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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Commissioner Moscovici presents the 2016 Winter Economic Forecast

Brussels, 4 February 2016

The slides of the presentation can be found here.


[slide 1]: Introduction slide

Bienvenue à cette présentation des prévisions économiques d'hiver de la Commission européenne. C'est un rendez-vous qui est devenu presque traditionnel.

[slide 2]: An ongoing moderate recovery

Je vais commencer aujourd'hui par les bonnes nouvelles. Car c'est vrai qu'on en parle trop peu. En vérité, l'économie européenne continue de bénéficier d'un certain nombre de facteurs positifs tels que la baisse des prix du pétrole, le taux de change de l'euro relativement faible, les taux d'intérêt bas - ce qui est bon pour nos exportations, notamment industriels - et l'assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne, que Mario Draghi a réaffirmé sa volonté, son engagement, sa détermination. Ces facteurs ont jusqu'ici stimulé les exportations et la consommation privée. Et ces vents favorables sont susceptibles d'être plus forts et de persister plus longtemps qu'envisagé précédemment. Donc, la reprise est maintenant solidement installée.

En même temps, l'économie européenne est confrontée à de forts vents contraires. Soyons lucides. Ceux-ci sont plus forts que lorsque je vous ai présenté nos prévisions en novembre. Ils sont essentiellement dus au ralentissement des économies émergentes. Par ailleurs, les risques provenant de l'économie mondiale ont augmenté de manière significative. Et c'est bien là le point essentiel de nos prévisions d'hiver.

Dans ce contexte, nous estimons que le PIB de la zone euro devrait avoir augmenté de 1,6% en 2015, et s'accélérerait modérément à 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017. Dans l'UE, la croissance devrait rester à 1,9% en 2016 et atteindre 2,0% en 2017.

La consommation privée devrait rester le principal moteur de la croissance. Ceci est grâce essentiellement à l'amélioration continue du marché du travail, l'augmentation du revenu disponible des ménages et une faible inflation. La consommation publique a été plus élevée que prévu l'an dernier et devrait continuer à soutenir la croissance.

L'investissement peine encore à stimuler la croissance économique, mais des conditions favorables sont maintenant en place pour qu'il reprenne.

[Slide 3]: Longer-lasting tailwinds

Je voudrais m’arrêter sur quatre des facteurs qui ont supporté la croissance en 2015 et qui devraient avoir un impact plus important et plus long que prévus:

Tout d'abord et surtout, les prix du pétrole ont à nouveau baissé. Nous supposons qu'ils resteront à un niveau nettement plus faible que prévu à l'automne et qu'ils rebondiront certes plus tard.

Deuxièmement, le taux de change de l'euro s'est déprécié depuis l'automne, en particulier par rapport au dollar. Cela devrait continuer à aider les exportateurs de la zone euro.

Troisièmement, les mesures additionnelles ont été prises par la BCE en décembre. Ces mesures impliquent que les coûts de financement dans la zone euro devraient rester faibles pour une période plus longue.

Finalement, la politique budgétaire dans la zone euro devient légèrement plus favorable à la croissance que prévu à l'automne. Cela est en grande partie dû aux dépenses budgétaires liées à l'arrivée de réfugiés sur notre continent. C'est toujours un sujet polémique.

[Slide 4] Intensified downturn in emerging markets

En même temps, le coup de pouce apporté par ces facteurs est de plus en plus contrebalancé par la détérioration de l'environnement mondial.

Les perspectives de croissance et du commerce mondial se sont à nouveau plus faible depuis l'automne. Et les risques ont considérablement augmenté. Ceci est principalement dû à la détérioration accrue des marchés émergents et aux incertitudes de la Chine.

L'évolution de la situation en Chine précisément a jusqu'à présent été en ligne avec un scénario de rééquilibrage en douceur ou "soft landing". Et nous continuons d'envisager un ralentissement progressif, même maitrisé, de ce pays. Cependant, les incertitudes pesant sur ce scénario central sont particulièrement importantes. Ils ne sont pas négligeables.

Les perspectives de croissance pour la plupart des pays exportateurs de matières premières se sont dégradées. Cela est essentiellement dû à:

  • la chute des prix des matières premières;
  • la hausse des taux d'intérêts aux Etats-Unis;
  • un accès plus restreint aux capitaux;
  • ainsi que des problèmes domestiques propres à ces pays.

Les perspectives de croissance se sont fortement détériorées en particulier pour la Russie et le Brésil ainsi que pour des pays du Moyen-Orient et d'Afrique subsaharienne.

Le ralentissement des marchés émergents devrait avoir atteint un plancher l'année dernière. Néanmoins, la reprise sera plus lente que prévue en novembre dernier, et les risques sont élevés. En revanche, les perspectives pour les économies avancées restent plus favorables et très similaires aux prévisions d'automne.

Cette détérioration de l'environnement extérieur a commencé à avoir un impact visible sur les exportations de la zone euro au deuxième semestre 2015, annulant seulement l'impact positif de la dépréciation de l'euro.

[Slide 5] Growth map 2016

En 2016, l'activité économique devrait croître dans presque tous les États membres, pour ensuite accélérer en 2017 dans la plupart d'entre eux.

Les différences de rythme de croissance cette année résultent de caractéristiques spécifiques à chaque pays. Elles incluent:

  • les différences dans les besoins de réduction de l'endettement (toujours un handicap pour nos pays, notamment déficits publiques);
  • le rattrapage économique de certains Etats Membres;
  • des positions cycliques différentes;
  • des différences dans la transmission de la chute des prix énergétiques (structures productifs de différents pays);
  • enfin, des différences dans le degré d'ouverture des économies et l'orientation géographique de leurs échanges commerciaux.

La croissance pour 2016 devrait être au-dessus de la moyenne de l'UE (1,9%): en Pologne avec 3,5%, en Espagne avec 2,8%, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas avec 2,1%.

La croissance économique en Allemagne est prévue à 1,8% en 2016. La combinaison d'un marché du travail robuste, de conditions de financement favorables et de dépenses publiques supplémentaires pour accueillir et intégrer les réfugiés devrait contribuer favorablement à cette croissance.

En France, l'économie devrait croître plus modestement, à un rythme de 1,3% en 2016. La croissance devrait gagner de la vigueur en 2017 (1,7%), tirée dans un premier temps par la consommation privée puis par une reprise de l'investissement.

En Italie, le PIB devrait croître de 1,4% en 2016, grâce à la demande intérieure.

En ce qui concerne les États membres de la zone euro qui ont fait ou font encore l'objet de programmes d'ajustement, notez que l'Irlande devrait de nouveau connaître le rythme de croissance le plus rapide de l'UE en 2016 avec 4,5%. Ce pays reste très performant et converge vers des taux de croissance plus soutenables mais toujours élevés.

L'économie chypriote devrait croître de 1,5% cette année et 2,0% l'an prochain, tirée par une demande privée plus forte.

La Grèce devrait enregistrer une croissance négative sur l'ensemble de l'année 2016, mais nettement moins que prévu à l'automne. La croissance devrait se renforcer à partir du second semestre de cette année. Nous prévoyons maintenant une contraction du PIB de 0,7% en 2016 et un rebond à 2,7% en 2017, lorsque la mise en œuvre continue des réformes portera ses fruits. J'en profite pour dire ici qu'il y a un message politique là-dedans. C'est que les réformes et la confiance sont la clé de la reprise pour l'économie grecque, qui est une économie réactive et qui a la potentielle. Nous souhaitons particulièrement le succès des discussions qui sont actuellement en cours à Athènes.

Un mot particulier sur le Portugal. Nos prévisions se basent sur notre première analyse du projet de plan budgétaire que nous avons reçu le 22 janvier. Les chiffres présentés dans notre rapport ne reflètent donc pas les discussions toujours en cours à ce sujet. Le but de ces discussions et de clarifier certains aspects du plan budgétaire et de voir quels engagements supplémentaires le gouvernement peut faire avec l'objectif d'assurer que le projet de plan budgétaire respecte le Pacte de Stabilité et de Croissance. Nous présenterons notre Opinion ce vendredi. Nous apporterons notre réponse à ce dialogue demain.

Je veux vous signaler que nous avons également publié ce matin un communiqué conjoint avec la BCE sur la mission de surveillance post-programme qui vient de se conclure à Lisbonne. Cette mission a noté les progrès faits par le Portugal ainsi que les défis qui demeurent, qui ne sont pas négligeables.

[Slide 6] Conditions in place for a pick-up in investment

Private investment has been held back by low economic prospects and investors' doubts about the strength of the recovery.

Investment is however expected to resume growth in the near term. This recovery is projected to be driven first by a pick-up in equipment investment, while the recovery in construction investment is expected to have started last year at a very low pace but to kick in this year.

The Investment Plan for Europe should also exert a positive impact on both public and private investment, by reducing funding costs and improving investment conditions.

Overall, total investment is expected to grow by 2.8% in 2016 and to accelerate further to 4.2% in 2017 in the euro area.

[Slide 7] Unemployment continuing to decline

Employment is expected to have risen by 1.1% in the euro area in 2015. We forecast that it will continue to rise at about the same speed this year and next. This improvement should be driven by strengthening growth, improved business confidence and higher capital accumulation.

Unemployment is set to continue its gradual decline over the next two years. Unemployment in the euro area should fall from 11% in 2015 to 10.5% in 2016 and 10.2% in 2017.

A decline is expected in almost all euro area countries, but most markedly in those that have recently reformed their labour markets, such as Spain, Portugal, Cyprus and Ireland. In my view, this is an example to follow to those who do not have these types of reforms yet. This improvement in labour market conditions is set to support private consumption in 2016 and 2017.

[Slide 8] Energy prices weigh on inflation

Inflation in the euro area has again been lower than expected. It struggled to rise much above zero towards the end of 2015. This was mainly due to sharply falling energy prices but also to lower core inflation. Our forecast for inflation in 2016 has therefore been revised down to 0.5%.

With the assumed path of energy prices, inflation should remain very low in the first half of this year. It should then rise slightly in the second half when the impact from the past sharp falls in oil prices abates.

In 2017, inflation is expected to pick up gradually and to reach 1.5%. The impact of higher real wages, steady domestic demand, and higher oil prices should then increase price pressures.

[Slide 9] High external surplus and slower internal rebalancing

In 2015, the strong increase in the current account surplus of the euro area reflected a combination of falling import prices, improved price competitiveness and subdued domestic demand.

In 2016 and 2017, the euro area’s current account surplus is expected to slightly recede. This should be driven by stronger domestic demand outpacing the rebound in external demand.

Nevertheless, the euro area is posting one of the world's largest current account surpluses at a time when the global economy is weakening. It is mainly driven by the large surpluses in Germany and the Netherlands, as well as rebalancing from former deficit countries. As a result, the internal rebalancing within the euro area continues to be largely asymmetric.

[Slide 10]: Budgetary outlook 2016

The euro area general government deficit is expected to continue declining over the forecast horizon. This improvement is supported by strengthening growth and lower interestpayments.

The decline is however expected to slow down due to the expenditure associated with the arrival of refugees, and to fiscal policy measures adopted by some Member States. In 2015, the deficit in the euro area is expected to have declined to 2.2% of GDP and is set to decrease further to 1.9% in 2016 and 1.6% in 2017.

Concerning debt, the debt-to-GDP ratio in the euro area is forecast to decline from its peak of 94.5% in 2014 to 91.3% of GDP in 2017.

[slide 11]: A forecast surrounded by risks

As I said at the beginning, this forecast is subject to downside risks to the growth outlook, which have increased since the autumn both from the external and domestic side.

  • First, the negative impact of the weakness in some large Emerging Market Economies could turn out to be larger than envisaged. Our forecast assumes a smooth rebalancing in China and a bottoming-out in other emerging markets this year. A "harder landing" in China is a substantial downside risk. But again, it is not our maintstream scenario.
  • Second, the continuation of monetary policy normalisation in the US could tighten financing conditions for emerging market economies, given that some have high external debt denominated in foreign currencies.
  • Third, sharp changes of the oil price in either direction could be a significant risk. A faster-than-assumed rebound would weigh on economic activity in Europe; a further sharp fall could impact negatively on the financial stability of oil-exporting countries. So there are risks from both sides.
  • Fourth, geopolitical tensions could become a larger impediment to investment spending than currently expected.
  • Finally, in Europe, any unexpected relapse into crisis in Greece – which we will of course work to avoid, and I'm confident that we will avoid it – could weigh on investment and hence on the recovery. An unsuccessful management of other major challenges, such as migration flows, could also trigger developments that become impediments to growth.

But overall, the risks at this time are clearly tilted to the downside. It does not change our forecast globally speaking.

[slide 12]: EU economic growth map 2016 (repeated)

To conclude, the European economy is successfully weathering new challenges this winter, supported by cheap oil, the euro rate and low interest rates.

Nonetheless, the weaker global environment poses a risk and means we must be doubly vigilant.

There is more work to do to strengthen investment, enhance our competitiveness in a smart way and complete the job of fixing our public finances. This job is not over.

The weak and challenging external environment reinforces the need for a more resolute rebalancing towards domestic demand, particularly investment.

Member States with fiscal space should increase public investment.

Member States that still need to reduce their deficits should pursue a more growth-friendly composition of expenditure.

All Member States should step up reforms that lift obstacles to private investment.

We need to use all available tools to increase Europe’s growth potential and ensure a sustainable and long-lasting recovery. The economic and policy uncertainty hampering investment is one of the priorities for policy-makers to tackle. It is a priority for this Commission.

And now I am looking forward to taking your questions.

SPEECH/16/223

Press contacts:

General public inquiries: Europe Direct by phone 00 800 67 89 10 11 or by email


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