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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Commissioner Moscovici's opening remarks at the Eurogroup press conference

Brussels, 14 January 2016

Merci Jeroen.

Tout d’abord, mes meilleurs vœux à chacune et à chacun  pour 2016. qui sera, je l'espère, je le souhaite, une année de reprise économique encore plus forte, et surtout une année où nous saurons répondre aux multiples défis  qui nous attendent, avec des solutions qui seront, j'en suis sûr, je le souhaite véritablement européennes. Je souhaite à Jeroen en particulier bonne chance et bon travail pour sa présidence de l’ECOFIN qui démarre demain. Maintenant comme il est Président à la fois de l'ECOFIN et de l'Eurogroupe, nous l’appelons son excellence, il a une tâche très importante, et je crois que c'est un atout d'avoir les deux présidences à la fois dans cette période délicate pour faire avancer les dossiers aussi bien à 28 qu'à 19. Bonne chance à toi Jeroen et la Commission sera à tes côtés.

Dans ce premier Eurogroupe de l’année, nous avons fait le point sur un certain nombre de questions, dont les programmes  grecs et chypriotes.

Sur la Grèce, le travail continue et nous sommes concentrés sur la première revue du programme. Avec les autres institutions, j’ai informé l'Eurogroupe de l'état des lieux des discussions avec nos partenaires grecs, avant le départ pour Athènes de nos équipes qui j’espère puisse avoir lieu dans les jours qui viennent. Mais comme tu l’as dit, nous avons rappelé aux autorités grecques qu'un préalable était qu’un certain nombre de données budgétaires nous soient fournis maintenant, très rapidement.

Vous le savez tous très bien, la réforme des retraites sera au cœur des discussions dans les semaines qui viennent, même si elle n’est pas la seule question sur la table. J'ai eu l'occasion de souligner que c'était sans aucun doute la principale, et peut-être la plus délicate. Sur la réforme des retraites, nous ne sommes qu'au début de ces échanges, nous devrons faire des progrès rapides. Comme j’ai rappelé à l’Eurogroupe, beaucoup de reformes ont été adoptées ces derniers cinq mois, il y a eu un changement d’état d’esprit et de relations avec le gouvernement grec. Il faut absolument maintenir cet élan réformiste pour renforcer la confiance, les investissements et la croissance dans l’intérêt du peuple grec. Et il me semble qu'il y a un cercle vertueux que nous devons poursuivre, qui passe par des réformes, qui permettent la conclusion de la première revue, ce qui permettra de parler de manière constructive de la question de la dette et avec, maintenant nous le souhaitons tous, la présence du FMI, - et tu l'as dit tout à l'heure- la présence qui est vécue comme une nécessité par tous.

Sur Chypre, nous nous approchons de la fin du programme. Le travail n'est pas achevé, il continue sur la huitième revue du programme. Ce n’était pas le moment de prendre décisions aujourd'hui, mais j'encourage nos partenaires chypriotes à faire tout le nécessaire pour faciliter une conclusion positive dans les meilleurs délais.

Comme tu l’as dit - Jeroen-, il y a 3 "prior actions" qui doivent être remplies maintenant, il y en a une que nous considérons en voie de l’être, il en reste en effet deux, même si d'autres institutions considèrent encore les trois. Mais il s'agit de choses importantes et substantielles qui doivent être conduites dans les mois qui viennent, nonobstant le contexte pré-électoral.

We also briefly discussed today the IMF’s latest review of the euro area economy. The Commission is overall in agreement with the Fund with respect to the economic outlook and also the downside risks to growth from emerging market economies, heightened uncertainty and the geopolitical tensions that we all know.

We also agree with the Fund that the fiscal stance of euro area Member States - which is today neutral and it seems appropriate to us that it is neutral- should be better differentiated, and that those with fiscal space should use it to fund public investment. Like the Fund, we also would like to see Member States take advantage of the windfall from lower interest payments resulting from QE to pay down their debt levels.

I would like to underline that our discussions with the Fund about the euro area’s policy response yielded no substantive disagreements and focused more on factual explanations or exchanges of policy assessments.

The final point that I want to raise briefly is that thematic discussion on growth and jobs and national insolvency framework that Jeroen mentioned.

I welcome the good discussion we had today on the issue of national insolvency frameworks. The very high private debt levels in the euro area mean that efficient insolvency frameworks are particularly important in order to help both borrowers and lenders to recover from economic difficulties. They also need to be supported by complementary policies in fields such as bank supervision, distressed assets and tax policy. We also insisted on the need to complete the Banking Union, and the Commission will certainly there back and support the presidency of the ECOFIN on that point.

Across the euro area, insolvency frameworks vary significantly, and this impedes financial integration and cross-border investment. The Commission is tackling this through our Capital Markets Union Action Plan, the Single Market Strategy and the Banking Union, so there are several dimensions, and I hope that today’s discussion will give a further boost to these initiatives.

SPEECH/16/79


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