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Commission européenne

[Seul le texte prononcé fait foi]

Michel BARNIER

Membre de la Commission européenne, chargé du Marché intérieur et des Services

Propos introductifs du Commissaire Barnier lors de la conférence de presse du Conseil ECOFIN informel

Conférence de presse – Réunion informelle du Conseil ECOFIN

Athènes, le 1er avril 2014

Merci à Giannis Stournaras pour le travail extrêmement efficace de toute l'équipe de la présidence dans notre domaine des services financiers en particulier, avec par exemple l'accord il y a quelques jours sur le mécanisme européen de résolution unique, le deuxième pilier de l'union bancaire.

Et c'est dans ce contexte très volontariste et pro-actif que nous nous retrouvons à Athènes aujourd'hui pour cette réunion informelle des ministres

J'ai eu l'occasion avec Olli Rehn, mon collègue et ami de présenter au Conseil des ministres et au gouverneur, la communication que la Commission met sur leur table et celle du Parlement européen pour le financement de l'économie dans le moyen et le long terme…

L'économie est en train de repartir, nous avons construit une architecture de régulation pour tirer les leçons de la crise et protéger les contribuables.

Est-ce que cela suffit? S'agissant de la régulation, je ne le crois pas il faut maintenant accélérer la reprise, et pour cela il faut du carburant, il faut que les entreprises et les consommateurs trouvent du crédit pour financer leurs projets. C'est le sujet que nous avons voulu traiter avec cette communication…

Il y a d'énormes besoins en Grèce et dans l'Union européenne en général :

Les besoins d'investissement dans les transports, l'énergie, les infrastructures de télécommunications ont été évalués dans les 6 ans à 1000 milliards d'euros dans l'Union européenne.

Nous avons aussi constaté que les PMEs ont des difficultés à se financer. J'étais il y a quelques semaine à Athènes avec ma collègue, Maria Damanaki, nous avons rencontré des entreprises dans le domaine agro alimentaire, dans le domaine du tourisme, dans le domaine d l'économie maritime et il y a une vraie injustice dans le marché intérieur et la zone euro : 33% des entreprises grecques et 50% des espagnoles et italiennes ont obtenu la totalité de leur demande de crédit en 2013, contre 87% en Allemagne. Voilà pourquoi nous avons fait l'union bancaire pour recréer les conditions d'un vrai marché bancaire commun et non pas de 18 marchés bancaires juxtaposés.

A côté de ces problèmes, il y a aussi des possibilités importantes que nous avons identifiées.

Les compagnies d'assurance, qui sont les plus grands investisseurs institutionnels dans l'UE gèrent 84 000 milliards d'euros d'actifs.

Les Fonds de pension représentent 37 000 milliards d'euro d'actifs gérés mais uniquement 1% de ce chiffre est investi dans les infrastructures non-cotées.

Quand vous mettez en parallèle, les problèmes et besoins et les possibilités, on trouve un certain nombre de chantiers que la Commission est prête à engager si les ministres le veulent avec le concours de la BCE et de la BEI également.

Que proposons-nous ? Un plan d'actions qui se déclinera en plusieurs chantiers :

  • Mise en œuvre appropriée des systèmes prudentiels et réglementaires pour les banques et les assurances avec le bon calibrage de ce contrôle prudentiel à travers Solvency II ou CRDIV pour les banques. Il faut que ce calibrage encourage les investissements de long terme.

  • Je parlais de l'épargne privée, nous allons faire une analyse de tous les systèmes d'épargne privée existant, en Italie, en Allemagne, pour voir si nous pourrions utilement ajouter un produit d'épargne européen qui pourrait mobiliser l'épargne disponible et l'orienter vers les besoins des entreprises.

  • Faire mieux travailler ensemble les banques publiques d'investissement, dont la nôtre, la BEI., dont le président Werner Hoyer était à nos côtés aujourd'hui

  • 75% de l'économie est financée par les banques, en Europe, dans un marché européen trop fragmenté, nous devons continuer à compter sur les banques et leur demander de refaire leur travail de prêter à l'économie, mais nous pouvons diversifier et une voie de diversification est de faire que les marchés de capitaux soient plus accessibles aux PMEs : Dans le règlement MIFID; par exemple nous allons favoriser les places financières qui font une offre particulière aux PMEs.

  • La titrisation a aussi été citée à plusieurs reprises récemment, entre autres par la BCE, comme une possibilité que nous devons utiliser avec des précautions pour le financement des PMEs. L’action que la Commission envisage de mener en liaison avec EIOPA et la BCE dans ce contexte est de favoriser l’émergence d’une distinction entre 'bonne' et 'mauvaise' titrisation, dont nous n'oublions pas les dégâts qu'elle a pu provoquer aux Etats-Unis notamment. Encourager la transparence et la standardisation de produits, rigueur quant à la qualification des actifs sous-jacents, voilà les sujets sur lesquels nous voulons travailler pour favoriser cette bonne titrisation.

  • Favoriser une meilleure visibilité pour les investisseurs des projets d’infrastructure, qu'il s'agisse d'investisseurs institutionnels, privés, européens ou étrangers (par exemple chinois ou dans le Golfe). Un portail unique, avec une base d’informations sur la rentabilité des projets d’infrastructure, qui permettrait de mieux calibrer la charge prudentielle pour les investisseurs institutionnels pourrait être très utile.

Dans le paquet de jeudi dernier, j'ai également présenté le cadre de travail que nous voulons mettre en œuvre pour le crowdfunding. Il y a 470 000 petits projets qui ont été financés par le crowdfunding, cela mérite d'être encouragé et d'apporter certaines garanties à ceux qui créent des plateformes de crowdfunding et à ceux qui apportent leur argent.

Et enfin nous avons présenté une directive révisant la directive de 2003 sur les institutions de retraite professionnelle, pour en consolider la transparence te la bonne gouvernance améliorer la transparence

Voilà Giannis tous les éléments qui sont dans cette communication et qui ont fait l'objet d'une présentation aux ministres, nous allons à présent travailler sur les différents chapitres avec mes collègues Olli Rehn et Antonio Tajani


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