être plus démocratique. C'est la raison pour laquelle, et vous verrez que cela va se traduire par toute une série de propositions à travers notre paquet, une partie de la réponse va être de revisiter les structures intergouvernementales mises en place pendant la crise et qui ont été efficaces, avec la perspective de les intégrer davantage dans la structure, dans l'architecture de l'UEM et de l'UE.

Pourquoi est-ce que j'insiste autant là-dessus? Parce qu'à mon sens, les structures intergouvernementales ont besoin d'avoir un renforcmenent de la légitimité, de la responsabilité démocratique. Nous ne sommes plus en période de crise donc nous avons cette capacité, je crois, d'être plus ouverts à cela. Il y a, je sais, des vues différentes là-dessus, c'est très clair. Elles peuvent concerner telle ou telle institution ou mécanisme mais je pense que c'est une nécessité dans laquelle, je crois, mais disant cela, je ne parle pas personnellement, je parle aussi de l'attitude de la Commission qui proposera une intégration plus grande des structures ou des règles à l'intérieur de l'architecture institutionnelle et juridique de l'Union Européenne.

Pour le reste, je veux remercier de nouveau Jeroen, d'avoir mené cette discussion, qui est une étape importante pour mener à un bon résultat. Bien sûr je sais que nous avons encore beaucoup de pas à faire et le sommet de juin qui devrait être le moment où les décisions nécessaires devraient être prises. Dans l'intervalle, je vous donne rendez-vous mercredi matin pour la présentation de notre paquet détaillé qui est l'étape d'après cet Eurogroupe dans la voie vers le sommet de la zone euro. Merci.

* Updated at 00:02 on 05/12/2017 to include Commissioner Moscovici's remarks from both press conferences following the Eurogroup of 04/12/2017.

 

SPEECH/17/5111

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