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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Commissioner Pierre Moscovici presents the 2016 Autumn Economic Forecast

Brussels, 9 November 2016

*The slides can be found here.

[Slide 1]: Introduction slide

Bonjour à vous. Bienvenue à cette présentation des prévisions économiques d'automne de la Commission européenne. Nous vivons évidemment un jour un peu particulier, mais c'est aussi le jour de transmettre des informations sur une économie européenne qui n'est pas sans difficultés ou sans problèmes, mais qui est solide.

[Slide 2]: Modest growth in challenging times

Si je devais définir ces prévisions, je dirais que ce sont celles d'une croissance modérée dans une période complexe. Et en résumé, ce sont les perspectives pour les perspectives pour l'économie européenne pour les deux prochaines années.

Le PIB réel de l'UE a enfin dépassé son niveau d'avant crise au cours de l'année dernière et l'économie européenne a continué à croitre à un rythme modéré au cours des trois premiers trimestres de 2016. Le PIB devrait augmenter à un rythme annuel comparable de 2016 à 2018, sans accélération mais pas non plus avec des à-coups marqués ou des ralentissements prononcés. Plus précisément, la croissance dans la zone euro serait de 1,7% en 2016, 1,5% en 2017 pour revenir ensuite à 1,7% en 2018. Le profil de croissance dans l'UE serait similaire.

Ce taux de croissance toujours modéré est dû à un certain nombre d'obstacles à une accélération que nous souhaiterions plus marquée : la faiblesse du commerce mondial, la détérioration des facteurs favorables tels que les prix bas du pétrole ou la dépréciation de la monnaie; et des niveaux élevés d'incertitude, en Europe et aussi au-delà.

Dans ce contexte qui est complexe, je vois cinq bonnes nouvelles :

D'abord, le PIB devrait augmenter dans tous les États membres en 2017, poussé principalement par la consommation privée. Toutefois, les performances économiques nationales resteront très différentes d'un pays à l'autre.

Deuxième bonne nouvelle, la création d'emplois est plus robuste que prévue, compte tenu de la croissance modérée du PIB. Autrement dit, le contenu en emplois de la croissance est plutôt satisfaisant et cela reflète les récentes réformes structurelles dans de nombreux pays. Cela fait monter le revenu disponible des ménages. Le chômage dans la zone euro est maintenant à son niveau le plus bas depuis 2011, et devrait diminuer de 10,1% en 2016 à 9,2% en 2018 – cela reste bien sûr encore trop élevé et des efforts supplémentaires sont nécessaires.

Troisième bonne nouvelle, l'investissement est enfin en hausse. Un certain nombre des conditions préalables à une croissance plus forte de l'investissement sont maintenant en place – y compris des coûts de financement bas grâce à une politique monétaire exceptionnellement accommodante et durable – bien que l'incertitude élevée devrait avoir à un moment donné un effet amortissant.

Quatrième bonne nouvelle, l'inflation globale de la zone euro devrait augmenter. Alors qu'elle était de 0,3% en 2016, elle devrait atteindre 1,4% en 2017 et la même chose en 2018. Cela reflète le désamorçage des effets du prix du pétrole qui reprend, une hausse progressive de l'inflation sous-jacente, en raison d'une hausse des salaires et d'un nouvel affaiblissement de la production. Pour le dire simplement, c'est un effet plutôt bienvenu d'une forme de normalisation.

Enfin, cinquième bonne nouvelle, nos finances publiques devraient continuer à s'améliorer. Le déficit public devrait redescendre à 1,5% du PIB en 2017 et 2018, et le ratio dette publique sur PIB de la zone euro devrait encore baisser au cours de la période de prévision. Donc l'orientation de la politique budgétaire européenne qui a été globalement neutre et qui devrait le rester l'année prochaine.

Je vais maintenant développer ces points.

[Slide 3]: Substantial economic slack remaining

Dans plusieurs États membres, les stigmates de la crise persistent. Ce sont notamment les créances douteuses encore trop nombreuses, c'est la dette privée et publique toujours élevée, ce sont les processus de désendettement qui sont toujours en cours. En outre, le manque de dynamisme de l'investissement ces dernières années – même s'il reprend maintenant – pèse sur la croissance potentielle, tandis que les anticipations d'une croissance qui reste modérée à l'avenir freinent aussi l'investissement actuel dont nous voudrions qu'il reprenne encore plus vigoureusement.

Comme je viens de le dire, et comme vous pouvez le voir sur ce graphique, les marges d'amélioration sur le marché du travail, demeurent importantes. Même si des emplois sont créés à un rythme robuste (je vais y revenir), le nombre total d'emplois dans nos économies est encore inférieur à celui qui prévalait il y a dix ans. De plus, le nombre d'heures travaillées reste bas. Ceci s'explique notamment par le fait qu'une grande partie des nouveaux emplois créés sont des emplois, il faut avoir l'honnêteté de le dire, des emplois à temps partiel.

[Slide 4]: Monetary and fiscal policy remain supportive

Plusieurs facteurs soutiennent la croissance économique dans la zone euro.

D'abord, la poursuite des mesures de politique monétaire mise en place ces dernières années par la BCE devrait maintenir une pression à la baisse sur les taux d'intérêt des prêts bancaires et des rendements obligataires. Avec des conditions monétaires qui on le sait demeureraient ainsi accommodantes sur l'horizon de prévision. Cela est illustré par le graphique de gauche.

L'orientation de la politique budgétaire, mesurée par les changements du solde budgétaire structurel n'est plus restrictive depuis 2015 et elle ne le redeviendrait pas à l'horizon de la prévision. J'ajoute qu'elle ne doit pas le redevenir.

D'autres mesures politiques, comme le Plan d'investissement pour l'Europe, le Plan Juncker, et les dépenses liées à l'accueil et l'intégration des réfugiés dans plusieurs États membres, contribueraient aussi à stimuler l'activité économique.

[Slide 5]: The recent exceptional tailwinds are fading

En revanche, il faut prendre conscience que l'économie européenne, si elle se porte mieux de façon endogène, ne bénéficiera plus du soutien autant de facteurs extérieurs.

Le gain exceptionnel lié aux prix bas de l'énergie depuis 2014 a été largement consommé. Comme vous pouvez le voir dans le 1er graphique, les prix de l'énergie – notamment les prix du pétrole Brent – ont commencé à reprendre.

De même, il est clair que la dépréciation de l'euro depuis 2014 avait aidé les exportateurs européens. Mais aucun gain supplémentaire n'est désormais attendu, puisque le taux de change pondéré de l'euro s'est récemment apprécié.

Enfin, la croissance du PIB mondial a encore ralenti ces derniers mois. Il devrait croître cette année à son rythme le plus lent depuis 2009, soit 3,2%. Nous prévoyons une légère hausse à 3,7% l'an prochain, et à 3,8% en 2018. Mais nous n'avons pas une croissance mondiale qui soit exceptionnellement porteuse.

[Slide 6]: European growth map 2017

Let me now turn to our growth map for 2017. Economic activity is set to expand as I said in all EU Member States in 2017, and gain momentum in most of them in 2018. Still, growth is set to remain uneven across the EU. There are still divergences there.

Among the largest Member States, GDP growth is expected to be above the EU average (which is 1.6%): in Poland at 3.4%, in Spain at 2.3% and in the Netherlands at 1.7%.

Economic growth in Germany is forecast at 1.5% for next year, supported by robust employment creation, strong housing investment and resilient exports.

En France, l'économie devrait croître de 1.4% en 2017, légèrement au-dessus de la performance que nous estimons pour de cette année que nous estimons pour cette année qui est de 1.3%. La reprise des investissements et les meilleures conditions sur le marché du travail soutiennent cette croissance.

The recovery of the Italian economy is forecast to strengthen slightly to 0.9% in 2017 and 1.0% in 2018, sustained by both domestic and external demand. However, it remains modest, as prevailing financial constraints and uncertainty hold back a stronger recovery.

In Spain, GDP is forecast to grow by a robust 3.2% in 2016. It is expected to ease but remain strong, with GDP growing at 2.3% in 2017 and 2.1% in 2018.

In the UK, recent growth has been resilient, and the 2016 GDP growth forecast has been revised up slightly to 1.9% since the Spring Forecast. However, growth is projected to decline, to be almost divided by two, to 1.0% in 2017. This reflects what we estimate could be the impact of the Brexit vote on the outlook, as businesses react to the current uncertainty by delaying, or cancelling, investment.

Finally, in Greece, after a mild contraction of GDP by 0.3% for 2016 as a whole (which is less than what we foresaw), economic activity is expected to gradually pick up as of the second half of 2016 and to expand strongly in 2017 (2.7%) and in 2018 (3.1%). Labour market improvements and strengthened economic sentiment after the conclusion of the first review of the ESM Programme are expected to support increasing domestic demand. A pick-up in investment is expected to fuel positive net contributions to growth from the external sector as well. I used to speak about a kind of virtuous circle meaning that the success of the programme and the implementation of reforms can lead to the return of confidence and growth. We might see that here. But of course every element must be there to have this circle.

[Slide 7]: Private consumption slowing, but still driving growth

Private consumption is set to be the main growth driver over the whole forecast horizon.

In 2016, private consumption should benefit from a rise in household disposable income, thanks to robust employment growth and low inflation. However, over the next two years, the pace of private consumption growth should slow, as energy prices rebound. But it is set to continue benefitting from steady, but decelerating employment growth.

Government consumption is set to lose some momentum after this year's acceleration, which was due to increased refugee-related expenditures in some Member States and security-related expenditures in other Member States.

[Slide 8] Improved labour market conditions

Now let's move to labour market conditions, which are improving.

Employment creation has been one of the bright spots of the economic recovery over the past two years. Since 2014, more that 8 million jobs have been created in the EU and unemployment has come down from nearly 11% in 2013 to around 8½ % this year.

Employment in both the EU and the euro area is expected to grow, again by 1.4% this year, faster than at any time since 2008 and the beginning of the crisis. Job creation is set to continue benefitting from the sustained domestic demand-driven expansion, moderate wage growth, as well as fiscal policy measures and structural reforms in some Member States.

Employment growth in the euro area is projected to remain solid, though slightly moderating to 1.0% in 2017 and 2018.

The consequence is that the unemployment rate, while remaining high, too high, is set to decline from 10% this year to 9.2% in 2018 in the euro area. It should fall in almost all euro area countries over the forecast horizon, particularly in those that have implemented labour market reforms in recent years, such as Spain, Cyprus and Portugal.

[Slide 9] Investment set to accelerate in 2018

Investment is set to accelerate in 2018.

Investment growth has recovered somewhat in recent quarters. We know that there are favorable factors, in particular, financing conditions are expected to further improve; capacity utilisation rates are set to remain above the long-term average; and external demand should gradually strengthen.

Moreover, projects financed under the Investment Plan for Europe, as well as, in some Member States, projects co-financed with EU funds are expected to yield increasingly tangible results as they enter the implementation phase.

Overall, total investment is expected to grow by 3.3% in 2016 and accelerate to 3.5% in the euro area.

[Slide 10] No support from net trade but resilient intra-EU exports

We do not have any support to expect from net trade, but there are resilient intra-EU exports.

The current weakness of global trade outside the EU is weighing on exports and it is expected to continue affecting trade in the near term.

However, intra-European trade has shown welcome signs of resilience. As can be seen on this graph, the difference between trade among Member States and trade with other economies is striking. In the first half of this year, exports of goods within the EU increased by 1.2%, while exports outside the EU contracted by 1.3%, compared to the second half of last year. This shows again the importance of the single market for EU companies and this is why we are going to strengthen the single market.

Looking ahead, we expect positive growth impulses from external trade again only in 2018.

 [Slide 11] Inflation picking up

Inflation is picking up.

Euro area inflation is expected to rise from 0.3% in 2016 to 1.4% in both 2017 and 2018.

[Slide 12] Budgetary outlook for 2017

I would also like to say a word on the budgetary outlook for 2017.

The fiscal outlook is improving as the reduction in deficits continues:

In the euro area (but you will find the figures for each euro country in the forecast) the headline deficit is forecast to stand at 1.8% of GDP in 2016, to decline to 1.5% in 2017.

In the EU as a whole, the deficit is forecast at 2.0% of GDP in 2016 and to decline to 1.7% in 2017.

In most Member States, deficit ratios are projected to fall in 2016 and to continue on this path in 2017. Greece and Portugal are projected to be below 3% this year, and France is expected to be below 3% in 2017. This would leave only Spain in the euro area above the 3% threshold next year which is also coherent with the recommendation to this country, and we expect the DBP of Spain in due time.

The debt-to-GDP ratio is forecast to decline as of this year from the peak reached in 2014, and to reach 89.4% in the euro area and 83.9% in the EU in 2018.

Our forecast takes into account revenue and expenditure trends and the inclusion of measures that were incorporated in the Draft Budgetary Plans for 2017, as submitted by euro-area Member States to the Commission by mid-October 2016. As you know, the Commission will adopt its opinions on these Draft Budgetary Plans next week after exchange of letters with seven countries between Vice-President Dombrovskis, myself and the relevant ministers.

The forecast for 2018 rests on a no-policy-change assumption. This is because policy measures for 2018 have in most cases still to be specified by national authorities. You should take the figures for 2018 with that reflection in mind.

 [Slide 13]: Downside risks have intensified

Finally, downside risks obviously have intensified.

Risks to the forecast have risen in recent months and are tilted to the downside. There are three main risk factors present:

First, increased policy uncertainty following the UK referendum, which is expected to weigh on economic activity over the forecast horizon, even though the euro area economy has largely shrugged off the immediate impact of the result.

Second, on the external side: risks related to the economic adjustment in China, weaker than expected growth in advanced economies, and the risk of aggravating geopolitical conflicts, have also risen.

Finally, concerning banks: though European banks are now in a much better shape than a few years ago, low profitability raises some questions about their capacity to accompany the expected expansion of investment in the coming years.

[Slide 14]: Growth map 2017 (repeated)

Je conclus en vous rappelant que la semaine prochaine le Collège va discuter de l'Examen Annuel de la Croissance, des recommandations pour la zone euro pour 2017, que ce sera le moment où nous détaillerons nos orientations de politique économique pour l'année prochaine, ainsi que nos opinions sur les projets de plans budgétaires pour 18 Etats-membres de la zone euro (je dis bien 18 car la Grèce, étant toujours sous un programme d'ajustement économique, n'est pas concernée par cette exercice).

Voilà ce que je voulais vous dire avant de me livrer à vos questions.

SPEECH/16/3629

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General public inquiries: Europe Direct by phone 00 800 67 89 10 11 or by email


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