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Commission européenne - Discours - [Seul le texte prononcé fait foi]

Remarques par Michel Barnier au point presse à l'issue du Conseil affaires générales (Article 50)

Bruxelles, le 25 septembre 2017

Mesdames et Messieurs,

D'abord un mot de remerciement à la Présidence estonienne et à Matti MAASIKAS, à toute l'équipe à l'ambassade et à tous les ministres qui font un formidable travail, et en particulier dans la tâche qui est la mienne, dans un esprit de confiance et de réciprocité que je veux saluer.

Dans son discours de Florence, Theresa May a exprimé un état d'esprit constructif qui est aussi le nôtre, comme l'ont confirmé aujourd'hui les ministres unanimement réunis au Conseil.

Ce qui compte maintenant – dans un temps qui est limité et qui chaque jour nous approche du 29 mars 2019, le jour où le Royaume-Uni deviendra un État tiers, comme il l'a souhaité et il l'a demandé – c'est que le gouvernement du Royaume-Uni traduise les déclarations de Mme May en positions de négociation précises.

Et que nous discutions en détail de ces positions autour de la table des négociations.

Nous sommes donc à un moment de clarté, en particulier sur les droits des citoyens et le règlement financier. Et nous avons besoin d'avancer sur une solution unique concernant l'Irlande. Sur tous ces sujets, et sur quelques autres, c'est le moment de la clarté.

Du côté de l'Union européenne, depuis vendredi, et à nouveau lors de la discussion au Conseil, les 27 Etats membres ont réaffirmé leur unité.

Et cette unité est également partagée par les groupes politiques au Parlement européen que j'ai rencontrés – comme je le fais pratiquement chaque semaine – ce matin.

Un mot d'un élément nouveau et fort dans le discours de Theresa May puisque c'est la première fois que le Royaume-Uni demande une période de transition pendant une période limitée au-delà de son départ de l'Union européenne et de ses institutions.

Ceci n'est pas pour l'instant dans mon mandat, mais je veux insister sur quelques conditions que le Conseil européen a d'ores et déjà définies. Vous me permettrez de vous renvoyer à la lecture qu'il faut faire régulièrement – que je fais moi-même régulièrement – des guidelines du Conseil européen qui décrivent ce mandat.

  1. L'Union doit et devra décider si une telle période de transition est dans son intérêt.
  1. Toute transition devra respecter le cadre juridique et financier applicable au marché intérieur, pour citer le Conseil européen : "S'il devait être envisagé de proroger l'acquis de l'Union pour une durée limitée, il faudrait appliquer les instruments et structures de l'Union qui existent en matière de réglementation, de budget, de surveillance, d'exercice du pouvoir judiciaire et de contrôle du respect des règles". Voilà les mots du Conseil européen. Je pense que personne ne doit les oublier.
  1. Enfin, une discussion – qui aura lieu puisque le Royaume-Uni le demande – sur la transition éventuelle ne nous dispense pas de la nécessité d'atteindre des "progrès suffisants". Ces progrès sur nos trois points clés restent plus que jamais nécessaires pour créer les conditions de la confiance qui nous permettra de batir notre future relation.

Un dernier point, qui est aussi important, c'est que nous ne mélangerons pas la discussion sur les dettes et sur les engagements du passé – des sujets qui font partie des sujets du retrait ordonné – avec une discussion sur la future relation.

Cette semaine, le quatrième round de négociations doit nous permettre de faire des avancées sur chacun de ces points clés et d'aboutir à une plus grande clarté dont nous avons besoin pour progresser.

 

 

SPEECH/17/3461

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Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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