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La PAC, levier pour la croissance et l'emploi au Portugal

European Commission - SPEECH/14/325   11/04/2014

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Commission européenne

[Seul le texte prononcé fait foi]

Dacian Cioloş

Commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

La PAC, levier pour la croissance et l'emploi au Portugal

Conférence: Portugal : sur le chemin de la croissance et de l'emploi - Introduction au panel : "Une réforme de la PAC pour une agriculture durable et compétitive"

Lisbonne, 11 avril 2014

La Politique agricole commune est une politique d'investissement.

Chaque année, les aides directes et les programmes de développement rural, qui sont les deux piliers de la PAC, permettent à chaque ferme portugaise, aux territoires ruraux d'investir, de se moderniser.

Pour le Portugal, pour la période 2014-2020, plus de 8 milliards d'euros seront disponibles : 4 milliards d'euros pour le premier pilier et 4 milliards pour le second pilier.

L'ensemble de ces fonds vont permettre de générer de la croissance et des emplois dans des zones qui en ont besoin : les zones rurales. Je crois que c'est l'élément le plus important qu'il faut garder en tête pour les prochaines années : ces fonds sont une chance pour chaque bénéficiaire, un levier pour investir.

La PAC reformée permet désormais au Portugal de mieux cibler ces soutiens, vers des agriculteurs vraiment actifs, vers ceux qui en ont le plus besoin afin de faire du secteur agroalimentaire portugais un véritable levier de croissance et d’emploi.

Ces dernières années, nous avons vu, avec la crise, l'importance du secteur agricole et de la PAC. Cette politique communautaire a été un outil d'investissement, de création d’emplois avec le nombre record d’installation en agriculture, un instrument de solidarité et de reconnaissance du rôle irremplaçable de l'agriculture pour la société.

L'agriculture, c'est notre alimentation, nos ressources naturelles, des emplois dans des zones où sans agriculture, il n'y aurait tout simplement pas de développement économique possible.

Pour les prochaines années, nous venons de définir des priorités claires, à travers la réforme de la PAC :

  1. l'emploi et en particulier l'emploi des jeunes ;

  2. la croissance, par une augmentation de la productivité et de la valeur ajoutée, avec un effort particulier sur l'innovation ;

  3. la durabilité, car il n'y a pas de croissance durable sans ressources naturelles bien gérés;

  4. le maintien de l’activité économique dans les zones fragiles ;

  5. l'organisation économique du secteur (qui permet de renforcer la place de l'agriculture au sein de la chaine alimentaire) pour augmenter les performances sur le marché intérieur et pour augmenter les parts de marché dans les pays tiers

La dernière fois que j'ai visité le Portugal, on m'a dit que cette réforme avait été conçue pour le modèle portugais : une intégration économique et environnementale plus forte des petites exploitations dans un modèle de développement orienté vers la performance qualitative. Ce modèle correspond aussi parfaitement par exemple aux exploitations typiques du sud du Portugal, comme le Montado.

Et effectivement, c'est notre ambition, avec la nouvelle PAC de mieux répondre à la diversité des agricultures, y compris l'agriculture du Portugal. C'est notre ambition d'offrir aux Etats membres des objectifs communs clairs, mais aussi des outils modulables, flexibles pour que chacun mettent en place les stratégies les plus efficaces localement.

D'ailleurs, les prochains mois, d’ici fin juillet, seront déterminants pour faire un bon usage de ces opportunités. Chaque Etat membre doit faire des choix pour utiliser au mieux les fonds européens. Et je sais que ce ne sont pas toujours des choix faciles. Mais je voudrais insister sur l'importance de bien cibler et utiliser les outils.

Car nous l'avons vue pendant la précédente programmation budgétaire, la période 2007-2013 : le potentiel considérable.

Je cite quelques chiffres :

  1. Les 3 PDR portugais ont permis de créer au moins 34000 emplois nouveaux (sans parler des emplois préservés) ;

  2. 3,3 milliards d'euros de contribution européenne pour le PDR continental vont permettre au total (public/privé) de lever 7,2 milliards d'euros ;

Derrières ces fonds, nous avons soutenu des projets très concrets : la surface agricole irriguée en Alentejo a augmenté de plus de 60000 ha. Nous avons soutenu l'installation de plus de 5000 jeunes agriculteurs sur l'ensemble du territoire portugais, qui ont créé à leur tour des emplois. Nous avons investis dans l'avenir. Et nous avons également vu des réussites particulièrement marquantes, dans certains secteurs.

Je pense en particulier à la filière vin portugaise, qui se situe dans les toutes premières places en Europe, avec 6,1 million d'hectolitres produits en moyenne dont 1 million destiné à l'exportation, ce qui génère environ 300 millions d'euros.

Je pense, également, à la filière fruits et légumes, qui pèse désormais 350 millions d'euros. Cette filière se structure, s'organise de mieux en mieux. Nous avons atteint presque 30% de taux d'organisation au Portugal. Il faut aller plus loin dans ce domaine. Pas par principe, mais parce qu'il s'agit d'une clé essentielle pour les agriculteurs : elle leur permet de mieux valoriser leurs produits, d'être plus forts face au reste de la filière alimentaire, beaucoup plus concentré.

Pour terminer mon introduction, je voudrais, d'abord, féliciter le Portugal pour les efforts considérables réalisés ces dernières années.

L'utilisation des différents outils de la PAC a beaucoup progressé. Un travail de fond difficile a été fait pour réduire le taux d'erreur dans l’utilisation des fonds communautaires PAC – ce qui est fondamental pour la crédibilité de la PAC : nous devons offrir des garanties aux contribuables. Un travail également a été fait pour améliorer le taux d'absorption qui a atteint 82,5% avec les résultats que j’ai souligné ci-dessus

Ensuite, je veux vous encourager à poursuivre vos efforts et à utiliser au mieux la modularité de la nouvelle PAC, 1er comme 2e pilier, pour développer l'agriculture portugaise. Le Portugal est face à des défis (vieillissement, changement climatique, …), mais le Portugal a des atouts considérables, des produits excellents, des savoir-faire, des ressources à mettre en valeur et des jeunes qui s'intéressent de nouveau au secteur agricole.

Il suffit de parler des indications géographiques. Le Portugal a plus de 1680 indications géographiques. C'est l'un des pays d'Europe les plus avancés dans ce domaine : 4e en nombre d'IG pour les produits alimentaires, 7e pour les vins.

Une dynamique est là. Malgré la crise, l'agriculture a montré son potentiel de croissance. L'agriculture, c'est un secteur d'avenir. Et les fonds européens continueront de soutenir ce secteur pour soutenir et développer l'économie portugaise.


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