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European Commission - Speech - [Check Against Delivery]

Introductory remarks by Commissioner Moscovici

Brussels, 28 November 2014

Pierre Moscovici - Commissioner for Economic and Financial Affairs, Taxation and Customs

Brussels, Presentation of the Autumn Economic Package


Bonjour Mesdames et messieurs. Avec le paquet que nous présentons aujourd’hui, la Commission offre à seize Etats-membres de la zone euro son avis sur les projets de budget pour l’année 2015, avant que ceux-ci ne soient définitivement adoptés par les parlements nationaux.

Le résultat de notre analyse est clair : 5 Pays sont en ligne avec les règles du Pacte (Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas et Slovaquie). 4 Pays sont globalement en ligne (Estonie, Lettonie, Slovénie et Finlande). 7 Pays présentent un risque de non-respect pour 2015 (Belgique, Espagne, France, Italie, Malte, Autriche et Portugal).

Une distinction claire doit être faite entre deux exercices liés mais indépendants:

Préparer l’année à venir: c’est la procédure issue du Two Pack qui vise à surveiller « en temps réel » les projets de budget des Etats-membres. C’est ce que nous faisons cette semaine avec l’évaluation des projets de budget pour 2015. Le fait que certains projets de budget n’aient pas été rejetés fin octobre pour dérapage grave par la Commission précédente ne signifie pas qu’ils soient dans le respect complet du Pacte de stabilité et de croissance.

Traiter le passé : il s’agit là de l’évaluation des actions suivies d’effet pour 2014 dans le contexte de la procédure pour déficits excessifs. C’est ce que nous ferons début mars 2015.

Plus précisément: les implications en termes de procédure pour déficit excessif devront être discutées le moment venu. Pour la France, l’Italie et la Belgique, la Commission examinera début mars 2015 leur situation vis à vis du Pacte de stabilité et de croissance. Nous le ferons à la lumière des critères suivants : l’exécution budgétaire pour 2014, la finalisation des lois de finances pour 2015 et de la documentation détaillée, que nous attendons, des programmes de réformes structurelles annoncés par les autorités dans leurs lettres récentes à la Commission, qui vont être rendues publiques.

Ces trois Etats-membres se sont engagés au plus haut niveau de leurs exécutifs à adopter et mettre en œuvre des réformes structurelles favorables à la croissance début 2015. Je tiens à souligner la qualité de la réponse donnée par le gouvernement belge. Ces réformes devront avoir un impact sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme.

Cette approche garantit de notre point de vue à la fois la cohérence et la crédibilité de nos règles : d’une part la Commission applique scrupuleusement les règles aux Etats-membres concernés, et d’autre part, nous n’avons pas eu à prendre de décisions précipitées, qui auraient pu être contestées, une fois les données définitives connues. Se donner du temps pour écouter et pour ajuster était à notre sens politiquement et économiquement justifié. Mais cela ne peut pas être du temps perdu. Il faut que les choses avancent d'ici mars. La Commission prendra ses responsabilités.

Dans le cas de l’Allemagne, nous constatons que la marge fiscale importante, les besoins d’investissement et les taux d’intérêt particulièrement bas permettent d’augmenter l’investissement public.

Au-delà des Opinions sur les projets de budget, nous présentons aujourd’hui notre analyse de la situation et des perspectives budgétaires en zone euro dans son ensemble, y compris l’orientation de la politique budgétaire agrégée. Cet exercice vise à renforcer la dimension propre à la zone euro en termes de politique et de surveillance budgétaires. Lorsque nous essayons de mener les politiques macroéconomiques adaptées dans un contexte d’incertitude forte comme aujourd’hui, cette vue d’ensemble est particulièrement nécessaire.

Based on our assessment, the budget deficit for the euro area as a whole should fall from 2.6% of GDP in 2014 to 2.4% in 2015. The aggregate debt ratio will remain broadly stable at around 93%.

Our assessment points to a broadly neutral fiscal stance – that is, with fiscal policy neither tightening nor loosening – in 2015. This appears to strike an appropriate balance between fiscal sustainability requirements and the need to support the fragile recovery underway.

Maintaining a neutral aggregate fiscal stance, while some Member States are called on to increase their efforts in order to comply with the Stability and Growth Pact, implies a degree of fiscal support coming from the exploitation of the fiscal space available elsewhere. This also strongly underlines the case for the ambitious Investment Plan for Europe which President Juncker presented on Wednesday.

While steps to reduce the tax burden on labour go in the right direction, we see little progress towards a more growth-friendly composition of public expenditure. This underscores the need to better align Member States' policies with the priorities of the Commission’s Jobs, Growth and Investment Package.

A word now on the Alert Mechanism Report. Our assessment has shown that the while Member States have made progress towards correcting some of their imbalances and improving their competitiveness, macroeconomic imbalances – and their major social consequences – remain a serious concern.

The slow recovery and very low inflation have been an obstacle to a more pronounced reduction of the imbalances and related macroeconomic risks. Moreover, the rebalancing of current accounts remains asymmetric. Although deficits have been reduced in a number of countries, the process has been largely driven by falling demand and more particularly, falling investment. Meanwhile, Germany and the Netherlands have continued to record very high current account surpluses, which reflect weak domestic demand and investment.

We therefore plan to carry out in-depth reviews of the economies of 16 Member States, to examine the imbalances and their related risks. [These are: Belgium, Bulgaria, Germany, Ireland, Spain, France, Croatia, Italy, Hungary, the Netherlands, Portugal, Romania Slovenia, Finland, Sweden and the United Kingdom.] For Portugal and Romania, this will be the first time that in-depth reviews are carried out, since previously both countries were subject to economic surveillance in the context of their financial assistance programmes.

As Marianne has said, we intend to work together to upgrade the use of unemployment and social indicators in the macroeconomic imbalances procedure, in order to strengthen our capacity to respond to identified imbalances next year.

I will conclude with some brief remarks on the review of the Six Pack and Two Pack legislation. The Commission had a legal obligation to present this report, which is a preliminary stock-taking exercise, before mid-December. As we explain in the report, we do not have much experience under our belts to judge the full content of these new rules, which have been in force only since the end of 2011 in the case of the Six Pack, and since last year in the case of the Two Pack.

We are not at this stage proposing any changes to these rules. But this only the first step in a discussion which will need to involve both the European Parliament and the Member States in 2015. Clearly, some aspects with the actual framework may need be addressed, the most pressing being probably its complexity, which can be a hindrance to ownership at the national level. We need to have a more simple framework.

In early 2015, to strengthen the link between structural reforms, investment and fiscal responsibility, the Commission will also provide further guidance on the best possible use of the flexibility that is built into the existing rules of the Stability and Growth Pact.

Thank you.

SPEECH/14/2241

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