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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Commissioner Moscovici's opening remarks at the Eurogroup press conference

Bratislava, 9 September 2016

Merci  Jeroen, c'est aussi un plaisir de se retrouver ici dans ce bel endroit pour cette réunion très bien organisée et de vous retrouver également.

Cet Eurogroupe était notre première occasion de faire le point sur plusieurs sujets. Je vais en évoquer trois rapidement.

D'abord le programme grec, dont nous n'avions pas parlé depuis juillet. C’était une discussion importante, puisque nous savons que cet automne nous devrons prendre plusieurs décisions majeures pour l’avenir de la Grèce.

Comme vous le savez, l'Eurogroupe a décidé en mai que le prochain déboursement de 2,8 milliards d’euros aura lieu quand la Grèce aura rempli un certain nombre d'engagements, les fameux milestones. Ceux-ci portent sur des éléments tout à fait fondamentaux du programme, tels que les privatisations, la réforme du marché de l'énergie ou encore l’établissement de l'agence indépendante des revenus. Ce n’est pas un secret ni un mystère que de dire qu’il y a encore du travail à faire pour compléter ces milestones et dans un monde idéal pour être tout à fait franc, on aurait souhaité les voir plus avancés au stade où nous sommes. Donc je partage tout à fait l’opinion du Président de l'Eurogroupe.

Mais ce que je constate, c'est que d'une part on ait pu voir ces derniers jours une intensification des efforts de la part des autorités grecques et d'autre part que nous sommes d'accord sur le fait que si ces milestones sont complétés pour les prochaines semaines, cela n'aura pas de conséquences pour les prochaines étapes du processus. Donc cela me conduit à une conclusion opérationnelle, qui est:

1 d'espérer que ce travail sera effectivement achevé d'ici la fin du mois, comme Euclide Tsakalotos nous l'a assuré.

2 insister pour qu'il en aille ainsi.

La finalisation des milestones dans les délais prévus faciliterait certainement les échanges pendant  la période qui suit, c'est-à-dire la deuxième revue du programme, qui doit démarrer en octobre.

Nos équipes seront à Athènes déjà la semaine prochaine pour une mission préparatoire. Il est dans l’intérêt de tous, mais avant tout dans l’intérêt du peuple grec, d’avancer le plus vite possible.

Suivant la même dynamique, des progrès rapides et convaincants sur la deuxième revue prépareraient la voie pour des discussions constructives et je l’espère, des décisions positives, sur la dette et sur la participation du FMI au programme d’ici la fin de l'année.

Avec les décisions prises au mois de mai et juin, nous avons je crois définitivement conjuré l'idée d'un Grexit, et c'est une excellente chose mais il reste encore du travail à faire pour passer à une success story, à une pleine réussite. Cette pleine réussite, c'est un processus qui soit complet et qui permette à la Grèce de retrouver tout à fait la croissance et l'emploi. C'est tout l'enjeu du travail que nous faisons avec la conclusion des milestones, la deuxième revue et la recherche d'un accord global incluant la dette. Je reste confiant. Mais, en même temps la Commission européenne est très exigeante.

Le deuxième point que je voudrais évoquer, je vais être très rapide car je vais dans le sens de Jeroen, c'est ce que nous avons évoqué sur les Draft Budgetary Plans et les conséquences de nos décisions de juillet. Tout d'abord, pour ce qui est de la suspension des fonds structurels et d'investissement, je confirme que  nous souhaitons que le dialogue structuré  prévu avec le Parlement Européen intervienne le plus rapidement possible.  Nous n'avons pas de temps à perdre. Bien sûr ce dialogue est consultatif, c'est au Conseil que revient le dernier mot, mais c'est important que toutes les institutions soit pleinement associées. Un sujet majeur dans la façon dont nous traitons le dossier grec, c'est la question de la démocratie et il est fondamental que ce processus avance.

Deuxième remarque , elle porte sur l' Espagne, il est clair que dans le contexte politique actuel, nous voyons certaines limites à ce qu’il est possible de faire mais il est clair aussi que nous attendions qu'il y ait un avant-projet de budget sur la base d'un non-changement de politique ou de poursuite des politiques décidées qui soit déposé d’ici au 15 octobre. Et c'est ce que nous a confirmé d'ailleurs le Ministre Luis de Guindos; contrairement  à ce que j'avais pu lire, c'est bien dans ce sens-là que nous allons et qu'il faut aller.

Enfin sur le Portugal, nous serons vigilants à ce que les engagements pris par le gouvernement portugais soient tenus.

Lastly, let me welcome today’s endorsement of a set of common principles on spending reviews. These exercises are a crucial and ever more widely used tool for rationalising expenditure in a considered and intelligent way. Today, a little over half of euro area countries are carrying out some form of spending review, or have announced their intention to do so. This is promising but there is clearly significant room for improvement.

Successful spending reviews can free up fiscal space for consolidation or funding of other policy priorities – notably those contributing most to growth and job creation and first of all for investment, which is a key driver for growth. The principles adopted today will provide a good common reference for further work, including peer-reviews as a means to share and learn from national experiences and some were presented by colleagues. The Commission of course stands ready to contribute to this work. I insist on the fact that the quality of public expenditure in those days, when we have reached a good degree of fiscal consolidation – not yet fully complete – is as important if not more important as the quantity of this expenditure.

SPEECH/16/3000


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